Au sujet de la votation helvète, je suis d’accord avec la gauche sur un point fondamental. Le rejet suisse des minarets n’a rien d’un rejet de l’extrêmisme ou du terrorisme islamique. Il est un rejet des minarets, des mosquées qui les portent et des gens qui sont à l’intérieur. Il est un rejet des Arabes et des musulmans sur le territoire européen. Et c’est cette évidence qui, si elle sème la panique dans les rangs de mes camarades de babord, réchauffe mon cœur en cette froideur hivernale de décembre.
Oui, ils paniquent. Et j’ai l’impression que cette fois-ci, ce n’est pas que du théâtre. Ils ont vraiment peur parce qu’ils sont démocrates et que la démocratie a parlé. Contre eux. 58% ce ne sont pas les 18% de Le Pen. Les Suisses nous envoient un signal fort. Stop à la colonisation de l’Europe chrétienne par l’islam. C’est tellement massif, pur et simple, que c’en est presqu’émouvant. Rares sont les jours où je peux me dire “Tiens, j’aurais voté comme la majorité.”.
En Suisse, tout l’appareillage politique et médiatique a fait bloc contre cette proposition de l’UDC. Tous ont condamné cette initiative avec l’unanimité totalitaire d’un entre-deux-tours de présidentielle française en 2002. Dans un premier temps le problème n’est même la réponse mais la question. Selon les dirigeants démocrates, on ne devrait pas donner l’occasion aux gens de choisir. Et pourtant, les Suisses ont fait ce choix. Malgré la propagande, malgré l’assimilation aux heures sombres, malgré tout. Ils parlent de vote de la peur, les autres. Mais dans un tel contexte, il est clair que la peur eut été de dire “oui” aux minarets, comme on change de trottoir dans certains quartiers où que l’on baisse les yeux dans le métro. Le “non” suisse c’est évidemment la parole d’un peuple qui au contraire cesse d’avoir peur. Cette décision nette et franche est à la fois signe de rationalité, la population ciblée par les Suisses n’apportant objectivement rien de bon partout où elle s’installe, et signe d’attachement à son pays, à son architecture, à son histoire, d’un mot à son identité. Cette votation suisse est celle de la raison et de l’amour.
La peur et la haine sont en revanche palpables, de l’autre côté. Il est toujours amusant de voir le totalitarisme se dévoiler lorsqu’il est poussé dans ses retranchements, lorsqu’il essuie une défaite. Kouchner nous dit que la démocratie est dangereuse quand il a lui-même passé sa vie à écraser des peuples étrangers sous des tapis de bombes pour la leur imposer. Cohn-Bendit vient nous raconter qu’il faut faire revoter le Suisses. Ils montent tous au créneau, avec leurs gueules navrées, pour se répandre en indignations et incohérences successives. C’est jouissif.
L’Union Européenne et l’ONU sont également de la partie, ce qui nous démontre si besoin est que cette volonté de détruire ce que nous sommes n’émane pas que de quelques gauchistes que plus personne n’écoute mais bien des autorités les plus puissantes. Condamnations sur condamnations, menaces sur menaces, les hauts dirigeants qui prospèrent sur l’Europe qu’ils ont tuée ne savent plus quoi faire de ce cadavre qui décidément bouge encore un peu trop.
Dans les pays musulmans les réactions sont aussi unanimes. Selon eux, ce vote porte atteinte aux libertés fondamentales et aux droits de l’homme. Lorsque l’on connait le traitement réservé aux chrétiens en terre d’Allah ou que l’on sait que le nombre annuel de constructions d’églises dans ces pays se compte sur les doigts d’une main de lépreux, on adresse à la face de tous ces gens le seul doigt qui convient en de telles circonstances.
Les élites françaises se ridiculisent, le régime soviétique occidental se prend les pieds dans le tapis, les Arabes d’ailleurs s’énervent et ceux d’ici ont peur, voilà de quoi passer un joyeux Noël. Peu importe ce qui se passera après, nous nous rappellerons que le 29 novembre 2009, les Suisses ont dit stop.
Xyr
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