Sortir de l’impasse Adam Smith avec Christopher Lasch

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« Il fut un temps, prévient Christopher Lasch dès les premières pages de La révolte des élites, où ce qui était supposé menacer l’ordre social et les traditions civilisatrices de la culture occidentale, c’était la “révolte des masses”. De nos jours, cependant, il semble bien que la principale menace provienne, non des masses, mais de ceux qui sont au sommet de la hiérarchie »1. Bien davantage que les « classes dangereuses », ce sont aujourd’hui les représentants des élites, « ceux qui contrôlent les flux internationaux d’argent et d’informations, qui président aux fondations philanthropiques et aux institutions d’enseignement supérieur, gèrent les instruments de la production culturelle et fixent ainsi les termes du débat public », qui ont « perdu foi dans les valeurs de l’Occident, ou ce qu’il en reste »2.

Ainsi énoncé, le constat n’a rien d’original. Les États-Unis sont depuis trois décennies le théâtre d’une vigoureuse campagne populiste visant une « nouvelle classe » de technocrates et d’administrateurs qui, à en croire ses détracteurs, « s’efforce, avec une virulence que n’avaient jamais connue les précédentes élites réformistes, de bouleverser les institutions traditionnelles et de les remplacer par de nouveaux types de comportements sociaux et politiques »3. Instrumentalisé par les ténors de la « nouvelle droite » républicaine, ce procès des « gauchistes en limousine » et de leur projet « anti-américain » de corruption des valeurs et institutions auxquelles sont attachées les classes moyennes est même devenu outre-Atlantique un thème récurrent du débat idéologique. De Kevin Philips à Pat Buchanan, plusieurs générations de théoriciens conservateurs y ont puisé leur inspiration.

Dans ce concert de critiques, l’approche de Lasch se distingue toutefois par sa radicalité. Peu d’essayistes en effet ont eu des mots aussi durs pour qualifier l’« étroitesse d’esprit éduquée »4 et le « langage auto satisfait »5 de la « nouvelle élite du savoir ». Son œuvre tout entière est sous-tendue par une hostilité quasi épidermique à l’encontre de l’« arrogance haineuse », de la « culture intellectuelle autarcique et auto-référentielle, provinciale à sa manière », de ces « experts » qu’il décrit comme « irritables, pharisiens, intolérants, incapables dans le feu de la controverse de dissimuler leur mépris pour “ceux qui ne sont pas dans le coup” » : « Lorsqu’ils se trouvent confrontés à [la moindre] résistance [...], ils révèlent la haine venimeuse qui ne se cache pas loin sous le masque souriant de la bienveillance bourgeoise. »

Mais le grand mérite de Lasch est surtout d’avoir tiré le backlash populiste de l’ornière idéologique où l’avaient fait basculer les républicains conservateurs. L’auteur de La culture du narcissisme n’a en effet jamais adhéré à la paranoïa des New Rightists. La vision d’une conspiration « gauchiste », ourdie par les vétérans embusqués de la révolte étudiante et visant principalement les piliers de l’ordre capitaliste, lui a toujours semblé profondément réductrice. Car il est à ses yeux évident que c’est le capitalisme lui-même, bien davantage qu’un « pseudo radicalisme universitaire », qui est à l’origine de la profonde crise morale des sociétés occidentales. Un capitalisme dont il accuse les analystes de tous bords d’avoir sous-estimé l’impact destructeur sur notre cadre de vie aussi bien que sur les valeurs constitutives de notre vision du monde.

Disciple de Marx, lecteur attentif des travaux de l’École de Francfort, Lasch se plaît ainsi à énumérer les « effets corrosifs » du capitalisme triomphant : la destruction de l’éthique traditionnelle du travail au profit d’un salariat « aliénant » et déresponsabilisant ; la lente prolétarisation des classes populaires que ne saurait compenser la « démocratisation » d’un luxe de pacotille ; la subversion de la famille biparentale, bouleversée par les conséquences de la généralisation du travail féminin ; la confiscation progressive du pouvoir par les trusts et conglomérats ; la dérive techniciste et utilitariste des sciences de l’éducation ; l’avènement d’une morale relâchée, reposant sur la primauté du désir ; le triomphe d’une « culture de masse », « fabriquée selon les lois de l’industrie et imposée aux hommes comme n’importe quelle marchandise »6.

Le travail de sape du capitalisme avancé

Il ne faut pas, selon Lasch, chercher plus loin les causes profondes du marasme contemporain : « [...] notre obsession pour le sexe, la violence et la pornographie [...] ; notre dépendance maladive aux drogues, au “divertissement”, et aux informations du soir ; notre exaspération face à tout ce qui limite notre liberté souveraine de choix, spécialement les contraintes maritales et les liens familiaux ; notre préférence pour les engagements qui n’engagent à rien ; notre système scolaire de troisième ordre ; notre moralité de troisième ordre ; notre refus d’établir une distinction entre le bien et le mal de peur d’imposer notre moralité aux autres [... ] ; notre répugnance à juger et à être jugé ; notre indifférence aux besoins des générations à venir ». Autant de corollaires de l’épanouissement d’un « ordre nouveau » dont Marx observait dès 1848 qu’il « ne peut exister sans révolutionner constamment les instruments de production et [...] les rapports de production, c’est-à-dire l’ensemble des rapports sociaux »8.

L’argument est à double tranchant. En liant étroitement les transformations sociales des deux derniers siècles au déploiement progressif d’une infrastructure de production capitaliste, Lasch met certes à mal la croyance des populistes conservateurs en la possibilité de préserver les équilibres de la société traditionnelle tout en glorifiant « l’expansion économique et une dynamique entrepreneuriale dérégulée, les puissances par excellence qui [ont] sapé la tradition »9. Mais il n’est pas moins sévère envers les représentants de la gauche américaine, qui persistent à tenir le capitalisme pour un « ordre social conservateur, autoritaire, patriarcal, fondé sur la répression de la libido », et s’épuisent dans une croisade dérisoire contre la famille, les Églises, l’élitisme universitaire, l’« éthique bourgeoise du travail », sans se rendre compte que « ceux-ci ont déjà été sapés ou détruits par le capitalisme avancé »10.

Le petit peuple contre l’aliénation progressiste

En pointant du doigt cette gauche « moderne » qui a depuis longtemps « abandonné le point de vue des travailleurs » pour prôner une « libération » de l’individu et une « contre-culture » dont il n’est pas difficile de voir qu’elle ne fait que conforter le système en place, Lasch définit parmi les premiers la synthèse « libérale-libertaire » qui régente chaque jour un peu plus la vie de nos sociétés : « D’un côté l’exhortation prétendument “libertaire” à émanciper l’individu de tous les “tabous” historiques qui sont supposés faire obstacle à son fonctionnement comme pure “machine désirante”, de l’autre le projet libéral d’une société homogène dont le marché autorégulateur constituerait l’instance à la fois nécessaire et suffisante pour ordonner au profit de tous le mouvement brownien des individus “rationnels”, c’est-à-dire enfin libérés de toute autre considération philosophique que celle de leur intérêt bien compris. »11 Loin de s’opposer, les deux facettes de ce projet se complètent et contribuent chacune à sa manière à délimiter le « cadre psychologique et intellectuel très étroit » à l’intérieur duquel devraient désormais se débattre les protagonistes du débat idéologique.

C’est tout l’enjeu de la monumentale histoire de l’idée de progrès qui constitue le fil conducteur du Seul et vrai paradis : mettre en évidence la montée en puissance, sur les ruines du « vieil idéal républicain de la citoyenneté » et de son conservatisme épidermique, de l’idée « révolutionnaire » que l’« adoption a priori de n’importe quelle posture modernisatrice ou provocatrice – que ce soit sur un plan technologique, moral ou autre – »12 est une victoire sur l’« obscurantisme » pré-libéral. Rapidement avalisé par l’ensemble de la gauche, avec « un enthousiasme et une bonne conscience directement proportionnelle à [son] absence d’esprit critique », ce nouveau paradigme consacre aux yeux de Lasch l’avènement d’une forme perverse de progressisme, qui sacrifie toute perspective de perfectionnement moral à une « fuite en avant » dont le marché est le seul bénéficiaire.

Bien que justifiée par la promesse d’une amélioration ininterrompue des conditions matérielles d’existence, ce programme a eu les plus grandes difficultés du monde à obtenir l’adhésion des classes populaires. Viscéralement attachées à ces institutions mêmes que le « progrès » contribuait à démanteler – l’école publique, la famille traditionnelle, la démocratie locale, la petite entreprise -, ces dernières n’ont pas craint au contraire d’apporter tout au long du XIXe siècle leur soutien à une série de mouvements « radicaux » – agrariens, populistes, syndicalistes – dont le trait commun était une hostillité sans faille à l’encontre des mutations socio-économiques en cours. Persuadé que « le maintien sans changement des anciens modes de production [est] la condition première de [son] existence », peu convaincu par un idéal de « promotion sociale » dont la conséquence la plus évidente était de « priver la classe laborieuse de ses meilleurs éléments », le petit peuple a ainsi manifesté son opposition indéfectible à l’« aliénation progressiste » mise en œuvre par les libéraux.

À en croire Lasch, c’est la raison pour laquelle les « nouvelles élites » ont toujours éprouvé une profonde défiance à l’encontre de l’Américain moyen. Suspect de tiédeur envers l’ingénierie sociale, celui-ci en est même venu à symboliser tout ce qui se dresse sur la route du progrès : « les valeurs familiales, le patriotisme irréfléchi, le fondamentalisme religieux, le racisme, l’homophobie, les opinions rétrogrades sur les femmes ».13 Aussi tout a-t-il été mis en œuvre pour le museler : entre l’instauration d’un débat idéologique factice et étroitement encadré, le remplacement de l’« art de la controverse » par « la publicité, la promotion et d’autres formes de persuasion commerciale », l’abaissement programmé du niveau du système éducatif, qui ne vise plus à former des citoyens autonomes mais des « consommateurs » passifs et « adaptables » et le triomphe d’un multiculturalisme débilitant qui masque mal une « citoyenneté à deux vitesses », l’unique but des politiques libérales semble être de convaincre les électeurs que « les décisions politiques sont entre les mains d’experts sans passion ni préjugé et que les problèmes dont traitent les experts sont inintelligibles à l’homme ordinaire ».14

C’est d’ailleurs ce qui fait l’originalité de factuelle classe dirigeante : non pas sa position prééminente dans la société, mais plutôt son incapacité manifeste à prendre en compte les préoccupations de ses contemporains. Il faut dire que les « nouvelles élites » n’ont que faire du délabrement progressif des infrastructures urbaines de leur pays. Barricadées dans des « quartiers réservés », elles « envoient leurs enfants dans des écoles privées, elles s’assurent contre les problèmes de santé en adhérant à des plans financés par les entreprises où elles travaillent et elles embauchent des vigiles privés pour se protéger contre la violence croissante qui s’en prend à elles. Elles sont [...] sorties de la vie commune »15. Affligées de tous les vices de l’aristocratie sans avoir aucune de ses vertus, elles ont perdu de vue « qu’il existe des obligations réciproques entre le petit nombre des favorisés et la multitude » et se refusent à contribuer de quelque façon que ce soit au bien public.

Coupés des réalités les plus élémentaires de la vie sociale, ces « bourgeois-bohèmes » sont aux yeux de Lasch des « nouveaux nomades », qui ont compris que « le prix à payer pour l’ascension sociale était un mode de vie itinérant » et ne se sentent chez eux qu’« en transit sur le chemin d’une conférence de haut niveau, de l’inauguration d’un gala d’un nouveau magasin franchisé, de l’ouverture d’un festival international de cinéma, ou d’une station touristique encore vierge ». C’est pourquoi le « multiculturalisme » leur convient parfaitement, car il évoque pour eux l’image agréable d’un bazar universel, où l’on peut jouir de façon indiscriminée de l’exotisme des cuisines, des styles vestimentaires, des musiques et de coutumes tribales du monde entier, le tout sans formalités inutiles et sans qu’il soit besoin de s’engager sérieusement dans telle ou telle voie »16.

Une conception alternative du progrès social

Pas de quoi évidemment nourrir un sens civique exacerbé. Pas de quoi non plus asseoir une personnalité stable. Loin d’être « sûr de lui et dominateur », le « bobo » apparaît à Lasch sous les traits d’un « nouveau Narcisse », « pantin pathétique qui s’agite désespérément dans l’univers ennuyeux, tyrannique et puritain délit consommation » : fragilisé par sa « culture du doute », il « ne cherche pas à imposer ses propres certitudes aux autres [mais] cherche un sens à sa vie [... ]. Libéré des superstitions du passé il en arrive à douter de la réalité de sa propre existence. Superficiellement détendu et tolérant, il montre peu de goût pour les dogmes de la pureté raciale ou ethnique ; mais il se trouve également privé de la sécurité que donne la loyauté du groupe et se sent en compétition avec tout le monde [...]. Sur le plan de la sexualité, il a une attitude ouverte [mais] son émancipation des anciens tabous ne lui apporte pas la paix pour autant dans ce domaine. [...]. Avide, dans la mesure où ses appétits sont sans limite, il […] vit dans un état de désir inquiet et perpétuellement inassouvi ».17

Au final, le tableau que Lasch brosse de la société de son temps n’incite guère à l’optimisme. Il y a du George Orwell dans sa vision d’un ordre social profondément aliénant, vécu par ses administrés sur le mode d’une dépossession permanente : sujet passif d’un « paternalisme sans père », l’individu « s’y trouve en permanence observé, non par des contremaîtres ou des surveillants, mais par des experts en marketing et des techniciens de sondage qui lui disent ce que les autres préfèrent et ce qu’il doit par voie de conséquence lui aussi préférer, ou encore par des médecins et des psychiatres qui l’examinent dans le but de découvrir en lui quelques symptômes de maladies qui auraient pu échapper à un œil non exercé »18. La démocratie s’efface ainsi devant un « totalitarisme mou » d’autant plus dangereux qu’il est en apparence inodore.

L’évolution est-elle irréversible ? Lasch se refuse à le croire. Hégémonique il y a vingt ans encore, le sophisme libéral qui postule que le déploiement de l’économie de marché s’accompagne d’une distribution toujours plus large des richesses ne résiste pas à l’examen. Il est de plus en plus évident que les inégalités vont au contraire en s’accroissant, au point de menacer la cohésion du corps social 19. De ce point de vue, le libéralisme n’a pas tenu ses engagements. Conjugué à la faillite intellectuelle du progressisme 20 et à la montée des préoccupations environnementalistes liées à l’épuisement des ressources naturelles de la planète, ce constat d’échec ouvre selon Lasch la voie au retour à une conception alternative du progrès social et à un « mode d’existence plus sobre » : là où le progressisme s’appuyait sur le « déni des limites au pouvoir et à la liberté de l’homme », le besoin se fait sentir d’un contrepoint idéologique capable d’« explorer certaines expressions politiques et idéologiques du sens des limites »21.

C’est le sens de ce « populisme », que Lasch conçoit comme un retour aux sources de l’idéal républicain et de sa « vaste critique du progrès, du rationalisme et de l’ambition illimitée ». Le populisme, c’est le « combat radical pour la liberté et l’égalité politique mené au nom des vertus populaires ». Remontant à Henry George et Brooks Adams, prenant appui sur le syndicalisme révolutionnaire aussi bien que sur le luddisme 22 , la réaction agrarienne et le calvinisme puritain, ce « rameau oublié de la tradition politique américaine » vise avant tout à restaurer une conception classique de la citoyenneté fondée, non sur la démocratisation du luxe, mais sur la « démocratisation de la Compétence ». Aux antipodes du libéralisme aussi bien que du socialisme – dont l’étatisme ne fait que reproduire jusqu’à la caricature les tares du système capitaliste -, son idéal est celui d’une « république de propriétaires » où l’autonomie absolue du citoyen est l’unique finalité des institutions.

Il n’est pas ici question d’altruisme ou de compassion. « C’est, explique Lasch, notre répugnance à exiger des choses les uns des autres, bien plus que notre répugnance à aider ceux qui sont dans le besoin, qui érode aujourd’hui la force de la démocratie [... ]. Nous tolérons le travail salopé, les habitudes de pensée médiocre, et les normes de conduite personnelle incorrecte. Nous supportons les mauvaises manières, les mauvaises façons de parler [... ] depuis la scatologie banale devenue aujourd’hui omniprésente jusqu’aux raffinements du charabia universitaire. Il est rare que nous prenions la peine de corriger une erreur ou de débattre avec des adversaires. »23 Si la démocratie risque aujourd’hui de périr, c’est d’indifférence plus que de manque de solidarité. Contre le « laissez-aller libéral », il faut revenir à une « définition de la vie bonne plus énergique et plus exigeante », qui ne répugne pas à réintroduire des critères d’excellence.

Restaurer un véritable sens du devoir

Le combat à mener est avant tout moral. Il s’agit bien évidemment d’« organiser une distribution plus équitable de la richesse » et de réduire de façon drastique certaines fortunes devenues « indécentes », mais surtout de restaurer à tous les niveaux de la société un véritable sens du devoir. Là où la démocratie bourgeoise encourage «la médiocrité, l’autosatisfaction, un amour excessif du bien-être, le laissez-aller dans le travail et un conformisme timoré avec l’opinion dominante »24, il ne faut pas craindre de réhabiliter ces « vertus petites-bourgeoises » que sont la tempérance, la piété, l’indépendance d’esprit, l’amour du travail bien fait. Sans avoir peur de tourner le dos aux illusions autoflagellatoires de la « société ouverte » et de la « culture jeune », ni de faire appel à un sentiment religieux qui seul peut soutenir le « désintéressement comme idéal éthique ».

Bien sûr, le populisme ne saurait être considéré comme un remède miracle aux maux qui affligent le monde moderne. S’il pose de bonnes questions, il est bien loin de fournir des réponses toutes faites. De l’aveu même de Lasch, « il a très peu contribué à l’élaboration d’une théorie économique ou politique – sa faiblesse la plus manifeste. Ses avocats prônent la production à petite échelle, le retour à la démocratie directe au niveau local, mais n’expliquent pas comment réaliser ces objectifs dans une économie moderne »25. La distinction qu’il opère entre une « bonne modernité » porteuse d’une promesse d’émancipation des peuples et une « mauvaise modernité » d’inspiration libérale n’est pas non plus toujours très convaincante. Il n’en demeure pas moins l’une des rares alternatives crédibles qu’on puisse aujourd’hui opposer à la « pensée unique » diffusée sur les télécrans du « monde libre » : pour paraphraser Jean-Claude Michéa, « à peu près la seule possibilité non explorée qui nous reste, si nous voulons réellement aider l’humanité à sortir, pendant qu’il en est encore temps, de l’impasse Adam Smith ».

Norbert Kanchelkis

Notes:

  1. L a révolte des élites, Climats, 1996, traduction alternative de J.-C. Michéa, avant-propos, p. 9.

  2. Ibid., p. 34.
  3. Kevin Philips, Mediacracy : American Parties and Politics in the Communication Age, p. 7.
  4. La culture du narcissisme, Climats, 2000, p. 422.
  5. La révolte des élites, p. 40.
  6. La formule est de Jean-Claude Michéa.
  7. La révolte des élites, p. 34.
  8. Cité par Jean-Claude Michéa, La culture du narcissisme, préface, p. 11.
  9. La révolte des élites, p. 39.
  10. La culture du narcissisme, p. 24.
  11. Jean-Claude Michéa, La culture du narcissisme, préface, p.12.
  12. Jean-Claude Michéa, Impasse Adam Smith, p. 175.
  13. La révolte des élites, pp. 40-41. Non sans lucidité, Lasch observe qu’en la matière, les faits finissent malheureusement souvent par rejoindre la théorie. Reléguées en marge du débat idéologique, privées de toute représentation digne de ce nom, les classes moyennes finissent par s’égarer dans un extrémisme de façade qui légitime fâcheusement les élucubrations libérales sur la « personnalité autoritaire » de « l’ouvrier américain ». L’exemple de l’affirmative action est à ce titre éloquent : « Puisque l’on rejette banalement comme raciste tout opposition à l’inégalité “positive” des nonnes, une des réactions à cette insulte, de la part des ouvriers, des gens modestes, accablés par la discrimination positive et le busing, et à présent de la part d’étudiants harcelés par les tentatives pour imposer une langue et une pensée politiques correctes, est d’accepter comme un titre de gloire l’étiquette de “raciste”, de s’en targuer, avec un sens raffiné de la provocation, devant ceux qui veulent faire du racisme et des droits des minorités le seul sujet de débat public. »
  14. Comment s’étonner dans ces conditions de voir ces derniers se détourner de la « mascarade » qu’est devenu le processus électoral ? Lasch justifie sans état d’âme l’abstention électorale massive des classes populaires. Si ces dernières se désintéressent du fonctionnement de la démocratie, c’est qu’elles ont compris que leurs aspirations n’y ont plus aucun place.
  15. La révolte des élites, p. 56.
  16. Ibid., pp. 17-18.
  17. La culture du narcissisme, pp. 24-25.
  18. The Minimal Self, p. 5, traduction de Jean-Claude Michéa.
  19. Au niveau international, le constat est plus accablant encore : « La prédiction voulant que “nous soyons tôt ou tard tous prospères”, formulée avec tant de confiance il y a quelques années à peine, n’emporte plus autant l’adhésion. Au regard du taux actuel d’accroissement de la population, l’espoir d’exporter un niveau de vie occidental vers le reste du monde, même s’il était économiquement ou politiquement réalisable en premier lieu, aboutirait à un désastre environnemental assuré. […] La circulation globale des marchandises, de l’information et des populations, loin d apporter la prospérité à tout un chacun, a élargi le fossé qui sépare les nations pauvres des nations riches. »
  20. « La sociologie, observe Lasch, renonce à esquisser une théorie générale de la société moderne ; la psychanalyse se détourne du défi lancé par Freud et mesure ses insignifiances. Les sciences naturelles, après s’être conféré des aptitudes exagérées, se hâtent à présent de proclamer que la science n’a pas de remèdes miraculeux aux maux de la société [...]. Les philosophes n’expliquent plus la nature des choses et renoncent à nous dire comment vivre. [...] Les historiens, quant à eux, admettent que l’histoire manque de pertinence » (La culture du narcissisme, p 22).
  21. Le seul et vrai paradis, p. 481.
  22. Mouvement ouvrier anglais qui, de 1811 à 1813, organisa la destruction de machines, accusées de provoquer le chômage. Les « luddites » tiraient leur nom d’un certain Ned Ludd, personnage peut-être légendaire qui se serait attaqué à des machines au XVIIIe siècle.
  23. La révolte des élites, p. 115.
  24. Ibid., p. 93.
  25. Le seul et vrai paradis, p. 483.

source : Elements 108

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Les Pâquisards en ont marre !

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Moscou : capitale de l’Europe !

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Le Financial Times du 25 août 2008 notait amèrement que «Washington en est réduit à regarder d’autres puissances modifier le réel ». Dans une édition du Financial Times de 1991, une telle assertion aurait sans doute seulement trouvé sa place dans une rubrique “scénario catastrophe pour l’avenir ” ou “science fiction“. Il est vrai que la presse américaine de 1991 titrait sur d’autres événements : l’URSS venait de s’écrouler, et avec elle le mur de Berlin. Dans les sables d’Irak, Bush père promettait a l’humanité un « Nouvel Ordre Mondial », juste, merveilleux et surtout unilatéral sous protection de la bannière étoilée pendant que l’Europe entamait son processus de réunification. Nous étions rentrés dans l’ère soit disant éternelle de la « Pax Americana » avec tous ces corolaires, qu’ils soient militaires, financiers ou encore économiques. Certains nous prédirent même la fin de l’histoire, l’histoire nous appris qu’ils se trompaient. La « saison unipolaire » fut pourtant de courte durée. Il ne fallut que 10 ans pour qu’un improbable attentat de grande ampleur survienne sur le territoire Américain. De la, l’empire déclencha deux conflits militaires en Afghanistan et en Irak, au nom de l’OTAN, entrainant au nom de la lutte contre le terrorisme la plupart des nations Européennes. Europe qui par deux fois, en 2004 et 2005, paya le prix lourd pour sa « collaboration » avec l’OTAN.
Moins de 20 ans après l’effondrement de l’URSS, force est pourtant de constater que le titre du Financial Times est plus que d’actualité alors que le pays se prépare a choisir ses nouveaux dirigeants. Une guerre défensive de 5 jours, habilement gagnée par la Russie dans le sud Caucase suffit a totalement enrayer le processus d’extension de l’OTAN. Pour la première fois, une puissance contrecarrait militairement les Etats-Unis d’Amérique. En ce mois d’août 2008, les tanks Russes qui défendirent Tsinvali venaient de faire chanceler le vieux monde, unilatéral et néo-libéral.
Contre l’OTAN, arme de l’amérique contre l’Europe

Comme le relevait très bien l’agence Novopress, il est de coutume de voir l’Amérique comme l’allié immuable de l’Europe, l’ayant sauvé des griffes des totalitarismes, bruns et rouges. Si cela est en partie vrai, on oublie pourtant en permanence que l’hégémonie Américaine s’est appuyée sur la mise sous tutelle de l’Europe. Dès la guerre de 1914, où les Etats-Unis virent l’occasion de liquider les empires européens et continentaux de l’Axe (allemand, autrichien, ottoman), d’imposer le règne du dollar contre celui de la livre sterling mais également de confisquer la suprématie sur les mers à l’Angleterre (maitrise des océans). Théodore Roosevelt déclarera même : « Nous avons échoué à profiter de la guerre ! ». Son cousin Franklin Roosevelt, retenant la leçon, monnaiera son entrée en guerre en 43, à la conférence d’Anfa, en posant ses conditions à De Gaulle et Giraud qui durent s’engager à démanteler l’Empire colonial français dans les trente ans. En 1945 à Yalta, Roosevelt a sciemment et cyniquement livré la moitié de l’Europe à Staline, et, de ce fait, assuré le succès du communisme et son extension pour 50 ans, en maintenant la division de l’Europe et donc son affaiblissement. Aujourd’hui cette logique de subdivision de l’Europe se retrouve parfaitement, entretenue de nouveau par les stratèges Américains depuis le conflit Irakien de 2004 (opposition entre la vieille / nouvelle Europe), et la politique a court terme des nouveaux entrants de l’UE, nouveaux états coloniaux Américains (que ce soit la Pologne ou les états Baltes) politique irrationnelle qui suit une logique post guerre froide c’est a dire avant tout nationaliste et non pro-Européenne, et surtout anti-Russe.
Ce chantage militaro-économique se double aujourd’hui d’un chantage énergétique, puisque cette subdivision européenne « poussée » justifierait la participation des européens a des actions brutales et violentes dans le monde, au nom de la démocratie, actions qui en réalité dissimulent des tentatives de prise de contrôle de secteurs énergétiques écartant la Russie (Kosovo avec l’AMBO, l’afghanistan avec UNOCAL, la bataille pour la Caspienne, le projet Nabucco..).
Depuis la chute de l’URSS et du mur de Berlin, l’OTAN n’a pourtant plus lieu d’être. Incapable de venir a bout des « terroristes » et du « trafic d’opium Afghan » comme l’a récemment rappelé Serguei Lavrov, l’OTAN elle devenue une organisation désuète, frappée du sceau de l’échec et qui ne reflète « plus » les intérêts Européens. En effet la menace « Soviétique » et le pacte de Varsovie ayant disparus et la nouvelle menace terroriste (due a un Ben Laden formé par la CIA) considérablement moins élevée (voir inexistante) sans une participation récurrentes aux actions de l’OTAN a travers le monde.
Les Européens doivent aujourd’hui se « rendre compte » que leurs soldats font office de supplétifs de l’armée Américaine, se faisant tuer pour des guerres qui ne sont pas les leurs ! Pire, en collaborant avec l’OTAN, l’Europe se met en position conflictuelle avec des acteurs essentiels a la stabilité et la paix que cela soit dans le monde musulman (ou l’OTAN est percue comme une « alliance de croisés modernes ») mais également dans le monde eurasiatique, ou l’OTAN est vue comme un outil Américain, facteur de trouble, par les grandes puissances de demain comme la Russie, la Chine, l’Inde ou l’Iran, toutes ces puissance étant liées entre elles au sein de l’Organisation Régionale de la Coopération de Shanghai.

Vers les regroupements continentaux et civilisationnels

Ce nouvel ordre multipolaire semble se configurer via l’émergence de grands ensembles civilisationnels et identitaires (UE, Chine, Russie, Inde ..). Ce phénomène de « regroupement » sur-régional est a l’opposé du mouvement de « morcellement » auquel œuvre l’Amérique en Europe, morcellement destiné a la constitution de petits ensembles facilement contrôlables économiquement et dépendants militairements (Yougoslavie, Tchécoslovaquie, projet de morcellement en trois de la Russie..). Morcellements au passage fomentés par l’OTAN et dogmatiquement attribués a « l’effondrement post soviétique ».
Ces nouveaux regroupements « auto-centrés » n’ont pas lieu qu’en Eurasie mais bel et bien sur tous les continents, que ce soit en amérique du Sud (Argentine, Brésil, Venezuela et Bolivie), sur le continent Africain, ou dans le monde musulman, Arabe ou pan-turque. Ces regroupements s’opèrent via des cœurs historiques, civilisationnels et économiques. Ces cœurs impériaux sont de façon très générale les grandes capitales ethno-culturelles des zones concernées, a savoir Pékin pour la Chine, Tokyo pour les Japonais, Caracas ou Rio pour l’Amérique du sud, les « musulmans » hésitants depuis longtemps entre La Mecque, Téhéran et Istanbul, avec une montée en puissance des musulmans d’asie. Il est a noter la place absolument unique de la Russie, au carrefour de tous les mondes, Islamique via sa position a l’OCI, Occidental via le COR, Européen par essence ou encore Asiatique de par sa géographie et sa participation a l’OCS.

L’alliance continentale Euro-Russe, source de paix dans le monde

De ces « ensembles » qui représentent de potentiels concurrents économiques voir militaires, l’Amérique en craint un bien plus que les autres : la grande Europe, ce « front continental », colosse économique et militaire, gigantesque empire de Reykavik a Vladivostok, étalé sur 11 fuseaux horaires et potentiel leader économique et militaire planétaire. La division « voulue » et « souhaitée » par les stratèges Américains date et va dans ce sens : tout faire pour empêcher tout unité pan-européene ! De John O’Sullivan qui en 1845, dans “Our Manifest Destiny” écrivait : « … avec l’anéantissement de l’Europe, l’Amérique deviendra la maîtresse du monde » ou l’ouvrage de 1890, “Our Country” qui précise que : « l’Europe vieillissante n’a plus les moyens de sauvegarder les valeurs civilisatrices de l’Occident, reprises par une Amérique dynamique émergente », et conclut par la fameuse formule « Europe must perish ! » soit l’Europe doit périr (voir ici). Tout au long du 20ième siècle, l’Amérique ayant pris le contrôle des mers (se substituant a l’Angleterre), des stratèges vont théoriser la seconde étape essentielle : la prise de contrôle des terres, notamment du « Heartland » Eurasiatique. Le chef d’œuvre ayant été exposé il y a plus de dix ans par Bzezinski dans son ouvrage « Le grand échiquier ».
L’Amérique, isolée du monde entre deux océans sait en effet parfaitement que c’est sur le continent (eurasiatique) que se joue l’avenir du monde car c’est la que sont concentrées le plus grand nombre de civilisations, le plus grand nombre d’êtres humains mais aussi la grande majorité des ressources de la planete. Pour que l’Amérique ne « sorte pas » du jeu mondial et reste un leader, elle doit empêcher un autre leader d’émerger (l’alliance russo-allemande), et surtout se préserver d’une alliance entre futurs leaders de cette zone (Euro-Russie et Chine par exemple).
L’Amérique s’oppose donc de plus en plus agressivement aux rapprochements Euro-Russes, que ce soit les rapprochements économiques (North Stream), militaires (Vers Helsinki 2 ?) ou en tentant purement et simplement d’accentuer la fracture entre Européen et Russe (extension de l’OTAN a l’est, création de conflits militaires comme en Géorgie et sans doute demain en Ukraine ..).

Moscou : capitale de l’EUROPE

Il y a 5.000 ans, la civilisation Européenne était dans le giron Slave, Grec et Méditerranéen, et le resta pendant plus de 3.000 ans, des Mycéniens aux Grecs, puis aux Macédoniens, de Cnossos a Athènes. L’Europe bascule ensuite sous le giron Romain. C’est la pax-Romana qui durera 6 siècles et aboutira a la création de deux empires chrétiens, dits d’Occident et d’Orient. A l’Ouest, après la panique des invasions Germaniques, un embryon d’europe se construit, mélangeant christianisme et germanité, un barbare franc étant couronné empereur d’Occident à Rome.
Après Cnossos, Athènes, Rome et Aix les bains, ce sera Byzance/Constantinople, qui restera capitale unitaire (de l’Orient) de l’Europe pendant encore 8 siècles en fondant son unité sur le Christianisme et la langue Grecque « replaçant » le cœur de l’Europe au bord de la méditerranée.
Les 5 siècles qui suivront verront l’orient basculer sous la nuit Ottomane pendant que l’Europe de l’ouest préparera son auto-génocide du 20ième siècle. Après la grande guerre civile de 30 ans (1914-1945), la scission entre Est et Ouest est consommée. Plus grave encore, les « cœurs » des deux euro-civilisations qui s’affrontent se sont déterritorialisés. Pour l’Europe de l’ouest, c’est désormais Washington qui fédère l’Occident libre des alliés, tandis que plus a l’est, c’est Moscou le «cœur » de l’Europe soviétique continentale. Ces deux cœurs ont chacun un projet de domination planétaire, mondiale mais un seul passera le cap du 21ieme siècle. Après la chute du mur, pour la première fois le concept d’Europe disparait, remplacé par celui d’Occident.
L’Amérique devient le centre du monde occidental et Bruxelles une simple filiale du pentagone qui réorganise l’europe fragmentée en rythme avec son intégration militaire a l’OTAN.
Les récents évènements sont pourtant révélateurs de l’urgence pour l’Europe de s’émanciper de la tutelle américaine et de comprendre que ce projet atlantiste de l’Amérique (axe Washington-Bruxelles), bâti sur sur les ruines de l’Europe réelle n’est en aucun cas un projet acceptable pour les peuples européens qui souhaitent vivre en paix. Les Européens ont aujourd’hui le choix : soit défendre les ruines du vieux monde occidental sous la bannière de l’OTAN, dans une logique de confrontation totale avec le reste de l’humanité, Russie en tête ; ou alors faire le choix de la collaboration continentale, via la Russie, dépassant par la même le projet pan-européen du visionnaire général de Gaulle (axe Paris Berlin Moscou).

La Russie endormie sous Eltsine s’est réveillée, devenant aujourd’hui l’hyper centre de résistance a l’Américanisation forcée et a l’extension agressive et criminelle de l’OTAN. La Russie nous a prouvé récemment qu’elle était prête a défendre ses intérêts mais également a collaborer avec l’Europe et à participer activement à un projet de société pacifique, multilatéral et fondé sur la concertation. Comme les Russes de 1999, les Européens de 2008 doivent sortir de leur sommeil et se libérer, tout d’abord des chaines de l’OTAN, qui s’étendent jusqu’aux frontières Ukrainiennes et Biélorusses et pourrait les mener a un conflit avec leurs frères Russes.

L’Europe se situe « sur » le continent Eurasien, dont elle occupe la façade atlantique, tandis que la Russie elle occupe la majorité des terres, et la façade pacifique. L’Europe et la Russie sont intrasèquements liés et appartiennent au même continent, l’Eurasie ! L’Eurasie est la maison commune des Européens et des Russes, de Reykjavik a Vladivostok (voir a ce sujet le discours de Maksim Mishenko). Grâce à la Russie une autre Europe, eurasiatique se dresse face à la Petite-Europe atlantiste de Bruxelles.
Apres Athènes, Bysance, Aix la Chapelle et Constantinople, Moscou est la nouvelle capitale de l’Europe.

Moscou, 3ième Rome, an de grâce 2008.

Alexandre Latsa

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Bientôt sur vos murs

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«Les gens en ont marre de l’impuissance des politiques à enrayer la petite criminalité.»

«L’autre jour, le copain de ma fille a été menacé par un voyou avec un couteau. Personne n’a été arrêté. C’est scandaleux.»

Un habitant évoque la création de milices privées de quartier.

Dans la foulée, un hôtelier propose de renvoyer dans leur pays la septantaine de délinquants algériens «qui pourrissent à eux seuls l’ambiance du quartier».

«Aujourd’hui, la police est moins présente. Alors ces délinquants, pour la plupart algériens, reprennent possession de leur territoire»

L’Algérien qui a commis trois agressions violentes fin août avait déjà été interpellé près de quarante fois. Sa troisième victime, une femme de 49 ans, violée le 31 août au Jardin anglais, témoigne et accuse. Ce nouveau cas de délinquance aggravée pose la question de la récidive et de sa réponse pénale.

C’est un individu sans visage qui surgit du noir, jette à terre sa proie, lui fracture la cheville tout en lui assénant un violent coup de poing au-dessus de la mâchoire. Enfin, d’un mouvement de mains furieux, il lui arrache les jeans de jambe à jambe. Le viol sera confirmé plus tard par le médecin légiste. Acheminée en ambulance aux Urgences, la victime se réanime une heure après et prend conscience de la violence qu’elle a subie: «Je me suis sentie morte et j’ai revu cette silhouette anonyme allongée sur moi.»

Citations tirées de la Tribune de Genève du 28 et du 29 novembre

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Le poème fondateur

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Livre sacré des guerriers grecs, l’Iliade est le premier traité de chevalerie, en même temps que la plus profonde des introductions à l’esprit européen.

Il n’est pas difficile de se faire une idée de ce qu’était la guerre au temps d’Ulysse et d’Achille. Il suffit de se souvenir de la Chanson de Roland, du cycle arthurien et des sagas scandinaves. A quelques minces différences près, le même homme y est décrit, porté par les mêmes sentiments et les mêmes valeurs, pratiquant à grands coups d’épée le même mode de combat bruyant, héroïque et désordonné. Ici, nous sommes dans la jeunesse d’une époque féodale qui n’a rien de commun avec le combat rangé des phalanges hoplitiques de l’époque des cités-Etats.

Au VIIIe siècle de notre ère, le preux Roland semble la réplique exacte du divin Achille qui mourut dans la fleur de son âge, plus de vingt siècles avant lui, sur un autre site du monde européen. Si l’on compare les poèmes qui ont éternisé leurs noms, il est impossible de ne pas être saisi de leur étonnante parenté, comme si, à 2000 ans de distance, les deux épopées décrivaient sous une forme voisine le même homme, doté de la même intériorité. Nous savons aussi qu’ils se ressemblaient physiquement, venant d’une même souche. En dehors des particularités de l’intrigue et de la forme littéraire, le Franc et l’Achéen sont quasiment interchangeables. L’héroïsme tragique de Roland, n’ignorant rien de son destin, c’est celui d’Achille. Et les courses initiatiques de Lancelot et Perceval ne sont-elles pas celles d’Ulysse ? Chacun à sa façon décrit un type spécifique réapparaissant d’âge en âge, figures européennes primordiales de l’aventureuse chevalerie, dont les époques suivantes conservent la nostalgie.

Comme les anciens chevaliers francs dans l’Europe moderne et jusqu’à une époque toute récente, mais avec plus de force encore, les preux, les kouroï, dont Achille est le type achevé, restent pour les Hellènes de l’époque classique source d’inspiration et modèles éthiques. Pendant près d’un millénaire, jusqu’à l’extinction du monde qui l’a vue naître, l’Iliade sera le livre sacré de tous les Grecs, le fondement de leur éducation et d’une vision intérieure sans laquelle un peuple meurt. Cette influence perdurera même au-delà, puisque nos rois francs, qui connaissaient un peu l’Énéide, se voulaient descendants des Troyens à l’égal des Romains. Le roi de France Charles VIII se donnait Hector comme ancêtre. Il ne fut pas le dernier à sacrifier au mythe. Édifiant une ville nouvelle sur la mer Noire au XVIIIe siècle, Catherine la Grande lui donna le nom d’Odessa, qui est celui d’Ulysse en russe. Et l’impératrice Elizabeth d’Autriche, en 1891, choisit d’appeler Achilleion la villa néoclassique qu’elle se fit construire à Corfou.

Les parentés ne sont pas seulement celles de l’âme. Au temps de la guerre Troie, l’organisation politique, sociale et militaire des Grecs ressemble près à celle de la féodalité post-carolingienne. Les Achéens qui font le siège de Troie ne sont pas une armée sens moderne, mais un rassemblent de bandes autonomes, chacune suivant un chef renommé, en vue d’un raid de représailles et dans l’espoir d’un gros butin. Ils sont venus par mer à bord de légères et rapides galères birèmes, selon une méthode qui fera le succès des Vikings, une vingtaine de siècles plus tard. A la façon des jarls norvégiens ou des chevaliers francs de la première croisade, les seigneurs achéens pratiquent entre eux une farouche égalité. La position dominante d’Agamemnon, roi d’Argos et de Mycènes, tient seulement au fait qu’il commande le contingent le plus nombreux. Mais, avant toute décision, il doit consulter les autres seigneurs et rois, ses pairs, réunis en conseil. Et son conflit avec Achille pour la possession d’une belle captive, incident qui forme le nœud de l’intrigue, montre les limites de son pouvoir.

Avec ces Achéens du XIIIe ou du XIIe siècle avant notre ère, nous avons affaire à des féodaux sur le mode celte ou germanique, commandant chacun une suite de libres guerriers qui les reconnaissent pour chefs. Chacun de ces seigneurs et rois s’attache ses compagnons d’armes par des liens de vassalité personnelle. S’y ajoutent les liens du sang. Ils sont tous fils du même peuple, contrairement aux Troyens dont Homère dit qu’ils étaient des Pélasges, ces anciens habitants de l’Égée, et qu’ils parlaient entre eux des langues différentes. Pour toute affaire grave, les guerriers sont réunis en assemblée, exactement comme le feront les Francs et les chevaliers arthuriens. Bien que la royauté soit héréditaire et d’origine divine, chaque chef doit mériter son rang par sa prudence au conseil et sa vaillance au combat, ce qui est encore un trait celte ou germanique.

Cédant à l’exagération épique, l’Iliade et la Chanson de Roland décrivent d’immenses armées se faisant face. La réalité est différente. Les batailles les plus importantes de l’époque n’opposent que quelques centaines d’hommes, tout au plus quelques milliers.

Compagnon d’aventure de tous les peuples indo-européens, le cheval est présent dans le récit d’Homère, non comme monture, mais comme attelage. Il ne deviendra monture de guerre qu’à l’époque classique, avec une efficacité d’ailleurs toute relative. Il faudra attendre le VIIe siècle de notre ère pour qu’apparaissent les trois accessoires qui changeront la place du cheval dans la guerre. Le fer pour la protection du sabot, la selle et les étriers pour la stabilité du cavalier.

Les chefs arrivent au combat sur un char léger, tiré généralement par deux chevaux et conduit par un cocher. Eventuellement utilisé comme instrument de rupture contre quelques fantassins, le char est avant tout le moyen de transport prestigieux de l’aristocratie guerrière.

L’armement du guerrier est décrit avec un grand luxe de précisions par Homère. La protection du corps est assurée par une sorte de plastron et une dossière d’épais tissus empesés, cuirassés de plaques métalliques. Les jambes sont protégées par des grèves (cnémides) et les pieds munis de sandales. Le bouclier, de forme semi-cylindrique ou rond, est en cuir durci. Il est capable d’arrêter un javelot en pleine force, comme cela est rapporté plusieurs fois dans l’Iliade. Le casque, l’épée et les pointes de javelot sont en bronze, métal plus lourd, plus fragile, moins souple et moins tranchant que l’acier qui ne se généralisera qu’aux siècles suivants avec les Doriens. Au cours du combat qui oppose Pâris à Ménélas, ce dernier découvre les inconvénients de l’épée de bronze. Après avoir raté son antagoniste d’un coup de javelot, Ménélas tire l’épée à clous d’argent, la lève et l’abat sur le casque (de son adversaire), mais voici que, brisée en quatre morceaux, elle échappe à sa main… (Iliade, III, 360-363). Fou de rage, il saisit Pâris par son casque et, l’ayant terrassé, le traîne vers son camp, l’étranglant avec sa jugulaire. Comme Homère ne répugne pas aux scènes comiques, la jugulaire cède et Ménélas se retrouve avec un casque vide, Pâris ayant filé.

Trois principales batailles sont décrites par Homère. Elles se déroulent suivant un rituel immuable. Tout commence par des sacrifices aux dieux, après quoi les chefs arrivent sur leurs chars, majestueux. Avant le contact de l’ennemi, ils descendent et confient la garde des chevaux au cocher pour qu’il puisse les recueillir en cas de défaite ou de blessure.

Les deux troupes, maintenant, se font face dans la plaine. Deux héros sortent des rangs et s’interpellent, échangeant des invectives et des répliques bien senties. Puis ils se jettent l’un sur l’autre, lançant leurs javelots avant de tirer l’épée. C’est le signal de la mêlée générale, dans un grand désordre, avec force hurlements, et sans autre tactique que l’assaut individuel pour tuer le maximum d’adversaires, éventuellement en capturer, dans l’espoir d’une rançon. Hormis l’usage du cheval, le mode de combat de la chevalerie médiévale ne sera pas différent. Cela n’exclut pas la ruse, comme le montre l’épisode du cheval de Troie rapporté par Virgile. Mais écoutons Homère : “En flots pressés, s’ébranlent les bataillons argiens. Chaque chef exhorte sa troupe, les soldats avancent en silence… Une clameur immense monte de l’armée des Troyens (…). Ils se joignent enfin et commencent la lutte heurtant leurs écus, leurs lances, leur fureur d’hommes bardés de bronze. Les boucliers bombés l’un l’autre s’entrechoquent. Un grand tumulte monte. Gémissements et cris de triomphe se mêlent. Les uns frappant à mort, les autres mourant. Le sang ruisselle… Antiloque attaque un preux Troyen qui lutte au premier rang. II atteint le cimier de son casque, et lui perce le front. L’airain traverse l’os. L’ombre couvre ses yeux. Ainsi qu’un mur, il s’effondre. Sitôt qu’il est tombé, Eléphénor, chef des Abantes, le saisit par les pieds, cherchant à le tirer hors de la mêlée, voulant le dépouiller de ses armes. Mais Agénor, le voyant entraîner le cadavre, le frappe sur son flanc découvert, l’atteignant de sa lance à pointe d’airain. La vie alors le quitte, et sur son corps s’engage entre Argiens et Troyens une rude bataille. On croirait voir des loups : l’un sur l’autre ils se ruent. Chaque homme abat son homme… ” – (Iliade, chant IV).

Il y a de l’ironie dans l’évocation de cet Eléphénor, un peu trop pressé de ramasser du butin. Se découvrant le flanc, il y perd la vie. Le public averti, qui avait déjà entendu cette histoire dix fois, devait s’écrier, comme les enfants devant Guignol : “Bien fait !”.

En ce temps, la guerre n’est pas seulement source de puissance, elle est une sorte de chasse sacrée, la plus belle occupation des hommes dignes de ce nom, celle qui, précisément, distingue les vrais hommes. La perspective d’une fructueuse razzia ajoute au plaisir. Sans doute se bat-on pour gagner, mais d’abord pour se battre. D’où la préférence marquée pour les armes nobles, épée ou lance, et le mépris affiché pour l’arc ou la fronde, ressentis comme des armes de lâches, que prisent en revanche les Asiatiques et les Orientaux. Imitée en cela par les guerriers celtes ou francs, la chevalerie homérique déteste les armes de jet qui permettent à un fourbe gringalet de tuer à distance le plus valeureux guerrier. Homère ne dissimule pas son mépris pour l’archer Pâris, celui qui enleva la belle Hélène, décrit comme lâche, faible, efféminé. Grâce à son arc, ce pâle guerrier va blesser le puissant Diomède. Il parviendra même à tuer Achille, le plus grand des héros. Les mêmes raisons conduiront la chevalerie des XVe et XVIe siècles à condamner l’usage des nouvelles armes à feu qui menaçaient son existence. Avant de périr lui-même d’une arquebusade, le chevalier Bayard faisait mettre à mort tout porteur d’arquebuse. Nul souci “humanitaire” bien entendu dans cette répulsion. Pas plus que le poète de la Chanson de Roland, Homère ne dissimule rien de la fureur et de la cruauté des combats, ni des blessures décrites avec une précision presque médicale. Le courage est à ce prix.

A ceux qui ne s’en tiennent pas à la surface des choses, lire Homère introduit à l’esprit même de l’Europe. Un esprit qui, à trente siècles de distance, au lendemain des hécatombes de 14-18, revit par exemple dans Orages d’acier, cette Iliade moderne. Paroxysme de violence pendant le combat, déchaînement démoniaque de haine, mais une haine superficielle, circonscrite à l’instant, éphémère, née de la ruée d’un sang vif, jeune et violent. Une haine sans lendemain, ainsi que le montre Achille cédant aux prières du vieux Priam venu implorer la restitution de la dépouille d’Hector. Aucun jugement moral non plus sur l’ennemi. Les Troyens décrits par Homère sont aussi grands et nobles que les Anglais et les Français dans le récit de Jünger.

Dominique Venner, Histoire et Tradition des Européens

Source et modifications : Theatrum Belli

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Tarik le modéré

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Un peu moins de symboles, un peu plus d’identité

Categorie(s) : Textes, par JI Genève

Avec la votation sur la construction des minarets qui approche, il est nécessaire de remettre l’église au milieu du village.

Toute l’Europe et plus généralement le monde occidental est plongé dans une crise des valeurs. Il y existe pourtant un sentiment diffus d’attachement, de respect, de quelque chose qui relie mais que tout le monde peine à nommer, ou n’ose pas. C’est pourquoi bien souvent, croyant se battre pour leur identité, certains patriotes sincères combattent pour des chimères quand il ne s’agit pas tout simplement de se mettre à la remorque de ceux qui voudraient effacer ce qui fait notre différence.

Malheureusement, force est de constater que ce sont justement ceux qui sont censés être les gardiens du temple qui sont les plus touchés.

Prenons le cas du patriotisme en général.

L’utilisation outrancière de manière kitscho-touristique de symboles nationaux ou cantonaux est en l’occurrence très révélatrice. Notre drapeau est très joli, mais il n’a pas vocation à orner la cuvette des toilettes. A force de l’utiliser pour tout et n’importe quoi il en perd toute valeur et toute signification. Se raccrocher aux symboles tout en cédant sur l’essentiel, ce n’est pas du conservatisme, c’est de la nostalgie.

Une autre illustration de ce glissement est le manque de courage politique quand il s’agit de défendre l’essence de notre pays. Même les politiciens supposés être les héros du patriotisme conservateur ne sont pas épargnés. Le comble est que certains défendent avec la même conviction conservatrice ce que leurs ancêtres politiques combattaient le plus vigoureusement. A croire que le conservatisme s’est transformé en posture électoral plutôt qu’en conviction.

Par exemple, s’il faut s’opposer à l’islamisation, que ce soit au nom de notre héritage culturel et spirituel et non en devenant les champions de la laïcité. En effet, les chantres de ce combat piaffent « laïcité ! » à en perdre le souffle et réussissent à faire passer le plus anticlérical des anarchistes pour une véritable grenouille de bénitier. La même critique vaut pour ceux qui ne trouvent qu’un républicanisme fragile à répondre au problème de l’immigration massive; et pour lesquels tous les problèmes seraient résolus par l’assimilation (ou l’intégration pour les moins téméraires) à travers l’éducation.

Ces deux attitudes traduisent une volonté de conserver l’emballage tout en renonçant au contenu. Cela ne fonctionne jamais très longtemps. Il vaut mieux donc ne rien dire et ne rien faire que de renoncer aux fondamentaux. Ceux-ci sont simples :

L’Europe est un continent blanc, de culture gréco-latine, de spiritualité pagano-chrétienne. La situation que nous connaissons aujourd’hui remet cela en cause de manière profonde, ce n’est malheureusement pas qu’en faisant qu’une exhibition de symboles qu’on changera quoi que ce soit à cela.

Jean-David Cattin

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Les avatars msn Jeunesses Identitaires Genève 1ère série

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Les avatars msn Jeunesses Identitaires Genève 1ère série

A télécharger, des avatars msn aux couleurs des Jeunesses Identitaires Genève.
Téléchargez le fichier zip
Les avatars msn JI Genève V1 (169)

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Censure des blogs identitaires, Hautetfort s’enfonce

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Censure politique sur la blogosphère : Philippe Pinault de HautetFort répond à Novopress

Image Hosted by ImageShack.usIl y a quelques semaines, les blogs de la mouvance identitaire, dont celui des JI Genève, hébergés sur HautetFort ont été suspendus.

Cette décision arbitraire des dirigeants du serveur n’a été accompagnée d’aucune explication. Aucun des blogs ne contrevenait pourtant à l’article 7 des conditions générales d’utilisation de HautetFort et aucune information contenue sur ces blogs n’était constitutive d’infraction pénale et ne lésait les intérêts de quelque personne que ce soit.

Afin d’essayer de comprendre les motivations ayant engendré cet état de fait, Novopress décidé de joindre par téléphone les responsables de la société Blogspirit qui gère la plateforme de blogs HautetFort.

Voici l’entretien – très instructif – avec Philippe PINAULT, le dirigeant d’une société qui semble avoir une conception bien particulière de la liberté d’expression sur l’Internet. Alors que des blogs de sensibilité politique identitaire sont censurés de manière brutale, d’autres – qui font l’apologie d’assassins d’extrême gauche comme l’ex-Action Directe Jean-Marc Rouillan – ne semblent pas poser de problème particulier aux dirigeants de Blogspirit. Faut-il y voir une extension du flicage de la pensée dans l’univers Web 2.0 pourtant marqué par l’esprit ouvert et collaboratif ?

Emilie Cassel pour Novopress.

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ID Magazine 14 – Violence et politique

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:: édito : « Violence et politique » Par Pierre Chatov

:: En Bref (Brèves nationales et internationales de France, de Belgique, de Suisse et du Canada)

:: Bloc militant (Brèves militantes nationales et internationales de France, de Belgique, de Suisse et du Canada)

:: Dossier : « Violence et politique. Les liaisons dangereuses »

** Chronique d’une violence annoncée.
** Cuir noir, coeur noir.
** Sorel et la violence
** Ne pas avoir peur de la force.
** Police nationale et libertés publiques.

:: Actu

** Le casse financier de l’hyper-classe mondiale.
** MTV : La gueule de l’ennemi sur vos écrans.
** Ordre et justice sociale. Au-delà d’un slogan.
** Leçons de l’affaire Bétancourt.
** Des jeunes de “droite”.
** Aller jusqu’au bout de la décroissance !

:: Nos racines

** Ernest Psichari, soldat du Christ.
** Le retour des Waldgänger.
** Conversation identitaire : Il était une fois un 23 mai.

:: Techno

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:: Évasion : Pékin après les Jeux Olympiques.

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