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Le devoir de sérieux
Categorie(s) : Textes, par JI Genève
Être militant identitaire, ce n’est pas une posture. Ce n’est pas une simple affirmation sans preuve qui permet de se sentir « différent » tout en vivant et en agissant exactement comme tous les autres. Ce n’est donc pas l’une de ses innombrables expressions néo-tribales – faites de panoplies, de mots de passe et de clins d’œil – qui ne sont au fond que des micro-appartenances factices permettant à bon compte de se distinguer de la masse et d’accéder à une « originalité » (positive ou négative) qui est le fantasme absolu de la modernité.
Être militant identitaire, c’est – ou plutôt ce devrait être – avant tout une exigence. Une exigence en premier lieu vis-à-vis de soi-même. Oh, rien de gigantesque, rien de furieusement clinquant ni d’outrageusement bruyant… pas de grandes gestes pompeusement héroïques ni de coruscantes mises en scène alambiquées… juste une exigence d’amour, de volonté, de travail, de rigueur, d’enthousiasme et d’énergie. En un mot : de sérieux. Bien sûr tout cela dans la mesure de ses « forces », de ses « aptitudes » et de ses « possibilités » mais au maximum de celles-ci et non en se prévalant sans cesse de difficultés pratiques et d’incapacités matérielles qui justifient l’inaction mais ne tarissent curieusement pas pour autant les discours et les prétentions.
Lorsque l’on veut vraiment et que l’on croit profondément, on trouve toujours le temps -surtout à l’ère des 35 heures et de la civilisation des loisirs – de faire les choses, petites ou grandes, qui nourrissent et promeuvent la cause. Rappeler un tel truisme peut paraître enfantin et un peu ridicule mais c’est pourtant fondamental en ces temps de dilettantisme et d’auto-justification permanente.
Du collage de timbres à la vente à la criée en passant par la gestion de fichiers d’adhérents, la réalisation d’images de propagande, la rédaction de brèves d’informations ou le démarchage de kiosquiers pour diffuser notre presse, rien n’est dérisoire, rien n’est inutile si ces actions sont réalisées consciencieusement, avec continuité, régularité et sérieux.
Car être militant identitaire ce n’est pas non plus adopter une position d’attentisme apocalyptique ou de prédication grandiloquente mais adhérer à une vision globale, à un projet cohérent, radical et raisonnable (raisonnable parce que radical, car à l’heure des grands dangers et des grands défis il n’est de réalisme que révolutionnaire…) et s’atteler quotidiennement (tâche à la fois humble et immense, ingrate et valorisante…) à la construction d’une vie cohérente avec ses aspirations proclamées.
Être militant identitaire ce n’est dons pas dire « oui » quand on pense « peut-être », ce n’est pas prétendre mais prouver, ce n’est pas espérer mais agir pour l’espérance.
Dis-moi ce que tu donnes, je te dirais ce que tu es. Travailler, même modestement, même discrètement, mais avec sérieux. Ou se taire.
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Eric Zemmour – Le premier sexe
Categorie(s) : Textes, par JI Genève
Auteur : Eric Zemmour
Titre de l’ouvrage : Le premier sexe
Date de parution, éditeur, nombre de pages : 2009 (première édition en 2006), J’ai Lu, 123 pages
Sujet :
C’est le livre qui a fait connaitre Eric Zemmour. Suite à sa parution il fut invité sur de nombreux plateaux télés où il a croisé le fer avec moultes bobos et féministes. La thèse de ce livre est que l’on assiste depuis 1968 à une féminisation de la société et une dévirilisation de l’homme.
Résumé :
Le féminisme est un “-isme du 20ème siècle qui ne peut échapper à ses démons totalitaires”, c’est une “vision du monde” qui veut “changer la femme et l’homme”. A l’image du communisme dont on ne peut distinguer le bon grain marxiste de l’ivraie stalinienne, le féminisme est un “bloc”. Opposé à “l’héritage judéo-chrétien” qu’il cherche à “détruire” par le biais de la “déconstruction sexuelle”, pour en finir avec une “conception du monde qui repose sur la distinction dans tous les sens du termes (…) l’homme et la femme, le sacré et le profane, l’indigène et l’étranger”. En cela, le féminisme nous intéresse, nous autres Identitaires, car il n’est qu’un avatar supplémentaire de l’uniformisation mondiale.
Profondément égalitariste, le paradoxe du féminisme n’est pas tant de vouloir élever la femme au niveau social de l’homme mais ramener ce dernier au niveau social de la femme dans le plus grand intérêt du capitalisme. En effet, les femmes sont “l’armée de réserve du capitalisme”, une main d’œuvre flexible et malléable, comme les immigrés. L’entrée des femmes dans le salariat n’est pas une “conquête” féministe mais un “piège magnifiquement tendu par le capitalisme menacé” dès la fin des années 60 – pendant les Trente Glorieuses, quand le “partage entre les salaires et le profit se tord au profit des premiers”. D’où la “salarisation” du travail féminin. En effet, “les salaires féminins sont inférieurs aux salaires masculins [et] limitent les revendications des salariés mâles qui trouvent dans le revenu de leur conjointe une poire pour la soif”. Comme l’altermondialisme et les lubbies immigrationnistes, le féminisme, mouvance née à gauche, est l’idiot utile du capitalisme. Le féminisme est la “touche ultime d’un projet authentiquement révolutionnaire de fabrication frankesteinienne d’un homme sans racines ni race, sans frontières ni pays, sans sexe ni identité. Un homme hors sol.“
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Le croissant signe ostentatoire de notre identité
Categorie(s) : Images, Textes, par JI Genève

Jean Sobieski envoyant le message de la victoire au Pape
Les braves journalistes du Courrier ont cru avoir lancé le poisson d’avril de l’année, en réalité ils n’ont réussi qu’à faire étalage de leur bêtise. Loin d’être un symbole d’islamisme le croissant est au contraire un symbole hautement identitaire. Les boulangers viennois avaient inventé le croissant pour commémorer la victoire des troupes européennes coalisées lors de la bataille de Vienne de 1683, en tournant en dérision le drapeau de leur ennemi ottoman. C’est en effet lors de cette bataille que le roi Jean Sobieski de Pologne a rompu définitivement la menace que faisait peser l’Empire ottoman sur l’Europe centrale. Ses victoires et notamment celle de Vienne obtenue à la tête de ses houssards lui valurent du Pape le surnom de Sauveur de Vienne et de la civilisation européenne de l’Est.
S’il y a bien quelqu’un qui aurait eu une raison d’interdire le croissant ce sont justement les chantres du vivre-ensemble et de l’amour intercivilisationnel béat, pas les patriotes ou les identitaires.
A l’attention des journalistes du Courrier et de ceux qui voudraient en savoir plus sur l’histoire de la bataille de Vienne, nous leur conseillons cet article de la Nouvelle Revue d’Histoire.
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Eric Zemmour – Mélancolie Française
Categorie(s) : Textes, par JI Genève

Auteur : Eric Zemmour
Titre de l’ouvrage : Mélancolie Française
Date de parution, éditeur, nombre de pages : 2010, Edition Fayard et Denoël, 251p.
Sujet :
Eric Zemmour raconte l’Histoire de France. Il en profite pour soutenir une thèse, la France a toujours eu pour ambition d’être la « nouvelle Rome » sans jamais vraiment y parvenir. L’auteur reviendra tout au long de l’ouvrage sur les raisons historiques, mais aussi géopolitiques de cet échec et fera lors du dernier chapitre, nommé « la chute de Rome » en référence à l’invasion de l’empire romain par les barbares, un inquiétant diagnostique de la France d’aujourd’hui.
Résumé :
C’est avec une description de la France, considéré par l’auteur comme un condensé d’Europe que débute le livre. Après cette présentation, Eric Zemmour avance sa thèse, qu’il développera en parallèle de son récit historique, la France a toujours eu « ambition d’être l’héritière de Rome » mais à chaque fois la France échoue sur la dernière marche. La majorité du livre sera consacrée à une explication historique et politique de cet échec.
Pour Zemmour, la France est une puissance maritime et continentale qui n’a jamais réussi à avoir la suprématie totale dans les deux domaines, contrairement à Rome. Cet échec géopolitique il l’explique en premier lieu par le fait que l’Angleterre a très vite utilisé l’ouverture des marchés pour pratiquer un libre-échangisme qui a fini par affaiblir la France protectionniste du XVIIIème siècle. L’Angleterre était une thalassocratie, remplacée aujourd’hui par les États-Unis, qui ne pouvait assouvir sa domination face aux puissances continentales que par le commerce maritime. Pour Zemmour, la guerre entre Napoléon et les Anglais est une guerre entre protectionnisme et libre-échangisme, la première vraie guerre totale de l’histoire bien avant 1914. D’ailleurs pour lui le traité de Vienne infligé aux Français après Waterloo porte selon lui les germes de celui de Versailles. On assiste désormais plus à des guerres entre adversaires avec des règles, mais dans une guerre totale qui vise à humilier l’ennemi.
Les Anglais n’iront pourtant pas jusqu’à anéantir la France car une autre menace nait pour eux en Europe : l’Allemagne. Le véritable cauchemar pour le mondialisme sous domination anglaise serait une union entre les deux puissances continentales. Les Américains craignent, d’ailleurs, la même chose aujourd’hui, c’est-à-dire une alliance entre la Russie et l’Europe. Il faut donc pour les Anglais réduire la France, par des pertes de territoire, mais ne pas trop l’affaiblir pour qu’elle reste capable de gêner l’Allemagne.
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Villiers-le-Bel sur fond de fracture ethnique
Categorie(s) : Actualités, Textes, par JI Genève
Nous reproduisons ici une tribune libre de Philippe Vardon sur les élections régionales françaises et particulièrement sur les résultats de Villiers-le-Bel, commune où eurent les lieux des émeutes très violentes en 2007. Son intérêt est particulièrement important pour comprendre les changements démographiques, ethniques et politiques qui sont à l’œuvre chez nos voisins.

Si on a beaucoup parlé d’Ali Soumaré – la sémillante ex-racaille recrutée en sa qualité de minorité visible et d’ancien porte-parole des familles pendant les émeutes de 2007 à Villiers-le-Bel – et de son score, personne ne s’est livré à la moindre analyse globale des résultats électoraux de Villiers-le-Bel lors du premier tour des élections régionales. Ceux-ci sont pourtant riches d’enseignement…
Le jeune travailleur social avait toutes les qualités pour être choisi par le PS, et réaliser un bon score dans le Val d’Oise, et à Villiers-le-Bel en particulier : il incarne à la fois la jeunesse et la diversité (enfin si on veut, parce qu’à Villiers-le-Bel ce sont plutôt les « blancos » comme dirait Manuel Valls qui font figure de minorité visible…), il est une figure médiatique et emblématique, il est – accessoirement bien sûr – d’origine africaine et musulman.
Et le pari a été réussi pour Ali Soumaré, le voici caracolant en tête à Villiers-le-Bel avec 47,77 % des voix ! Même Jacques Bompard n’a pas fait aussi bien à Orange (36,6 % tout de même), alors qu’il a été réélu maire dès le premier tour à deux reprises. Un véritable plébiscite pour Ali donc ?
Plus ou moins… Car s’il semble qu’une partie de la population se soit retrouvée dans la candidature incarnée par Ali Soumaré (dois-je vraiment vous expliquer laquelle ?), il se trouve qu’une autre semble y être tout à fait opposée. En effet, à Villiers-le-Bel, c’est le Front national qui arrive en seconde position (avec 13,62%, loin derrière donc mais devançant l’UMP de quelques voix). Et il y a fort à parier que – à tort ou à raison, la question n’est pas là aujourd’hui – les électeurs qui ont voté FN à Villiers-le-Bel le 14 mars l’ont fait par rejet de l’immigration massive et de l’islamisation agressive.
Elle est belle la société multiraciale hein ? Vous la voyez venir la paix universelle là ? Oh oui, que tous ces gens ont envie de vivre ensemble (copyright) ! Dans sa France d’après, Nicolas Sarkozy souhaitait que l’expression « Français de souche » ait disparue. Manifestement, quelques Indiens font de la résistance, maladroitement certainement, mais ils ont le sentiment que c’est la seule façon d’adresser un message.
Le décor est désormais planté à Villiers-le-Bel : d’un côté un électorat afro-musulman communautarisé avec son héraut (et héros) racaille repentie, de l’autre des irrédentistes gaulois qui se rappellent que Villiers-le-Bel fut une petite commune rurale du Pays de France où il faisait bon vivre. Avant. Un match qui se déroule sous l’œil passif, mais sans aucun doute attentif, des 70 % d’abstentionnistes. Difficile de savoir quelles sont les réserves de chaque camp parmi ceux-ci, même si la démographie étant ce qu’elle est…
Les résultats du 14 mars à Villiers-le-Bel, sont tout aussi symboliques que la personne d’Ali Soumaré elle-même. Ils sont un sympathique modèle réduit de ce qui se déroule, et cela se noue tout autant aux frontières que dans les maternités, et va se dérouler dans de très nombreuses villes françaises. Les Gaulois de Villiers-le-Bel et d’ailleurs méritent mieux qu’un vote exutoire, ils méritent d’être défendus – eux aussi – réellement, par leur communauté.
Pour conclure, répétons le sans relâche et crions le au visage de nos détracteurs et adversaires : la société multiraciale c’est la violence, la haine et le repli sur soi. Seule une société homogène est facteur de paix sociale, d’harmonie et donc d’ouverture. Dix, cent, mille Villiers-le-Bel clament en chœur les sectateurs de la diversité totalitaire. Dix, cent, mille Charles Martel réclament les cœurs des Français dans la détresse.
Philippe Vardon
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