Sköll – Champs Elysées

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Sköll – Champs Elysées (Paris 21/02/09)

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10 février 1977. La France giscardienne, repue et indolente, somnole dans l’hiver. A moins de trois cents kilomètres, un rideau de fer coupe l’Europe en deux. Et de l’autre côté, le sinistre bloc de l’Est avec ses camps de la mort, ses pénuries « compensées » par une surabondance de policiers, de miliciens et de soldats. Face à l’Allemagne Fédérale, où une armée américaine traumatisée par le Vietnam et une armée britannique dramatiquement sous-équipée montent un semblant de garde, deux nations asservies sont comme des avant-postes de l’hydre communiste, deux créations tératogènes du siècle présent. Tout d’abord, la RDA, état artificiel composé d’un bout de Prusse, de la Saxe, du Mecklembourg et d’un vague morceau de Thuringe. Ensuite, la Tchécoslovaquie, déjà séparée une fois et ressoudée en dépit du bon-sens. Un état sirène, un état centaure, un état mi-carpe, mi-lapin où la Slovaquie catholique, prolongement de Budapest, a été mariée de force et juridiquement violée dès la nuit de noces de 1919 à la Bohême-Moravie protestante, pseudopode de Berlin, les Tchèques étant les plus germaniques des Slaves à moins qu’ils ne fussent les plus slaves des Germains…

10 février 1977, avenue des Champs-Élysées. La plus belle avenue du monde, c’était encore le cas à l’époque, connut en milieu de matinée une tragique agitation. L’Aeroflot, compagnie d’état de l’URSS y avait ses locaux français. Les marxistes ont toujours aimé parader en exhibant les signes extérieurs de la richesse capitaliste. Probablement parce que la seconde a toujours financé les premiers. Même à cette époque. Surtout à cette époque… En ce jour d’hiver, un jeune homme remonte l’avenue. Il est vêtu d’un imperméable de modèle américain et porte à la main un bidon d’essence. Alain Escoffier est âgé de 28 ans (il était né le 25 octobre 1949), il est marié à une réfugiée est-allemande. Employé de banque, il est membre du Parti des Forces Nouvelles et collaborait à L’Elite européenne dont il était un membre fondateur et au journal Impact. Il entre dans les locaux de la compagnie aérienne soviétique, s’arrose d’essence et craque une allumette. Pendant que les flammes dévorent son corps, il a la force d’hurler une dernière phrase, son testament politique : «Communistes, assassins ! ».

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“Nous sommes les enfants d’Ulysse et de Pénélope”

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Sur le livre de Dominique Venner, “Histoire et tradition des Européens”

(Essai publié aux Editions du Rocher en 2002. Nouvelle édition modifiée en 2004. Une troisième édition est en préparation).

L’auteur répond aux questions de la journaliste Laure Destrée.

Question : En publiant Histoire et tradition des Européens, vous vous êtes écarté de vos travaux habituels. Dans ce livre, votre intention avouée est de jeter les bases d’une refondation européenne en partant à la découverte de nos sources. Vous le faites en décrivant l’histoire transnationale des Européens depuis la Préhistoire, en commentant les poèmes homériques qui sont un peu la Bible des Européens, en montrant aussi leurs prolongements dans la philosophie antique. Vous méditez sur Alexandre et l’Orient hellénistique, Rome, sa grandeur et sa décadence, la rupture introduite par Constantin et le christianisme. Vous insistez sur les renaissances ultérieures, celle des Francs et de Charlemagne, celle du Moyen Age celtique, celle, ensuite, du retour aux sources antiques. De page en page, on découvre des perspectives nouvelles, qu’il s’agisse de la féodalité, de l’amour courtois, des principes éducatifs, du rôle des élites, de la forme de l’Etat ou des fonctions multiples de l’Histoire, ce que vous appelez la “métaphysique de l’Histoire”. Pourquoi ce livre ?

Dominique Venner : C’est un livre de fondation. Même si j’avais jusqu’alors assez peu publié sur la longue histoire européenne, le sujet m’était familier. La réflexion historique est toujours présente chez moi, même sur des questions aussi spécialisées que l’histoire des armes. Ce livre est né d’une souffrance surmontée. Celle qu’a provoqué en moi l’effondrement de l’Europe et de ses modèles dans la seconde moitié du Siècle de 1914. Je n’ai pas cessé de méditer sur les causes et les remèdes. De cette méditation est né mon livre. Ce n’est pas un hasard si son élaboration coïncide avec une rupture historique majeure, dont il est en quelque sorte l’écho. Au tournant du nouveau siècle, sans que les contemporains le perçoivent bien, le monde est entré dans une ère nouvelle, résumée par le conflit des civilisations et la faillite du « Progrès », autrement dit de la « modernité ». Celle-ci implose lentement sous nos yeux, malgré les euphorisants de la consommation et des performances techniques. L’époque est à la fois sinistre et passionnante. Contre le flot de la décadence qui détruit tout, on ne peut établir de digue. Je me positionne donc au-delà de ce qui s’effondre, m’efforçant de jeter les bases d’une refondation par un retour à nos sources authentiques. Cette démarche est le contraire de l’ivresse du pire. Il faut toujours se battre. Par principe, et aussi parce que c’est dans la lutte que peuvent se former les acteurs d’une renaissance.

Q. Dès le titre de votre livre, vous invoquez la « tradition européenne », mais dans un sens nullement traditionnel. Qu’est-ce que cela signifie pour vous ?

DV. Mon idée de la tradition est neuve. Elle définit mon interprétation de l’histoire et du destin des Européens. Elle est également applicable aux autres peuples. Elle part du constat que l’histoire conventionnelle de la civilisation européenne est un leurre. Derrière ce leurre se déroule une histoire réelle faite de permanences secrètes. La tradition est l’expression de ces permanences

Q. Comment avez-vous conçu cette idée de la tradition ?

DV. Elle est née d’une souffrance surmontée. Elle n’aurait pu se former avant les épreuves inédites imposées aux Européens au XXe siècle. Elle est née d’une conscience nouvelle de l’identité, que nos prédécesseurs, vivant encore dans un monde relativement ordonné, pouvaient difficilement concevoir. Trompés par le formatage universaliste, nous croyons que tous les hommes sont identiques et nous ressemblent mentalement. C’est l’illusion de la jeune Européenne du roman autobiographique d’Amélie Nothomb, Stupeur et tremblements. Elle aime sincèrement le Japon et voudrait se fondre dans la société japonaise, mais elle découvre douloureusement que c’est impossible. Elle est fondamentalement différente. Toutes ses tentatives pour manifester son initiative et sa générosité sur le mode européen, conduisent à des catastrophes. La leçon implicite est que nous n’existons que par ce qui nous distingue, ce que nous avons de singulier, clan, lignée, histoire, culture, autrement dit notre tradition. Et nous en avons besoin pour vivre autant que d’oxygène.

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Les collectivités humaines

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Le degré de respect dû aux collectivités humaines est très élevé, par plusieurs considérations.

D’abord, chacune est unique, et, si elle est détruite, n’est pas remplacée. Un sac de blé peut toujours être remplacé par un autre sac de blé. La nourriture qu’une collectivité fournit à l’âme de ceux qui en sont membres n’a pas d’équivalent dans l’univers entier. Puis, de par sa durée, la collectivité pénètre déjà dans l’avenir.

Elle contient de la nourriture non seulement pour l’âme des vivants, mais aussi pour celles d’êtres non encore nés qui viendront au monde au cours des siècles prochains.

Enfin, de par la même durée, la collectivité a ses racines dans le passé. Elle constitue l’unique organe de conservation pour les trésors spirituels amassés par les morts, l’unique organe de transmission par l’intermédiaire duquel les morts puissent parler aux vivants. Et l’unique chose terrestre qui ait un lien direct avec la destiné éternelle de l’homme, c’est le rayonnement de ceux qui ont su prendre une conscience complète de cette destinée, transmis de génération en génération.

Simone Weil, L’enracinement

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Nous aussi, nous voulons du punk dans les boîtes !

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Nostalgie

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Dans cette Genève d’avant la Société des Nations, cette Genève genevoise dont le cœur était suisse et l’esprit européen, je ne tardai point à me sentir chez moi. Fribourg était trop petit et Paris trop grand : Genève possédait les dimensions dont mon esprit avait besoin pour se sentir à l’aise. C’est d’elle que je suis parti à la découverte de nos cités et pays; c’est chez elle, en même temps, que m’atteignirent, pour la première fois, les grands courants du monde contemporain et les grandes inquiétudes de l’Europe, à l’avant-veille de la guerre.

Gonzague de Reynold, Mes Mémoires volume III

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Jean Mabire – Patrick Pearse, une vie pour l’Irlande

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Titre de l’ouvrage : Patrick Pearse, une vie pour l’Irlande

Date de parution, éditeur, nombre de pages : 1998, Éditions Terre et Peuple, 135 pages

Sujet : Le sacrifice de Patrick Pearse pour l’indépendance de l’Irlande, de la révolution culturelle et politique jusqu’à la lutte armée.

Résumé :

Dès son plus jeune âge Patrick Pearse apprend des lèvres de sa tante les premiers mots de la langue gaélique, bafouée par l’occupant anglais. Il cache alors dans sa bibliothèque un vieux livre de grammaire irlandaise et se jure de rendre un jour à sa langue ses lettres de noblesse. Sauver la langue gaélique engloutie par le raz-de-marée du parler anglais devient à 17 ans déjà, son premier combat culturel. A cet âge, il rencontre le vieux chanoine du nom d’O’Leary, qui tel un vieux druide, lui transmet oralement les légendaires histoires des héros et des saints de son sang. « Les yeux agrandis par la révélation, Patrick découvrait le passé merveilleux de sa race… Un seul homme pouvait vraiment le comprendre : son frère William, de deux ans son cadet. Les deux jeunes Pearse, dans leur enfance, s’étaient mutuellement adoubés chevaliers d’un ordre secret, dont ils étaient les seuls membres et qui avait pour unique but la libération de l’Irlande. »

Après le décès de son père, et ayant terminé ses études juridiques, Patrick rejoint à 24 ans les rangs de la Ligue Gaélique, à la pointe du combat culturel et admirablement complétée d’une autre société qui s’occupait, elle, d’entraîner le corps : l’Association athlétique gaélique. « C’était le premier pas qui devait le mener vers les douze fusils d’un peloton d’exécution ». Patrick su, au sein de ses différentes sociétés, s’entourer « des meilleurs parmi les meilleurs d’entre les celtisants, pour qui la sauvegarde de la langue et des traditions devenait une sorte de croisade. » Pour compléter le combat culturel nécessaire à la lente maturation d’une révolution politique, l’écrivain gaélique, poète et orateur, crée en 1908, l’Ecole Saint-Enda, où il donne à ses élèves la devise d’une éducation virile : « la force dans nos bras, la vérité sur nos lèvres et la pureté dans nos cœurs ».

A cette époque, deux hommes incarnent la politique irlandaise : John Redmond et Arthur Griffith. Le premier, représentant de l’Irish Parliamantary Party espère pouvoir négocier avec l’Angleterre non pas l’indépendance, mais du moins l’autonomie. Cette politique, le Home Rule, parait pour les irlandais les plus intransigeants être née dans l’imaginaire des compatriotes collaborateurs de la puissance occupante. C’est ce qu’avait compris le deuxième personnage, Arthur Griffith, qui en 1905 crée une nouvelle formation du nom de Sinn Fein (Nous-même) et qui ne cache pas ses vues séparatistes et indépendantistes. Patrick Pearse se tient à l’écart de ces formations politiques, jugeant qu’il manque à leurs dirigeants la vision de la densité spirituelle et culturelle de l’Irlande, de son identité profonde, vision qui transforme l’agitateur en prophète seul à même d’embraser les foules. De toute façon, Patrick ne s’intéresse pas à la politique électorale, bien que ce que pouvait obtenir ces partis ne le laisse pas toujours indifférent.

« Si aucune des organisations reconnues de lutte politique ne pouvait attirer le directeur de Saint-Enda, il en était une, clandestine, qui devait tôt ou tard, déceler en lui l’homme de valeur que son pays attendait, comme lui-même devait trouver chez elle le cadre ou faire éclater sa personnalité généreuse. C’était l’Irish Republican Brotherood ou Fraternité républicaine irlandaise. » A l’I.R.B, Patrick rencontre des hommes tel que Thomas Clarke qui après avoir passé 16 ans en prison pour avoir manié la dynamite dans sa jeunesse, n’avait jamais renoncé à son but ultime : une Irlande indépendante. Au contact de gens tel que Clarke, Pearse glisse, en 1910, du combat culturel au combat révolutionnaire dont il comprend peu à peu la valeur.

Le 25 novembre 1913 sont crées les Irish Volonteers (les Volontaires irlandais) dont les buts avoués sont sensés ne pas trop inquiéter les autorités britaniques. « Il s’agissait d’une garde nationale dont le caractère semi-officiel devait atténuer le côté séditieux ». Ces Volontaires sont organisés comme une armée, en compagnie et bataillons et au début, c’est une espèce de « fourre-tout » dans lequel on trouve aussi bien des hommes de la trempe de Clarke que des parlementaires irlandais. Les hommes qui avaient prêté serment dans l’I.R.B occupent tous des postes clés dans la milice nouvellement créée, ce qui permet, en 1915, « l’épuration » des rangs des Volontaires, n’y laissant presque que des hommes véritablement irlandais, révolutionnaires et séparatistes.

En 1915, Patrick Pearse met définitivement les pieds, comme il l’avait toujours voulu, dans le combat armé, l’insurrection sanglante, seul à même selon lui de libérer l’Irlande de l’occupant anglais. Le nationaliste Pearse et le socialiste Connolly, parviennent à unir patriotes et travailleurs dans un même combat. C’est l’étincelle produite par cette union sacrée qui mit le feu aux poudres et qui permit le soulèvement de Pâques, et qui plus tard sera peut-être à l’origine de le république irlandaise que l’on connaît aujourd’hui.

En ce jour du 23 avril 1916, jour de Pâques, plusieurs petits « bataillons » de quelques dizaines d’hommes s’emparent de différents quartiers de Dublin, arme au poing, pendant que Pearse et ses hommes, dont Michael Collins (futur chef des services secrets de l’Irish Republican Army), pénètrent dans la «Grande Poste », et montent des barricades dans le secteur. Un appel est lancé par Patrick Pearse, celui qui est, en ce jour sanglant, le général en chef et le président du gouvernement provisoire de la république d’Irlande Libre. « Irlandais et Irlandaises : au nom de Dieu et des générations disparues, dont elle reçoit son antique tradition de nationalité, l’Irlande, par nos voix, appelle ses enfants autour de son drapeau pour conquérir sa liberté. Affirmant par les armes notre droit à la face du monde, nous proclamons ici la République irlandaise Etat indépendant et souverain, et nous vouons nos vies et celles de nos compagnons d’armes à la cause de sa liberté, de sa prospérité et de son élévation parmi les nations. »

La rapidité et la brutalité de la répression britannique sont fulgurantes malgré ses yeux et ses armes portées vers l’Allemagne alors en pleine guerre mondiale. Patrick Pearse et ses compagnons sont plus tard condamnés à la peine capitale, mais leurs sacrifices ne sont pas vains.

Patrick Pearse aura été un éveilleur de peuple qui a inspiré de nombreux combattant de la Liberté après lui.

Citation(s) :

« Donnez moi cent hommes résolus, élevés dans la traditions celtique, et j’affranchirai l’Irlande. »

« L’ère économique ne durera pas et reviendra alors la vie réelle qui est un dur combat. »

« Un jour des millions d’hommes qui ne sont pas encore nés habiteront dans la nation que nous allons construire pour eux. »

« Plus tard, le peuple d’Irlande comprendra les raisons de notre combat. Les héros et les saints sont toujours crucifiés, mais ils ressuscitent pour être adorés par ceux qui les ont crucifiés. »

« Le fou qui sait qu’il est fou est l’homme le plus sage »

Appréciation personnelle :

Le livre est très agréable à lire. Les mots anglais et gaéliques sont traduits et il ne demande pas la connaissance d’un vocabulaire spécifique. Les phrases ne sont ni trop longues ni trop complexes, ce qui donne un certain rythme. Ce livre peut être lu aussi bien par les jeunes identitaires que par les plus érudits. L’intérêt de ce récit d’un point de vue identitaire réside dans les concepts « d’éveilleur de peuple » et de « combat culturel ». On y trouvera aussi l’aspect historique et stratégique ainsi que la valeur d’exemple.

C’est à Jean Mabire, que l’on doit l’expression « éveilleur de peuple ».

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CR du camp d’été des JI Genève

Categorie(s) : Communiqués, par JI Genève

La semaine passée s’est déroulé le camp estival des JI Genève. Plus d’une vingtaine de participants ont répondu présents et on pu apprendre à mieux se connaitre et se former à travers les nombreuses activités proposées.

Vendredi soir les militants prirent possession des lieux et dressèrent les tentes. Le camp commença véritablement samedi par un décrassage matinal suivi d’une brillante conférence sur la notion de politique, soulignant l’importance du conflit et des dynamiques de groupe. La fin de matinée une séance de boxe musclée permit aux plus expérimentés d’entrainer les novices. Le repas de midi fut suivi de deux conférences, l’une sur l’œuvre de Dominique Venner, l’autre sur l’histoire de notre canton. Le tout fuit suivi d’un match de football et des préparatifs pour le repas du soir. Celui-ci devait se révéler gargantuesque et très chaleureux. La soirée se termina autour d’un feu dont les flammes dansaient rythmées par les chants traditionnels et militants.

Le dimanche matin commença par une longue randonnée dans la campagne genevoise couronnée par un délicieux repas du terroir que sont le papet et le saucisson vaudois. Ce camp ne fut pas seulement de cohésion mais aussi sportif et gastronomique.

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Rebelles et faux rebelles

Categorie(s) : Pub, Textes, par JI Genève

Rebelles et faux rebelles
Eléments N°132

La plus grande victoire du système est d’avoir persuadé les esprits, non de ses qualités, mais de son caractère fatal. (…)

Mais le pire n’est pas là. Le pire est que le système ne peut plus être contesté, non plus tant parce qu’il refuse et sanctionne la contestation, mais parce qu’il l’absorbe et la digère, s’immunisant ainsi contre elle. Ce ne sont pas seulement les faux rebelles qui sont en cause. S’ajoutant aux « repentis » et aux ralliés, les faux rebelles sont ceux qui prétendent s’en prendre aux tabous dominants, alors qu’ils n’enfoncent plus depuis longtemps que des portes ouvertes et n’affichent que des insolences calculées, propres tout au plus à leur faire attribuer la rentable position de bouffon de cour ou d’opposition de confort.(…)

Quand l’histoire resurgit, c’est toujours sous des formes inédites, propres à décevoir les nostalgiques qui rêvaient d’un simple retour au vieil ordre des choses. Nous allons vers ces choses inédites. Nous ne savons pas ce qu’elles seront, et nous ne les feront pas advenir. Elles adviendront d’elles-mêmes. La véritable secousse systémique sera interne au système, mais extérieure à la volonté des hommes qui, de toute façon, ne savent jamais l’histoire qu’ils font. L’histoire n’est pas tant ouverte qu’imprévisible. Tout ce qui dans l’histoire a fait du bruit a été précédé d’un grand silence. Kata-strophê veut dire retournement. Même aux époques de basses eaux, la marée, un jour, finit par venir.

Au sommaire :

La rébellion est-elle possible ? (Pierre Bérard)

La maladie infantile du capitalisme (François Bousquet)

Les vrais rebelles de Rébellion (Pierre Le Vigan)

Unabomber contre le système industriel (Entretien avec Slobodan Despot)

Et aussi :

• Jo Privat, l’aristocrate du bal-musette (Robin Turgis)

• Ce que Cioran a été chercher dans notre langue (Jean-François Gautier)

• Jean Cau jusque devant le taureau (Michel Déjus)

• Le rappel à l’ordre de Julien Gracq (Frédéric Guchemand)

• Gabriel Matzneff encore et toujours (Luc-Olivier d’Algange)

• La RATP censure Tati et Carax leur dit merde (Ludovic Maubreuil)

• Pourquoi la démocratie doit être réinventée (Alain de Benoist)

• Les grandes illusions de la bioéthique (Jean-François Gautier)

• Edgar Poe hors du temps et hors de l’espace (Entretien avec Jean Hautepierre)

• Le cœur à gauche et le cerveau à droite (Entretien avec Roland Duval)

• Pour choisir un prénom en connaissance de cause (Entretien avec Alain de Benoist)

En Kiosque ou http://www.revue-elements.com
5.50 euros

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Les dictateurs

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Un jour, il s’en trouva un qui eut l’idée et l’audace de rassembler sous ses ordres tous ceux qui, dans la cité, ne faisaient pas partie d’une famille, d’une phratrie, d’une tribu : mécontents, vagabonds, étrangers et fils d’étrangers constituant la plèbe et qui, n’étant rien, ne pouvant rien être, aspiraient à devenir quelque chose. Ce roi se donna ainsi une force indépendante, un moyen de pression sur les tribus et fut, en fait, le premier dictateur.

Jacques Bainville, Les dictateurs

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Du nouveau dans la radio MP3

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Rendez-vous ici pour découvrir les nouveaux morceaux qui vous permettront de naviguer en musique sur notre site.

  • BO de Le dernier des mohicans
  • Lynyrd Skynyrd – Simple man
  • Ivan Rebroff – Poljuschko-Polje
  • BO de Conan le barbare – Gladiateur
  • Antica tradizionne – Terra d’Irlanda
  • Apocalyptica – Last hope
  • Mago de Oz – Fiesta pagana
  • BO de Michael Collins  – Funeral, coda
  • BO de Kundun – Philipp Glass – Reting’s Eye
  • The Cranberries – Zombie
  • Hatebreed – Give wings to my triumph
  • Gortoz A Ran – J’attends
  • Arkona – Slavsya rus
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