Eric Werner – Ne vous approchez pas des fenêtres

Categorie(s) : Textes, par JI Genève

Auteur : Eric Werner

Titre de l’ouvrage : Ne vous approchez pas des fenêtres (Indiscrétions sur la nature réelle régime).

Date de parution, éditeur, nombre de pages : 2008, Xenia, 140 pages

Sujet : analyses cyniques, lucides et souvent assez drôles qui prennent pour prétexte des brèves ou des dialogues avec des personnages réels pour certains et inventés pour d’autres. L’ouvrage embrasse des thèmes aussi variés que la culture, le terrorisme, l’immigration, la religion ou l’hypocrisie ambiante.

Résumé :

Ce livre a pour fil rouge le double langage des protagonistes. Car, selon l’auteur, il a deux langages fort différents qu’il nous convient de distinguer. Celui qui est employé en société, composé de phrases toutes faites, passe-partout et politiquement correctes et l’autre plus libre, tenu principalement entre amis ou en famille.

Le fossé existant entre ce qui peut être dit en publique et ce qui doit reste dans la sphère privé s’élargit, avec le temps, de plus en plus. Le contrôle social, la peur du qu’en dira-t-on, les menaces planantes sur la sphère professionnelle ainsi que l’autocensure entrent directement en conflit avec les valeurs démocratiques du libre débat et de la liberté d’expression.

Dans ces nouvelles apparaissent plusieurs acteurs représentatifs tels que l’ethnologue, qui d’ailleurs préface l’ouvrage, ou le lecteur, le grand inquisiteur, l’auteur, le philosophe, l’étudiante, l’épouvantail, l’usurpateur, le sceptique et l’avocate. Que le lecteur s’amuse en devinant à quelle personnalité connue fait allusion l’auteur parmi cette galerie humaine.

Notre dictature « soft » ou démocratie-fiction (au choix) ne fait guère illusion aux yeux des gens. Tout ce que vous voyez, les autres aussi le voient très bien. Par contre ils ne tiennent par à ce que cela se sache. Carnaval hypocrite au milieu d’un climat de peur et d’une chape de plomb qui est pourtant bien réelle.

Citation(s) :

” On sait que la criminalité coûte cher, mais parallèlement aussi, ce qu’on oublie parfois, elle fait vivre beaucoup de monde. Les criminels eux-mêmes, bien sûr, mais pas seulement. Un grand nombre d’autres personnes encore. ” (page 133)

” L’islam n’est pas pour la censure, il veut simplement mettre hors-la-loi ceux qui le critiquent. C’est très différent. ” (page 37)

” On ne t’interdit pas exactement de sortir de chez toi, tu en as tout à fait le droit. Mais tu en prends seul la responsabilité. C’est à tes risques et périls. Pourquoi ne veulent-ils pas que je sorte de chez moi ? demanda le Collégien. C’est très simple, dit le Colonel. Moins tu bouges, mieux ils te contrôlent. Ils font donc en sorte que tu bouges le moins possible. ” (page 25)

” Quelle est la différence entre l’avant guerre civile et la guerre civile proprement dite, demanda le double ? La frontière n’est pas clairement délimitée, dit l’Auteur. Simplement, à un moment donné, on se rend compte qu’elle est franchie. ” (page 134)

Appréciation personnelle :

L’approche de l’auteur est assez originale. Aborder les grands problèmes de notre société par l’ironie, l’esprit et avec beaucoup d’humour fait toujours un bien fou. Faire comprendre certains enjeux avec ce style décapant et caustique est on ne peut plus efficace.

Une lecture agréable, mais un peu brève. C’est là un livre rafraîchissant au possible et un plaisir qu’il serait dommage de bouder.

Ivan

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La multiculturalité encore remise en cause au Petit-Saconnex

Categorie(s) : Actualités, par JI Genève

Le Matin du samedi 16 mai révélait une affaire qui fait se poser encore bien des questions sur le fameux “vivre ensemble” de Genève.

Des musulmans se rendant à la prière à la mosquée du Petit-Saconnex ont insulté de sales blanches et pris en photo des jeunes collégiennes d’André-Chavanne en tenue de gymnastique.

Malgré les minimisations de la presse, on imagine à quelle point la situation a du devenir intenable pour que la grande presse ose en faire l’écho.

Ce nouvelle épisode de la dégradation de la situation à Genève illustre à quelle point il est dur de faire cohabiter des gens aux mœurs si différentes à Genève et relance du même coup le débat sur une immigration toujours plus massive.

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Le chef de la police reconnait que la multiculturalité des Pâquis est remise en cause !

Categorie(s) : Actualités, par JI Genève

Contrairement à ce qu’avançait Sarah Pernet dans son article relayant notre action, la multiculturalité ne rend pas fier les habitants des Pâquis, bien au contraire. Pour preuve, voici ce qu’a répondu le chef de la Police à une question de journalistes du “Matin”:

Tout de même, ça ne vous met pas en rage de voir les dealers retourner dans les rues?
Ce qui ne me plaît pas du tout, et que je ressens à travers les lettres d’habitants, c’est que la multiculturalité est remise en cause.* Elle est pourtant une qualité fondamentale de ce quartier. Personnellement, j’aime bien cette ambiance des Pâquis avec toutes ces cultures. Pour moi ç’a toujours été l’endroit où tout ça était possible et là il y a cet amalgame entre multiculturalité et sentiment d’insécurité, c’est triste.
Monica Bonfanti dans Le Matin, 14 mai 2009

Pour la fin de la réponse, on signalera qu’il est facile d’apprécier la multiculturalité d’un quartier quand on n’y habite pas et que l’on ne s’y rend jamais. En une réponse, nous avons là un parfait condensé de la situation qui se développe dans toute l’Europe. D’un coté, un quartier populaire qui subit une criminalité galopante et un changement identitaire radical sur lequel bien entendu les habitants n’ont jamais été consultés. De l’autre, des élites qui nient le véritable problème et encensent, envers et contre tout, ce qui est la base d’un nombre énorme de problèmes, la substitution de population à grande vitesse.

JI Genève

* A en voir le nombre de personnes qui nous ont renvoyé promptement le coupon réponse de notre tract, on peut en effet en déduire que c’est le cas !

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L’identité européenne

Categorie(s) : Textes, Traditions, par JI Genève

L’européanité est attestée par l’histoire et le caractère transnational des grands faits de culture. Au-delà d’un art rupestre spécifique à toute l’Europe voici déjà 30.000 ans, au-delà des pierres levées et des grands poèmes fondateurs, ceux des Hellènes, des Germains ou des Celtes, il n’y a pas une seule grande création collective qui, ayant été vécue par l’un des peuples de l’ancien espace carolingien, n’a pas été vécue également par tous les autres. Tout grand mouvement né dans un pays d’Europe a trouvé aussitôt son équivalent chez les peuples frères et nulle part ailleurs. (…) Comme tous les peuples unis par une même culture, les Européens sont les dépositaires d’une très ancienne tradition, mais ils ne le savent pas. La perception leur en a toujours été refusée. En dehors des poèmes homériques, ils n’ont pas d’écriture sainte, bien que la matière en soit offerte par leurs légendes, leur littérature épique et la philosophie antique. (…)

Tout grand peuple a une histoire sacrée qui révèle ses valeurs propres, celles qui donnent un sens à la vie de chacun des siens. Mais la longue histoire des Européens ne leur a jamais été contée. Elle n’a jamais été montrée ni perçue pour ce qu’elle est, un flux continu, comme si un même être, porteur des mêmes significations, avait traversé le temps (…).

L’Europe n’est pas née des traités de la fin du XXe siècle. Elle est issue de peuples frères qui, entre la Baltique et l’Egée, sur quelques milliers d’année, donnèrent naissance à une communauté de culture sans égal. L’Europe peut donc se définir comme une tradition très ancienne, tirant sa richesse et son unicité de ses peuples constitutifs et de leur héritage spirituel. (…)

[On doit constater] la vigoureuse unité de culture des Européens de l’âge du bronze, de la Baltique à l’Egée, de la Cornouaille à la Volga, voici quatre ou cinq mille ans. [Il s'agit de] l’une de nos civilisations premières, [avec] ses dieux solaires, ses déesses-mères, ses héros invaincus, ses légers chars de guerre, les trésors somptueux de ses palais, ses longues barques audacieuses. (…) Découvertes sous un tumulus du Danemark ou dans une tombe de Mycènes, les épées semblaient toutes sortir d’un même moule, affichant l’unité esthétique d’un même monde.

Aussi antique soit-elle, cette culture du bronze n’est pas la première en Europe. Elle a été précédée sur notre espace géographique par une autre culture beaucoup plus ancienne encore, celle des gravures et peintures «préhistoriques», enfantées par des peuples qui sont nos ancêtres les plus éloignés dans le temps.

Illustrée par le bestiaire magique de la grotte Chauvet, au bord de la vallée de l’Ardèche, cette première grande culture européenne a plus de 30.000 ans. Ses représentations pariétales les plus nombreuses et les plus étourdissantes de beauté sont localisées du Rhône aux monts cantabriques, mais on en voit les manifestations partout, en Allemagne, en Bohême, jusque dans l’Oural avec les peintures de la grotte de Kapova. Par son ancienneté et son homogénéité dans la peinture ou les gravures de toute sorte, cet art animalier d’inspiration religieuse est spécifique à l’Europe et à elle seule. La production d’objets de même facture esthétique, armes en silex taillé, propulseurs de harpons en os ou en bois de cervidés gravés, s’étend, elle aussi, des Pyrénées à l’Oural, sur ce qui sera l’aire originelle des futurs Indo-Européens.

L’étonnant dans cette première culture européenne, ce n’est pas seulement son étendue spatiale, mais aussi sa durée, au moins deux cent siècles, une éternité. Elle s’est manifestée d’environ 32.000 à 12.000 ans avant notre siècle, et ne s’est éteinte que voici une douzaine de milliers d’années.

Nous qui sommes des hommes «historiques», imprégnés jusqu’à la moelle par la constance et la rapidité des changements au cours des quatre derniers millénaires, il nous est difficile d’admettre que nos très lointains ancêtres aient pu traverser des millénaires sans connaître apparemment de changements notables. Quinze mille ans au bas mot séparent les dessins de la grotte Chauvet et les fresques géantes de Lascaux. Or, ce que représentent ces figurations est, pour l’essentiel, analogue. Le réalisme puissant de leurs artistes est apparenté. Certes, on peut relever des différences de style ou de choix dans les représentations animales. Mais les analogies sont beaucoup plus évidentes que les différences. Cela signifie que les peuples frères se sont maintenus sur place pendant des millénaires, reproduisant la même culture artistique, elle-même reflet direct d’une certaine âme collective, d’une même vision du monde, d’une même relation à la nature, d’une même conscience religieuse. (…)

Si l’on en croit les paléontologues, ces peuples sont frères de l’homme de Cro Magnon, lequel ne présente aucune différence morphologique notable avec l’Européen actuel. Même si les informations manquent pour rattacher précisément les chasseurs de cette époque à aucun groupe présent, une partie de leur descendance s’est vraisemblablement maintenue en Europe après la fin de la période glaciaire, formant le substrat de son peuplement. (…)

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Les JI dans “le matin bleu”

Categorie(s) : Actualités, par JI Genève

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Tractage aux Pâquis

Categorie(s) : Communiqués, par JI Genève

“Les Pâquis en ont marre !”, tel était le titre des 600 tracts que nous avons distribués ce samedi matin aux Pâquis.

Celui-ci réclamait l’expulsion immédiate de tous les criminels étrangers qui pourrissent depuis plusieurs années la vie du quartier.

Il connut un vif succès, de nombreuses personnes nous ont d’ailleurs témoigné leur accord et se sont même mis à distribuer les tracts eux-mêmes !

Ceci nous renforce encore plus dans notre détermination pour sauver cette zone de Genève laissée à l’abandon. Ce ne sont en effet pas les descentes de police de ces derniers jours qui changeront quoi que ce soit aux fondements du problème.

Les causes sont connues de tous, il s’agit du manque de courage des autorités genevoises et suisses qui refusent de prendre les mesures nécessaires à l’expulsion de ces criminels. Tant que les politiques et la justice démissionneront, nous continuerons nos actions dans le quartier !

Téléchargez le tract ici.

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Les mouvements de jeunesse

Categorie(s) : Textes, par JI Genève

Les mouvements de jeunesse sont pleins d’hommes que, du dehors, on admire d’être si zélés, et qui ne le sont que parce que c’est là qu’ils satisfont le mieux leurs penchants fondamentaux ; ils ont fait coïncider leur devoir et leur plaisir, ce qui est la meilleure façon de donner au devoir une bonne trempe : que nos devoirs soient en même temps nos plaisirs, que nos plaisirs soient en même temps nos risques. Ils disent : « vous prétendez que ce n’est pas la vie ! Mais toute ma vie est là ». Leur seul agacement est qu’il puisse se trouver dans la foule un intelligent qui ricane un peu de leur ferveur. Ils voudraient le flairer, pour lui murmurer à l’oreille : « il y a aussi ce que vous ne savez pas ».

Henry de Montherlant, le Solstice de juin

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Ces Roumains qui ne sont pas des Roms

Categorie(s) : Textes, par JI Genève

L’idéologie médiatique totalitaire livre une guerre sémantique permanente. Comme elle contrôle par définition l’information, elle la manipule et la transforme par l’amalgame et la confusion. Cette volonté de tout mélanger pour nier les identités historiques est particulièrement forte dans tout ce qui concerne les racines ethniques des peuples.

Ainsi comme on confond gens du voyage et forains pour ne pas parler de gitans dans certains faits divers, on assimile les Roms aux roumains. La criminalité rom provoque de vives réactions ici et la et particulièrement en Italie. Mais comme ce sont des Roumains de nationalité, l’Europe dénonce le racisme anti-roumain des Italiens, ce qui est bien sur une imbécillité totale. Le Roumain est par l’apport romain commun certainement le peuple européen le plus proche des Italiens, notamment par la langue.

Les Roumains ne sont pas des Roms. Ils ne viennent pas de migrations indiennes constituant des minorités entre l’Inde et l’Atlantique (voire en Amérique du Nord), connues sous de nombreux exonymes dont les plus utilisés en français sont Gitans, Tsiganes, Manouches, Romanichels, Bohémiens, Sintis.

La Roumanie a vu s’épanouir de nombreuses civilisations premières sur notre sol européen. On peut citer celle du Boian au néolithique. La culture Boian est connue sur le territoire de la Roumanie en Valachie jusqu’à la vallée de la Jiu à l’ouest, en Dobrogea, au sud ouest de la Moldavie et au sud est de la Transylvanie. Au long de son évolution, qui a connu quatre phases, elle va s’étendre vers le sud jusque sur les rives de la Mer Egée. En Bulgarie, elle est connue sous le nom de Marica. Une importante civilisation s’est développée à l’âge du bronze.

La Roumanie est une matrice de cultures pré-européennes puis européennes.

Mais quand on pense aux Roumains anciens, on pense surtout aux Daces. Les Grecs les appelait les Gètes un peuple très proche des Thraces qui cohabitait dans l’espace roumain d aujourd’hui avec des Cimmériens, des Scythes et avec des Grecs. Les Daces faisaient donc partie de la grande famille des Thraces et leur civilisation semble avoir des racines dans des présences beaucoup plus anciennes, 5000 ans avant J.C. Les Daces occupent un territoire entre Carpates et Danube et la mer Noire. Ils sont organisés en tribus dés le IIème millénaire avant notre ère et ils sont cités dans les récits d’Hérodote. La Dacie était également peuplée par les Sarmates, les Scythes, et les Bastarnes. On relève quelques peuplements celtes, et probablement un certain nombre de colons grecs et commerçants romains. Les ennemis des Daces sont les Romains et parfois certains Celtes. Leurs alliés sont les Thraces et les Grecs, jusqu’à la conquête de la Grèce par l’Empire romain.

A l’origine, ils vivent dans des huttes de bois regroupées en villages entourés d’une palissade, puis, à une époque tardive, ils construisent des forteresses et des tours coniques en pierre. Leurs principales activités sont l’agriculture et l’élevage. Les chevaux sont surtout utilisés comme animaux de trait. Des mines d’or et d’argent sont exploitées dans l’actuelle Transylvanie. Les richesses des Daces sont constituées de très importantes réserves d’or, de sel et de céréales. L’organisation sociale des Daces est complexe. La population dace est divisée en deux classes : une aristocratie (tarabostes) et un prolétariat (comati). Seuls les aristocrates ont le droit de se couvrir la tête, et portent un chapeau de feutre (ainsi tarabostesei = pileati) ; ils forment la classe privilégiée. Les autres (soldats, paysans, artisans…) portent les cheveux longs (capillati). Les Daces ont une stratégie militaire avec des points de défense séparés des lieux de vie. La construction des points de défense profite au maximum des caractéristiques physico-géographiques de la région. Les structures militaires sont le résultat de l’union des tribus en cas de danger. Elles peuvent se focaliser sur un seul objectif, comme la construction d’un ensemble de défense. Pour la première fois, on peut parler d’une armée dace vers le IVe ou IIIe siècle, sous Dromihete, avec toutes les institutions d’un État.

On retrouve deux types d’armes : armes de lutte à distance et armes de lutte au corps à corps. La cavalerie a un rôle de harcèlement, pour essayer d’attirer l’ennemi, lui tendre des pièges, et le mettre en position défavorable. Les Daces n’utilisent pas de techniques massives avec des unités rigides et nombreuses.

Pour les luttes au corps à corps, les Daces préfèrent porter une arme spécifique, la sica, ornée des symboles sacrés. Cette arme est ensuite utilisée par une partie des gladiateurs à Rome, appelés thraces par les Romains.

Mais avant Rome les daces avaient leur structure leur art et leur religion très particulière et passionnante. Les Daces ont atteint un très haut niveau de spiritualité quand les Romains apprennent leur existence. Ils croient en l’immortalité de l’âme et dans un dieu suprême et sans nom, malgré la présence de quelques divinités. On sait qu’ils faisaient aussi la distinction entre les choses de la terre et les choses de l’esprit. Aussi, les Daces étaient tristes lorsque quelqu’un naissait, et ils étaient les plus heureux du monde quand ils allaient à la mort au combat. Après la mort, ils se rapprochaient tous de Zalmoxis, le dieu suprême assimilé à un prophète.

Le récit issu de la tradition est incroyable.

Un homme voyage dans le monde entier, spécialement en Égypte, entre 1800 et 1200 avant JC, probablement. Après avoir appris beaucoup de choses à l’étranger, il arrive en Dacie pour la première fois, et il dit aux Daces qu’il y a une vie après la mort, mais les Daces ne l’ont pas cru. Puis, il va vivre dans les montagnes sacrées (Kakaionon ou kaka), trois ans dans une cave, et il revient, et les gens qui se disaient qu’il était mort le voient vivant. Ils croient alors que ce qu’il disait est vrai, et ils croient qu’il parle directement au nom du dieu suprême qui n’a pas de nom. Voila qui est tout de même troublant quand on compare avec la vie du Christ par exemple. Selon un bruit, les Daces donnaient à toute personne qui pouvait parler à ce dieu le même nom, Zalmoxis, “celui qui est arrivé à la libération finale » un Bouddha cette fois ?

Les autres dieux sont plutôt des divinités liées à la vie matérielle, terrestre, et ils ne jouent aucun rôle après la mort.

Un simple homme est donc considéré comme plus grand que toutes les divinités. Max Müller introduit le mot d’hénothéisme (Henotheism), pour signifier “croire en un dieu unique, mais accepter la présence d’autres divinités”. L’hindouisme, le judaïsme avant Babylone, et même quelque forme de christianisme sont hénothèistes. Le judaïsme moderne et le christianisme qui croit que le même dieu se présente sous trois formes, père, fils et saint esprit, sont, par contre, monothéistes.

Ainsi pensaient les Daces qui avaient leur Zarathoustra. L’expansion de la Dacie sous le règne de l’unificateur des tribus Burebista va vite se heurter aux frontières de l’empire romain. Les légions sont repoussées au delà du Danube.

Rome transforme alors la Messie sur le territoire de l’actuelle Bulgarie en zone tampon. Les Daces vont envahir la messie et se heurter à l’empire. Le roi Décébale, après quelques succès, doit reconnaître la suzeraineté sur son royaume de Rome. Mais les hostilités reprennent très vite sous Trajan avec deux guerres des Daces. L’empereur fait ériger colonne triomphale qui rappelle ses victoires et reste un vestige unique avec le trophée d’Auguste à la Turbie dans les Alpes-Maritimes. Décébale le conquérant devient un résistant à la Vercingétorix. Vaincu il se réfugie avec ses fidèles dans les montagnes de Transylvanie ou plutôt que de se rendre ou d’être arrêté il se donne la mort. Un véritable héros européen.

La Dacie devient une province de l’empire romain. Elle porte alors le nom de Dacie heureuse. Elle était sous l’autorité d’un légat de rang prétorien. La legio XIII Gemina, avec de nombreuses troupes auxiliaires, avait ses quartiers dans la province.En 129, sous Hadrien, la Dacie fut partagée en Dacie supérieure et Dacie inférieure, la première comprenant la région actuelle de Transylvanie, la seconde la région actuelle de la petite Valachie ou Olténie. Peu de temps après une troisième province fut intégrée. Seule la Dacie supérieure possédait une légion, elle était donc dirigée par un sénateur avec le rang de légat impérial. La Dacie inférieure et la Dacie porolissensis étaient gouvernées chacune par un chevalier portant le titre de procurateur, leur garnison ne comptait que des troupes auxiliaires.

Le règne de Marc Aurèle amena une importante réforme administrative. Les trois provinces furent réunies sous la direction d’un légat de rang consulaire, cette nouvelle province étant nommée province des Trois Dacies. (tres Daciæ) Des forts furent construits pour résister aux révoltes de la population, aux attaques des tribus Carpes et plus tard contre les populations barbares. Trois grandes routes militaires furent construites pour unir les principales villes, tandis qu’une quatrième, nommée en hommage à Trajan, traversait les Carpates et pénétrait en Transylvanie.

Les “Daces libres”, qui se donnaient eux-mêmes le nom de Carpes (d’où le nom de Carpates) vivaient en dehors de la province romaine, sur les territoires au nord et à l’est de l’actuelle Moldavie, mais aussi au nord des Carpates, où ils avaient le nom de “Costoboces”, et dans l’ouest de la Transylvanie, sous le nom de “grands Daces”. Les invasions, encouragées par les Daces libres, qui apparaissent sur un fond d’insurrections dans la province de Dacie romaine sont la raison principale de la retraite d’Aurélien. C’est la première grande province perdue par l’Empire Romain à un moment où il était encore assez puissant. Cependant, la perte ne fut pas officiellement admise : le terme utilisé était que la province entière avait été déplacée au Sud du Danube.

Quelques historiens prennent à la lettre ce déplacement, et considèrent que les régions au nord du Danube sont restées faiblement habitées pendant une période allant jusqu’à 600. Mais pour la plupart des historiens, les Daces romanisés sont quand même et probablement les ancêtres des Roumains actuels.

Plus tard, après 256, les alliés des tribus daces restantes sont les Goths dans une « fédération de peuples barbares ». Les Goths sont les derniers à s’être alliés mais n’étaient qu’une minorité de ces peuples appelés dans les sources historiques “envahisseurs goths”. Ces envahisseurs englobaient surtout des peuples aussi divers que des Scythes/Sarmates, Daces/Gètes/Carpes ainsi que des Vénèthes du Dniepr (ancêtres des Slaves de nos jours (ces derniers, qui peuplaient une grande partie de l’Europe, étaient pratiquement inconnus des Romains avant ces invasions). Cette confusion entre Goths et les autres ennemis des Romains en Europe occidentale fait que les premières études historiques avaient tendance à mélanger Goths et Gètes, croyant qu’il s’agissait du même peuple (avant que l’on découvre l’origine germanique des Goths). On évoque aussi des alliances tardives avec les Huns vers le IIIe siècle (Zosimus, IV 34).

L’histoire de la Roumanie va recommencer avec celle de la Valachie déjà évoquée ici. Nos peuples ont des mémoires croisées mais des identités fortes.

Pierre LAMBERT

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Kosovo : un conflit sans fin ?, Dušan T. Bataković

Categorie(s) : Textes, par JI Genève

Auteur : Dušan T. Bataković

Titre de l’ouvrage : Kosovo : un conflit sans fin ?

Date de parution, éditeur, nombre de pages : 2008, l’Age d’homme, 320 pages

Sujet : Histoire complète de la province serbe du Kosovo. Cet ouvrage traite avec une somme impressionnante de connaissances du conflit opposant Serbes et Albanais ainsi que l’épuration ethnique causé par ses derniers, dans le silence médiatique le plus total.

Quelques mots sur l’auteur:

Historien et diplomate, Dušan T. Bataković fut également l’auteur de nombreux ouvrages de référence sur l’histoire serbe. Opposant au régime de Milošević il fut nommé ambassadeur en Grèce (2001-2005), Il est élu en novembre 2005 membre de l’équipe de négociations serbe sur le statut futur du Kosovo, dans le cadre de l’ONU à Vienne. Élu directeur de l’Institut des Études balkaniques en octobre 2005, il est également rédacteur en chef de l’annuaire Balcanica. En 2007, il est ambassadeur au Canada.
Parcours prestigieux et hors norme qui nous éclaire de façon significative sur la qualité et le sérieux de l’auteur. Il semble donc excessivement difficile de trouver un expert plus pointu sur la question.

Résumé :

Une surexposition médiatique, contrairement à l’idée reçue, ne donne guère d’éclairage probant sur certaines questions. Autant dire que ce livre arrive à point nommé, tant il est vrai que les informations et l’histoire réelle du Kosovo est largement inconnue du grand publique. Ignorance entretenue à dessin.

Ce territoire balkanique est depuis le moyen-âge un enjeu entre grandes puissances. D’un côté, nous avons : les Serbes dont c’est là le berceau historique et de l’autre les Albanais, qui par différents soutiens successifs et intéressés (Empire Ottoman et Autriche-Hongrie) et la « discrimination positive » de l’ère titiste, ont fini par être majoritaire démographiquement.

Exposant avec précision et une documentation monumentale les différentes époques traversés par cette région, cet ouvrage traite des pointes suivants :

- De la bataille de la Maritza (1371) à la « pax ottomanica »
- De la révolution serbe (1804) à la première guerre mondiale
- La création du royaume de Yougoslavie
- Deuxième guerre mondiale, persécutions albanaises avec l’appui de l’axe.
- Dictature communiste de Tito
- Guerre civile
- Bombardement de l’Otan
- Les liens entre l’UÇK et le milieu mafieux albanais.

Le livre s’arrête peu après la « dite» indépendance du Kosovo.

Il traite aussi considérablement du déplacement forcé des populations serbes menacées par les pogroms, des églises détruites ou profanés. (Photos explicites en annexe) Sujet si souvent occulté, lui aussi, par les médias.

Citation(s) :

“L’ «intervention humanitaire armée » était surtout défendue par ceux qui, idéologue ou lobbyiste, avaient soutenu dans le passé l’intervention de l’OTAN à l’encontre des Serbes de Bosnie, passant sous silence des obstacles légaux ainsi que la présence de mercenaires et de moudjahiddines dans les rangs de l’armée des Bosniaques musulmans.”

“Lors du pogrom perpétré par les extrémistes albanais contre la communauté serbe du Kosovo les 17 et 18 mars 2004, la cathédrale serbe de Prizren fut incendiée et attend toujours sa restauration. Une dizaine d’églises serbes médiévales connurent un sort semblable à Prizren, lors du même pogrom de mars 2004 : elles furent incendiées et profanées par la foule albanaise.”

“Il devint clair que les albanais du Kosovo avaient choisi l’option militaire afin d’obtenir, comme en Bosnie et en Croatie, l’appui de l’Occident et réaliser leur but principal : la séparation du Kosovo de la Serbie par tout les moyens possibles. “

Appréciation personnelle :

Remarquablement bien traduit, la chose est assez rare pour être appréciée, le plaisir de lire va de paire avec la solidarité que tout lecteur doté d’une certaine sensibilité (même minime) éprouverait pour tout peuple dépossédé de la terre de ses ancêtres.
Lecture profondément instructive et émouvante qui est agrémentée par diverses cartes, tableaux et photos qui ajoutent une dose de clarté appréciable. C’est là un ouvrage de référence très complet qui répond à une foule de questions tant pertinentes que légitimes.

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Omar Ba contre l’immigration africaine

Categorie(s) : Actualités, par JI Genève

Les gens qui émigrent, ce ne sont pas les plus miséreux. Ce sont des gens de la classe moyenne, des gens qui ont les moyens de se payer un billet d’avion ou une place dans une pirogue (…)  Faut arrêter de penser que l’immigration tout azimut va sortir l’Afrique de l’ornière, ce n’est pas vrai ! A un moment donné, un peuple doit se poser. Tout ce que je fais c’est pour que l’Afrique se réveille et arrête de penser que l’immigration tout azimut va solutionner ses problèmes. Il faut arrêter de rêver : si l’immigration était la solution aux problèmes de l’Afrique, ça se saurait. Tous ces gens qui veulent quitter l’Afrique, l’Afrique a besoin d’eux. Et nul ne fera les choses à notre place.

Omar Ba, auteur du livre Je suis venu, j’ai vu, je n’y crois plus (2009)

L’immigration est un drame pour l’Afrique comme pour l’Europe : après le camerounais Emile Bomba de l’Alcec (qui avait été invité par les Identitaires en 2008 pour donner une série de conférences, dont une à Lille – cliquez sur le lien !), c’est le sénégalais Omar Ba qui le dit. Tout cela montre bien que ceux qui font l’apologie de l’immigration ou aident les clandestins africains à séjourner en France ne font qu’exploiter la misère de ces derniers, bien loin de les aider réellement. Les Identitaires, par leur discours franc et sans manipulation, sont les seuls vrais amis de l’Afrique et de tous les patriotes du monde entier. Il est temps d’en finir avec les préjugés ! Afrique, Europe : même combat !

Je ne me vois pas rester ici, j’ai des choses à faire pour mon pays, ma famille. Je veux enseigner et contribuer à stopper cette manipulation.

Omar Ba sur Politis.fr

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