Bientôt sur vos murs

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«Les gens en ont marre de l’impuissance des politiques à enrayer la petite criminalité.»

«L’autre jour, le copain de ma fille a été menacé par un voyou avec un couteau. Personne n’a été arrêté. C’est scandaleux.»

Un habitant évoque la création de milices privées de quartier.

Dans la foulée, un hôtelier propose de renvoyer dans leur pays la septantaine de délinquants algériens «qui pourrissent à eux seuls l’ambiance du quartier».

«Aujourd’hui, la police est moins présente. Alors ces délinquants, pour la plupart algériens, reprennent possession de leur territoire»

L’Algérien qui a commis trois agressions violentes fin août avait déjà été interpellé près de quarante fois. Sa troisième victime, une femme de 49 ans, violée le 31 août au Jardin anglais, témoigne et accuse. Ce nouveau cas de délinquance aggravée pose la question de la récidive et de sa réponse pénale.

C’est un individu sans visage qui surgit du noir, jette à terre sa proie, lui fracture la cheville tout en lui assénant un violent coup de poing au-dessus de la mâchoire. Enfin, d’un mouvement de mains furieux, il lui arrache les jeans de jambe à jambe. Le viol sera confirmé plus tard par le médecin légiste. Acheminée en ambulance aux Urgences, la victime se réanime une heure après et prend conscience de la violence qu’elle a subie: «Je me suis sentie morte et j’ai revu cette silhouette anonyme allongée sur moi.»

Citations tirées de la Tribune de Genève du 28 et du 29 novembre

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Le poème fondateur

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Livre sacré des guerriers grecs, l’Iliade est le premier traité de chevalerie, en même temps que la plus profonde des introductions à l’esprit européen.

Il n’est pas difficile de se faire une idée de ce qu’était la guerre au temps d’Ulysse et d’Achille. Il suffit de se souvenir de la Chanson de Roland, du cycle arthurien et des sagas scandinaves. A quelques minces différences près, le même homme y est décrit, porté par les mêmes sentiments et les mêmes valeurs, pratiquant à grands coups d’épée le même mode de combat bruyant, héroïque et désordonné. Ici, nous sommes dans la jeunesse d’une époque féodale qui n’a rien de commun avec le combat rangé des phalanges hoplitiques de l’époque des cités-Etats.

Au VIIIe siècle de notre ère, le preux Roland semble la réplique exacte du divin Achille qui mourut dans la fleur de son âge, plus de vingt siècles avant lui, sur un autre site du monde européen. Si l’on compare les poèmes qui ont éternisé leurs noms, il est impossible de ne pas être saisi de leur étonnante parenté, comme si, à 2000 ans de distance, les deux épopées décrivaient sous une forme voisine le même homme, doté de la même intériorité. Nous savons aussi qu’ils se ressemblaient physiquement, venant d’une même souche. En dehors des particularités de l’intrigue et de la forme littéraire, le Franc et l’Achéen sont quasiment interchangeables. L’héroïsme tragique de Roland, n’ignorant rien de son destin, c’est celui d’Achille. Et les courses initiatiques de Lancelot et Perceval ne sont-elles pas celles d’Ulysse ? Chacun à sa façon décrit un type spécifique réapparaissant d’âge en âge, figures européennes primordiales de l’aventureuse chevalerie, dont les époques suivantes conservent la nostalgie.

Comme les anciens chevaliers francs dans l’Europe moderne et jusqu’à une époque toute récente, mais avec plus de force encore, les preux, les kouroï, dont Achille est le type achevé, restent pour les Hellènes de l’époque classique source d’inspiration et modèles éthiques. Pendant près d’un millénaire, jusqu’à l’extinction du monde qui l’a vue naître, l’Iliade sera le livre sacré de tous les Grecs, le fondement de leur éducation et d’une vision intérieure sans laquelle un peuple meurt. Cette influence perdurera même au-delà, puisque nos rois francs, qui connaissaient un peu l’Énéide, se voulaient descendants des Troyens à l’égal des Romains. Le roi de France Charles VIII se donnait Hector comme ancêtre. Il ne fut pas le dernier à sacrifier au mythe. Édifiant une ville nouvelle sur la mer Noire au XVIIIe siècle, Catherine la Grande lui donna le nom d’Odessa, qui est celui d’Ulysse en russe. Et l’impératrice Elizabeth d’Autriche, en 1891, choisit d’appeler Achilleion la villa néoclassique qu’elle se fit construire à Corfou.

Les parentés ne sont pas seulement celles de l’âme. Au temps de la guerre Troie, l’organisation politique, sociale et militaire des Grecs ressemble près à celle de la féodalité post-carolingienne. Les Achéens qui font le siège de Troie ne sont pas une armée sens moderne, mais un rassemblent de bandes autonomes, chacune suivant un chef renommé, en vue d’un raid de représailles et dans l’espoir d’un gros butin. Ils sont venus par mer à bord de légères et rapides galères birèmes, selon une méthode qui fera le succès des Vikings, une vingtaine de siècles plus tard. A la façon des jarls norvégiens ou des chevaliers francs de la première croisade, les seigneurs achéens pratiquent entre eux une farouche égalité. La position dominante d’Agamemnon, roi d’Argos et de Mycènes, tient seulement au fait qu’il commande le contingent le plus nombreux. Mais, avant toute décision, il doit consulter les autres seigneurs et rois, ses pairs, réunis en conseil. Et son conflit avec Achille pour la possession d’une belle captive, incident qui forme le nœud de l’intrigue, montre les limites de son pouvoir.

Avec ces Achéens du XIIIe ou du XIIe siècle avant notre ère, nous avons affaire à des féodaux sur le mode celte ou germanique, commandant chacun une suite de libres guerriers qui les reconnaissent pour chefs. Chacun de ces seigneurs et rois s’attache ses compagnons d’armes par des liens de vassalité personnelle. S’y ajoutent les liens du sang. Ils sont tous fils du même peuple, contrairement aux Troyens dont Homère dit qu’ils étaient des Pélasges, ces anciens habitants de l’Égée, et qu’ils parlaient entre eux des langues différentes. Pour toute affaire grave, les guerriers sont réunis en assemblée, exactement comme le feront les Francs et les chevaliers arthuriens. Bien que la royauté soit héréditaire et d’origine divine, chaque chef doit mériter son rang par sa prudence au conseil et sa vaillance au combat, ce qui est encore un trait celte ou germanique.

Cédant à l’exagération épique, l’Iliade et la Chanson de Roland décrivent d’immenses armées se faisant face. La réalité est différente. Les batailles les plus importantes de l’époque n’opposent que quelques centaines d’hommes, tout au plus quelques milliers.

Compagnon d’aventure de tous les peuples indo-européens, le cheval est présent dans le récit d’Homère, non comme monture, mais comme attelage. Il ne deviendra monture de guerre qu’à l’époque classique, avec une efficacité d’ailleurs toute relative. Il faudra attendre le VIIe siècle de notre ère pour qu’apparaissent les trois accessoires qui changeront la place du cheval dans la guerre. Le fer pour la protection du sabot, la selle et les étriers pour la stabilité du cavalier.

Les chefs arrivent au combat sur un char léger, tiré généralement par deux chevaux et conduit par un cocher. Eventuellement utilisé comme instrument de rupture contre quelques fantassins, le char est avant tout le moyen de transport prestigieux de l’aristocratie guerrière.

L’armement du guerrier est décrit avec un grand luxe de précisions par Homère. La protection du corps est assurée par une sorte de plastron et une dossière d’épais tissus empesés, cuirassés de plaques métalliques. Les jambes sont protégées par des grèves (cnémides) et les pieds munis de sandales. Le bouclier, de forme semi-cylindrique ou rond, est en cuir durci. Il est capable d’arrêter un javelot en pleine force, comme cela est rapporté plusieurs fois dans l’Iliade. Le casque, l’épée et les pointes de javelot sont en bronze, métal plus lourd, plus fragile, moins souple et moins tranchant que l’acier qui ne se généralisera qu’aux siècles suivants avec les Doriens. Au cours du combat qui oppose Pâris à Ménélas, ce dernier découvre les inconvénients de l’épée de bronze. Après avoir raté son antagoniste d’un coup de javelot, Ménélas tire l’épée à clous d’argent, la lève et l’abat sur le casque (de son adversaire), mais voici que, brisée en quatre morceaux, elle échappe à sa main… (Iliade, III, 360-363). Fou de rage, il saisit Pâris par son casque et, l’ayant terrassé, le traîne vers son camp, l’étranglant avec sa jugulaire. Comme Homère ne répugne pas aux scènes comiques, la jugulaire cède et Ménélas se retrouve avec un casque vide, Pâris ayant filé.

Trois principales batailles sont décrites par Homère. Elles se déroulent suivant un rituel immuable. Tout commence par des sacrifices aux dieux, après quoi les chefs arrivent sur leurs chars, majestueux. Avant le contact de l’ennemi, ils descendent et confient la garde des chevaux au cocher pour qu’il puisse les recueillir en cas de défaite ou de blessure.

Les deux troupes, maintenant, se font face dans la plaine. Deux héros sortent des rangs et s’interpellent, échangeant des invectives et des répliques bien senties. Puis ils se jettent l’un sur l’autre, lançant leurs javelots avant de tirer l’épée. C’est le signal de la mêlée générale, dans un grand désordre, avec force hurlements, et sans autre tactique que l’assaut individuel pour tuer le maximum d’adversaires, éventuellement en capturer, dans l’espoir d’une rançon. Hormis l’usage du cheval, le mode de combat de la chevalerie médiévale ne sera pas différent. Cela n’exclut pas la ruse, comme le montre l’épisode du cheval de Troie rapporté par Virgile. Mais écoutons Homère : “En flots pressés, s’ébranlent les bataillons argiens. Chaque chef exhorte sa troupe, les soldats avancent en silence… Une clameur immense monte de l’armée des Troyens (…). Ils se joignent enfin et commencent la lutte heurtant leurs écus, leurs lances, leur fureur d’hommes bardés de bronze. Les boucliers bombés l’un l’autre s’entrechoquent. Un grand tumulte monte. Gémissements et cris de triomphe se mêlent. Les uns frappant à mort, les autres mourant. Le sang ruisselle… Antiloque attaque un preux Troyen qui lutte au premier rang. II atteint le cimier de son casque, et lui perce le front. L’airain traverse l’os. L’ombre couvre ses yeux. Ainsi qu’un mur, il s’effondre. Sitôt qu’il est tombé, Eléphénor, chef des Abantes, le saisit par les pieds, cherchant à le tirer hors de la mêlée, voulant le dépouiller de ses armes. Mais Agénor, le voyant entraîner le cadavre, le frappe sur son flanc découvert, l’atteignant de sa lance à pointe d’airain. La vie alors le quitte, et sur son corps s’engage entre Argiens et Troyens une rude bataille. On croirait voir des loups : l’un sur l’autre ils se ruent. Chaque homme abat son homme… ” – (Iliade, chant IV).

Il y a de l’ironie dans l’évocation de cet Eléphénor, un peu trop pressé de ramasser du butin. Se découvrant le flanc, il y perd la vie. Le public averti, qui avait déjà entendu cette histoire dix fois, devait s’écrier, comme les enfants devant Guignol : “Bien fait !”.

En ce temps, la guerre n’est pas seulement source de puissance, elle est une sorte de chasse sacrée, la plus belle occupation des hommes dignes de ce nom, celle qui, précisément, distingue les vrais hommes. La perspective d’une fructueuse razzia ajoute au plaisir. Sans doute se bat-on pour gagner, mais d’abord pour se battre. D’où la préférence marquée pour les armes nobles, épée ou lance, et le mépris affiché pour l’arc ou la fronde, ressentis comme des armes de lâches, que prisent en revanche les Asiatiques et les Orientaux. Imitée en cela par les guerriers celtes ou francs, la chevalerie homérique déteste les armes de jet qui permettent à un fourbe gringalet de tuer à distance le plus valeureux guerrier. Homère ne dissimule pas son mépris pour l’archer Pâris, celui qui enleva la belle Hélène, décrit comme lâche, faible, efféminé. Grâce à son arc, ce pâle guerrier va blesser le puissant Diomède. Il parviendra même à tuer Achille, le plus grand des héros. Les mêmes raisons conduiront la chevalerie des XVe et XVIe siècles à condamner l’usage des nouvelles armes à feu qui menaçaient son existence. Avant de périr lui-même d’une arquebusade, le chevalier Bayard faisait mettre à mort tout porteur d’arquebuse. Nul souci “humanitaire” bien entendu dans cette répulsion. Pas plus que le poète de la Chanson de Roland, Homère ne dissimule rien de la fureur et de la cruauté des combats, ni des blessures décrites avec une précision presque médicale. Le courage est à ce prix.

A ceux qui ne s’en tiennent pas à la surface des choses, lire Homère introduit à l’esprit même de l’Europe. Un esprit qui, à trente siècles de distance, au lendemain des hécatombes de 14-18, revit par exemple dans Orages d’acier, cette Iliade moderne. Paroxysme de violence pendant le combat, déchaînement démoniaque de haine, mais une haine superficielle, circonscrite à l’instant, éphémère, née de la ruée d’un sang vif, jeune et violent. Une haine sans lendemain, ainsi que le montre Achille cédant aux prières du vieux Priam venu implorer la restitution de la dépouille d’Hector. Aucun jugement moral non plus sur l’ennemi. Les Troyens décrits par Homère sont aussi grands et nobles que les Anglais et les Français dans le récit de Jünger.

Dominique Venner, Histoire et Tradition des Européens

Source et modifications : Theatrum Belli

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Tarik le modéré

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Un peu moins de symboles, un peu plus d’identité

Categorie(s) : Textes, par JI Genève

Avec la votation sur la construction des minarets qui approche, il est nécessaire de remettre l’église au milieu du village.

Toute l’Europe et plus généralement le monde occidental est plongé dans une crise des valeurs. Il y existe pourtant un sentiment diffus d’attachement, de respect, de quelque chose qui relie mais que tout le monde peine à nommer, ou n’ose pas. C’est pourquoi bien souvent, croyant se battre pour leur identité, certains patriotes sincères combattent pour des chimères quand il ne s’agit pas tout simplement de se mettre à la remorque de ceux qui voudraient effacer ce qui fait notre différence.

Malheureusement, force est de constater que ce sont justement ceux qui sont censés être les gardiens du temple qui sont les plus touchés.

Prenons le cas du patriotisme en général.

L’utilisation outrancière de manière kitscho-touristique de symboles nationaux ou cantonaux est en l’occurrence très révélatrice. Notre drapeau est très joli, mais il n’a pas vocation à orner la cuvette des toilettes. A force de l’utiliser pour tout et n’importe quoi il en perd toute valeur et toute signification. Se raccrocher aux symboles tout en cédant sur l’essentiel, ce n’est pas du conservatisme, c’est de la nostalgie.

Une autre illustration de ce glissement est le manque de courage politique quand il s’agit de défendre l’essence de notre pays. Même les politiciens supposés être les héros du patriotisme conservateur ne sont pas épargnés. Le comble est que certains défendent avec la même conviction conservatrice ce que leurs ancêtres politiques combattaient le plus vigoureusement. A croire que le conservatisme s’est transformé en posture électoral plutôt qu’en conviction.

Par exemple, s’il faut s’opposer à l’islamisation, que ce soit au nom de notre héritage culturel et spirituel et non en devenant les champions de la laïcité. En effet, les chantres de ce combat piaffent « laïcité ! » à en perdre le souffle et réussissent à faire passer le plus anticlérical des anarchistes pour une véritable grenouille de bénitier. La même critique vaut pour ceux qui ne trouvent qu’un républicanisme fragile à répondre au problème de l’immigration massive; et pour lesquels tous les problèmes seraient résolus par l’assimilation (ou l’intégration pour les moins téméraires) à travers l’éducation.

Ces deux attitudes traduisent une volonté de conserver l’emballage tout en renonçant au contenu. Cela ne fonctionne jamais très longtemps. Il vaut mieux donc ne rien dire et ne rien faire que de renoncer aux fondamentaux. Ceux-ci sont simples :

L’Europe est un continent blanc, de culture gréco-latine, de spiritualité pagano-chrétienne. La situation que nous connaissons aujourd’hui remet cela en cause de manière profonde, ce n’est malheureusement pas qu’en faisant qu’une exhibition de symboles qu’on changera quoi que ce soit à cela.

Jean-David Cattin

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Les avatars msn Jeunesses Identitaires Genève 1ère série

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Les avatars msn Jeunesses Identitaires Genève 1ère série

A télécharger, des avatars msn aux couleurs des Jeunesses Identitaires Genève.
Téléchargez le fichier zip
Les avatars msn JI Genève V1 (169)

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Censure des blogs identitaires, Hautetfort s’enfonce

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Censure politique sur la blogosphère : Philippe Pinault de HautetFort répond à Novopress

Image Hosted by ImageShack.usIl y a quelques semaines, les blogs de la mouvance identitaire, dont celui des JI Genève, hébergés sur HautetFort ont été suspendus.

Cette décision arbitraire des dirigeants du serveur n’a été accompagnée d’aucune explication. Aucun des blogs ne contrevenait pourtant à l’article 7 des conditions générales d’utilisation de HautetFort et aucune information contenue sur ces blogs n’était constitutive d’infraction pénale et ne lésait les intérêts de quelque personne que ce soit.

Afin d’essayer de comprendre les motivations ayant engendré cet état de fait, Novopress décidé de joindre par téléphone les responsables de la société Blogspirit qui gère la plateforme de blogs HautetFort.

Voici l’entretien – très instructif – avec Philippe PINAULT, le dirigeant d’une société qui semble avoir une conception bien particulière de la liberté d’expression sur l’Internet. Alors que des blogs de sensibilité politique identitaire sont censurés de manière brutale, d’autres – qui font l’apologie d’assassins d’extrême gauche comme l’ex-Action Directe Jean-Marc Rouillan – ne semblent pas poser de problème particulier aux dirigeants de Blogspirit. Faut-il y voir une extension du flicage de la pensée dans l’univers Web 2.0 pourtant marqué par l’esprit ouvert et collaboratif ?

Emilie Cassel pour Novopress.

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ID Magazine 14 – Violence et politique

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:: édito : « Violence et politique » Par Pierre Chatov

:: En Bref (Brèves nationales et internationales de France, de Belgique, de Suisse et du Canada)

:: Bloc militant (Brèves militantes nationales et internationales de France, de Belgique, de Suisse et du Canada)

:: Dossier : « Violence et politique. Les liaisons dangereuses »

** Chronique d’une violence annoncée.
** Cuir noir, coeur noir.
** Sorel et la violence
** Ne pas avoir peur de la force.
** Police nationale et libertés publiques.

:: Actu

** Le casse financier de l’hyper-classe mondiale.
** MTV : La gueule de l’ennemi sur vos écrans.
** Ordre et justice sociale. Au-delà d’un slogan.
** Leçons de l’affaire Bétancourt.
** Des jeunes de “droite”.
** Aller jusqu’au bout de la décroissance !

:: Nos racines

** Ernest Psichari, soldat du Christ.
** Le retour des Waldgänger.
** Conversation identitaire : Il était une fois un 23 mai.

:: Techno

:: Livres d’ici et d’ailleurs

:: Ciné

:: Musique

:: Évasion : Pékin après les Jeux Olympiques.

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Même Kadafi y arrive, pourquoi pas la Suisse ?

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L’Europe selon Ortega y Gasset

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Cet essaim des peuples occidentaux qui prit son vol vers l’histoire sur les ruines de l’antiquité s’est en effet toujours caractérisé par une dualité dans sa forme de vie. Voici, en effet, ce qui s’est produit : en même temps que chacun d’eux forgeait son propre génie, et sur le même rythme, se créait, entre eux et au-dessus d’eux, un répertoire commun d’idées, de manières, d’enthousiasmes. Il y a plus. Ce destin qui les faisait à la fois progressivement homogènes et progressivement divers constitue un paradoxe achevé, il faut bien le comprendre.

Chez ces peuples, l’homogénéité n’est jamais étrangère à la diversité, au contraire : chaque nouveau principe d’unité vient y fertiliser la diversité. L’idée chrétienne engendre les églises nationales; le souvenir de l’imperium romain inspire les différentes formes de l’Etat ; la renaissance des lettres au XVe siècle déclenche les littératures divergentes ; la science et le principe de l’homme conçu comme “raison pure” créent les différents styles intellectuels qui impriment des modalités variées jusque dans les plus lointaines abstractions de l’œuvre mathématique. Enfin, et c’est le comble, l’idée extravagante du XVIIIe siècle, d’après laquelle tous les peuples doivent posséder une constitution identique a produit le réveil romantique de la conscience différentielle des nationalités et, en somme, a eu pour effet d’inciter chacun à suivre sa vocation particulière.

C’est que pour tous ces peuples dits européens, vivre a toujours voulu dire se mouvoir et agir dans un espace commun, dans une ambiance commune. C’est-à-dire que pour chaque peuple, vivre signifiait vivre avec, vivre avec les autres. Cette “vie avec”, cette coexistence prenait indifféremment une forme pacifique ou une forme combative. Les guerres intereuropéennes ont presque toujours montré un style curieux qui les fait ressembler beaucoup aux querelles domestiques. Elles évitent l’anéantissement de l’ennemi ; ce sont plutôt des épreuves, des luttes d’émulation comme celles qui mettent aux prises la jeunesse sur la place du village ou les membres d’une même famille autour d’un héritage convoité. Chacun à sa manière, tous poursuivent le même but. Eadem sed aliter (la même chose, mais d’une autre manière). Comme Charles Quint disait à François Ier : “Mon cousin et moi nous sommes d’accord, tous les deux nous voulons Milan.”

(…)

Je voulais insinuer que les peuples européens forment depuis longtemps une société, une collectivité dans le même sens qu’ont ces mots appliqués à chacune des nations qui la constituent. Cette société présente les attributs de toute société : il y a des mœurs européennes, des usages européens, une opinion publique européenne, un droit européen, un pouvoir public européen.

(…)

Je ne nie point que les Etats-Unis d’Europe sont une des fantaisies les plus pauvres qui existent et je ne me fais pas solidaire de ce que d’autres ont mis sous ces signes verbaux. Mais par ailleurs, il est extrêmement improbable qu’une société, une collectivité aussi mûre que celle que forment déjà les peuples européens ne soit pas près de créer l’appareil politique d’un Etat, pour donner une forme à l’exercice du pouvoir public européen déjà existant. Ce n’est donc pas parce que je suis pris au dépourvu devant les sollicitations de la fantaisie, ni par l’effet d’une propension a un “idéalisme” que je déteste et que j’ai combattu toute ma vie, que j’en suis arrivé à parler ainsi. C’est le réalisme historique qui m’a appris à reconnaître que l’unité de l’Europe comme société n’est pas un idéal mais un fait d’une très ancienne quotidienneté. Et lorsqu’on a vu cela, la probabilité d’un Etat général européen s’impose mécaniquement. Quant à l’occasion qui subitement portera le processus à son terme, elle peut-être Dieu sait quoi! la natte d’un Chinois émergeant de derrière les Ourals ou bien une secousse du grand magma islamique.

(…)

Il faut reconnaitre enfin, une fois pour toutes, que depuis bien des siècles – et consciemment depuis quatre siècles – les peuples de l’Europe vivent soumis à un pouvoir public si purement dynamique qu’il ne supporte que des dénominations tirées des sciences mécaniques : équilibre européen, balance of power. Voilà le vrai gouvernement de l’Europe, celui qui, à travers l’histoire, règle le vol de cet essaim de peuples laborieux et combatifs comme des abeilles, échappé des ruines de l’ancien monde. L’unité de l’Europe n’est pas une fantaisie. Elle est la réalité même ; et ce qui est fantastique c’est précisément l’autre thèse : la croyance que la France, l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne sont des réalités substantives, indépendantes.
On comprend bien pourtant que tout le monde ne puisse percevoir clairement la réalité de l’Europe ; car l’Europe n’est pas une “chose”, mais un équilibre. Déjà au XVIIIe siècle l’historien Robertson disait que l’équilibre européen est “the great secret of modern politics”.

C’est un secret, en effet, important et paradoxal. Car l’équilibre ou la balance des pouvoirs est une réalité qui consiste essentiellement dans l’existence d’une pluralité. Si cette pluralité se perde, l’unité dynamique s’évanouit. L’Europe est bien un essaim : beaucoup d’abeilles mais un seul vol.

Ce caractère unitaire de la magnifique pluralité européenne est ce que j’appellerais volontiers la bonne homogénéité, l’homogénéité féconde et désirable, celle qui faisait déjà dire à Montesquieu : “L’Europe n’est qu’une nation composée de plusieurs”, et qui amenait Balzac à parler plus romantiquement de “la grande famille continentale, dont tous les efforts tendent à je ne sais quel mystère de civilisation”.
Cette multitude de modes européens surgissant constamment de son unité radicale et y revenant pour l’alimenter à nouveau, voilà le plus grand trésor de l’Occident. Les hommes d’esprit épais n’arrivent pas à concevoir une idée aussi déliée, aussi acrobatique, une idée où la pensée agile ne doit se poser sur l’affirmation de la pluralité que pour bondir sur la confirmation de l’unité, et vice versa. Ces têtes pesantes sont faites pour vivre courbées sous les tyrannies perpétuelles de l’Orient.
Sur toute la surface de l’Occident triomphe aujourd’hui une forme d’homogénéité qui menace de consumer ce trésor. Partout l’homme-masse a surgie – l’homme-masse dont ce livre s’occupe – un type d’homme hâtivement bâti, monté sur quelques pauvres abstractions et qui pour cela se retrouve identique d’un bout à l’autre de l’Europe. C’est à lui qu’est dû le morne aspect, l’étouffante monotonie que prend la vie dans tout le continent. Cet homme-masse, c’est l’homme vidé au préalable de sa propre histoire, sans entrailles de passé, et qui, par cela même, est docile à toutes les disciplines dites “internationales”. Plutôt qu’un homme c’est une carapace d’homme, faite de simple idola fori (idoles du marché). Il lui manque un “dedans”, une intimité inexorablement, inaliénablement sienne, un moi irrévocable. Il est donc toujours en disponibilité pour feindre qu’il est en ceci ou cela. Il n’a que des appétits ; il ne se suppose que des droits ; il ne se croit pas d’obligations. C’est l’homme sans la noblesse qui oblige – sine nobilitate – le snob.

in La Révolte des masses, Préface pour le lecteur français, Jose Ortega y Gasset.

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La dernière NRH en kiosque

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Le dernier numéro de la NRH

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