Aristote a dit:

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L’absence de communauté nationale est facteur de guerre civile, tant que les citoyens ne partagent pas les mêmes valeurs de civilisation.

Une cité ne se forme pas à partir de gens pris au hasard, et elle a besoin de temps pour se coaguler.

C’est pourquoi, parmi ceux qui ont accepté des étrangers pour fonder une cité avec eux, et pour les intégrer à la cité, la plupart ont connu des guerres civiles. Par exemple, les tyrans de Syracuse, en ayant naturalisé les immigrés, ont dû subir des révoltes. Citoyens et étrangers en sont venus à se combattre.

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L’esprit du camp

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Pour chaque militant identitaire, il y a toujours un avant et un après camp d’été. Je rassure ceux qui souhaiteraient venir à ce camp, il n’y a pas de lobotomisation ni de séance d’hypnose destinées à inculquer la doxa identitaire. Cet après camp se caractérise par trois choses manquantes dans notre société en fin de cycle : la liberté, la communauté et la simplicité.

La communauté, c’est une notion que l’on découvre pendant cette semaine de camp. Vivre avec une cinquantaine de personnes, filles et garçons, ayant les valeurs, les mêmes envies et les mêmes buts donnent un sentiment de plénitude, de joie au quotidien que l’on ne retrouve pas dans nos villes cosmopolites. Chacun de nous trouve facilement sa place dans cette communauté. D’ailleurs, il n’y a jamais eu véritablement d’animosités entre nous, les querelles de gaulois sont laissées au placard, chacun faisant fi des maladresses pour ne s’attarder que sur la solidarité qui nous unit. On est loin du repli sur soi, les nouveaux militants sont accueillis dignement et deviennent rapidement, s’ils en ont la volonté, des membres à part entière de ce clan. Pour le devenir, il faut se sentir un homme ou une femme libre.

Car chez nous, il n’y a pas d’endoctrinement, notre chemin est bien loin de ce concept ô combien totalitaire de nos républiques. En ennemi d’un système qui souhaite nous détruire, nous connaissons trop bien le prix de la liberté, pour en priver les membres de notre communauté. La première des libertés c’est de pouvoir vivre son identité sans apparaître au mieux comme un risible farfelu ou au pire comme un méchant spécimen attardé à une certaine période de l’histoire. Je ne me suis jamais senti aussi libre que durant un camp, loin de cette prison dorée que l’on appelle notre société. Car cette liberté d’être en harmonie avec la nature, demande un sacrifice, celui de vouloir vivre de manière simple au sein de notre communauté.

Et cette simplicité dans notre quotidien, on l’acquiert très vite. J’ai été étonné comment, gone de la ville, je pouvais me dépouiller de mes accessoires inutiles (télévision, téléphone, portables, vêtement de marque), pour ne garder que l’essentiel. Ce régime du superflu se fait sans y crier gare, rien n’est imposé mais tout se fait naturellement. Et l’on comprend mieux pourquoi cette société de consommation s’échine à détruire nos communautés tout en réduisant nos libertés fondamentales. Car un homme libre et enraciné n’a pas besoin de consommer, il n’a pas besoin du superflu de nos centres commerciaux, il n’a pas besoin d’avoir, il lui suffit d’être, de vivre son identité.

Le camp de ce mois d’août n’attend plus que vous. Pour vous aussi, il y aura un avant et un après. Et il se peut bien que ces sensations que vous aurez éprouvées vous changent à jamais.

Franck Lancier

Camp identitaire

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Identitaires n°2

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Dissidents 2.0

Dès leur création, les Identitaires ont fait du net une arme au service de la défense de nos identités. S’inscrivant dans une démarche profondément archéofuturiste, c’est sur des plateformes de blogues, des foras, à l’aide de faxs ou de mails, que les militants de la plus longue mémoire ont souvent lancé des attaques contre la forteresse de l’uniformisation.

Tout récemment, la vidéo d’une terrible agression exhumée et diffusée grâce à un ensemble de vecteurs de diffusion 2.0 (le web seconde génération – en l’espèce le réseau social Facebook, les plateformes vidéo YouTube puis RuTube, un forum de jeux vidéos, le blog Fdesouche) a pu toucher des centaines de milliers de personnes, jusqu’à forcer les médias « traditionnels » à s’emparer du sordide – et banal – fait divers. Qu’on ne s’y trompe pas, cet événement n’a rien d’anecdotique. Pour la première fois la réalité s’est imposée aux médias par le biais d’une pression populaire exercée sur des canaux encore incontrôlables. Les gouvernants, eux, ont bien saisi ce qui est en train de se passer et, de LOPSSI à HADOPI, les tentatives actuelles de mise sous tutelle étatique du net en apportent la criante démonstration.

Pionniers de l’utilisation d’internet comme outil militant (en complément de l’action sur le terrain, car pour qu’une vidéo d’action puisse être relayée par exemple, encore faut-il que cette action ait été menée…) nous continuons de porter un regard tout particulier sur l’évolution des nouvelles technologies. Ainsi ces derniers mois, ce sont le site du Bloc Identitaire et l’agence NOVOpress qui ont eu droit à un remodelage prenant davantage en compte les nouvelles possibilités. Dans le même temps, l’utilisation de l’audio et de la vidéo a encore été accrue et de plus en plus de militants sont formés à ces techniques de communication. Désormais, avec très peu d’investissement matériel chacun d’entre-nous peut être le média et devenir à la fois vecteur de vérité et acteur de la résistance.

Mais la spécificité des Identitaires, ce n’est heureusement et évidemment pas que la forme mais aussi le fond, et cela nous aurons l’occasion d’en reparler plus longuement lors de la Convention des 17 et 18 octobre prochains.

Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire

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Faire chuter la civilisation capitaliste

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Il n’est plus possible, en effet, de réduire le système capitaliste à une simple forme d’organisation de l’économie. Le capitalisme contemporain constitue, en réalité, une forme de “civilisation” parfaitement cohérente, aux ramifications multiples et variées, et qui s’incarne dans des manières quotidiennes de vivre (que la “mondialisation” a précisément pour but d’universaliser).

Jean-Claude Michéa, La double pensée (2009)

Prendre cette réalité en compte, c’est détenir la clé du combat identitaire : la nécessité de se révolter intérieurement contre le monde moderne (pornographie omniprésente et marchandisation du corps de la femme, idéologie Benetton et uniformisation des cultures, culte de l’argent-roi et de la réussite à tout prix – get rich or die tryin, malbouffe, dévirilisation généralisée, …) Le monde moderne (la civilisation capitaliste décrite par M. Michéa) force l’homme  européen à s’agenouiller devant ses idoles grotesques pour mieux le fragiliser psychologiquement et le rendre mûr pour endosser le statut de dhimmi (citoyen de troisième zone dans les pays musulmans), régression sociale et civilisationnelle rendue possible par l’immigration-invasion (légitimée par le dogme libéral de la libre-circulation des biens et des personnes), tremplin vers l’islamisation des peuples indigènes.

Ainsi, pour lutter efficacement contre l’immigration-invasion, il faut s’attaquer au coeur du système : les immigrés sont les déportés du système concentrationnaire capitaliste, alors ne tirons pas sur ces derniers mais prenons plutôt d’assaut les miradors des Benetton, Bouygues et autres Attali. A la civilisation capitaliste doit succéder un monde multipolaire respectueux des identités et des droits de chacun sur sa terre.

Source : Recounquista

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Bernard Lugan – Histoire de L’Afrique du Sud

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Auteur : Bernard Lugan

Titre de l’ouvrage : Histoire de L’Afrique du Sud (De l’Antiquité à nos jours)

Date de parution, éditeur, nombre de pages : 1986, Perrin, 275 pages

Sur l’auteur : Ecrivain prolifique né au Maroc en 1946 et certainement l’un des plus brillant africaniste et expert de cette discipline à ce jour. Il y a peu, il fut maître de conférence à Lyon où il assurait un module en « histoire et géostratégie de la francophonie ». Il est docteur en histoire et docteur d’État ès lettres.
Bernard Lugan a aussi enseigné pendant onze ans à l’université nationale du Rwanda (1972-1983). Il fut appelé comme expert au tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) et a créé la revue : L’Afrique réelle.
Son dernier livre : Histoire de l’Afrique, des origines à nos jours, ouvrage de près de 1248 pages, est une somme de savoir sur ce continent remarquable et sans égale.

Sujet :

Jusqu’à la fin de l’apartheid, l’Afrique du sud fut l’ultime « Grand Satan » de la politique international. Souvent perçue à travers le prisme déformant des passions partisanes de tous côtés et de la désinformation, cet ouvrage considérablement documenté réussit avec brio à analyser et comprendre toute la complexité de ce pays singulier.

De l’antiquité aux années 80, ce livre expose l’histoire et les enjeux de ce pays. Ce qui est utile pour saisir les tenants et aboutissants d’un problème aussi complexe et mal connu et plus particulièrement par tous ceux qui ont jeté si facilement l’anathème.

Résumé :

Peuplé au début de tribus nomades, il apparaît que sur la moitié du territoire de l’Afrique du Sud, les Blancs d’origine hollandaise, chose peu connue, ont précédé les Noirs. Leur première rencontre s’est produite seulement vers la fin du XVIIIème siècle.

De nombreux conflits secouèrent ce vaste territoire, les huit guerres cafres ainsi que la fameuse et terrible guerre des boers qui vit l’utilisation pour la première fois, sur des populations civile, de l’internement dans les camps de concentration. Les Britanniques y enfermaient les femmes, les vieillards et les enfants des Boers et des membres de tribus indigènes alliées. Fait terrible et largement peu connu, lui aussi.
Ce volume met en lumière des personnages étonnants tel que Pretorius ou Paul Kruger qui furent des modèles de ténacité pour leur peuple.

Véritable épopée des Afrikaners et lutte sans merci pour une survie précaire dans un environnement hostile et cible de tous les appétits de conquête tant Zoulou que Britannique. Cette quête d’indépendance durement acquise et tardive (mai 1910) explique leur tempérament et intransigeance. Nombres d’Africains du sud donnèrent également leurs vies lors des deux guerres mondiales aux côtés des alliés. L’auteur explique comment est né le développement séparé et toutes les implications stratégiques internationales, qu’a généré un territoire aussi riche, tant par son sous-sol que par le génie des Boers.

Citation(s) :

« C’est là, dans ces étendues désolées, que se forgea la race afrikaner. Elle y acquit ses immenses qualités : courage, ténacité, endurance, fierté, goût pour la liberté. Elle y vécut isolée, avec la certitude du bien-fondé des ses principes politico-religieux, groupée autour de ses chefs patriarches, seuls admis à interpréter la bible.» (Page 61)

« Bien vite ils croient d’ailleurs avoir atteint la « Terre Promise » car habité les pays qu’ils traversent sembles vide d’hommes ou peu habités. La réalité est qu’ils sont en bonne partie abandonnés par des populations contraintes à la fuite lors du mfecane. Par conséquent, ce sont des territoires quasiment déserts que traversent les Voortrekkers à partir de 1836 ; l’Orange et le Transvaal étaient sans propriétaires quand ils s’y installèrent. » (Page 89)

« (Dans les camps) Le taux de mortalité chez les Boers atteignit des proportions effrayantes : 35% chez les adultes et, dans le seul camp de Kroonstad, la mortalité infantile s’éleva à 87%, des chiffres supérieurs à ceux des camps nazis. C’est ainsi que 28 000 civils boers périrent dont 22 000 enfants, soit 10% de l’ensemble de la population. Au moins une génération d’Afrikaners avait été rayée de la carte de l’Afrique du Sud. » (Page 173)

Appréciation personnelle :

Ce livre est, du début à la fin passionnant. Écrit dans un style agréable et remarquablement bien documenté, il parvient à instruire le lecteur tout en le captivant totalement. Agrémenté de cartes et de chronologies, le récit est clair à chaque instant.

Ivan

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Légendes de Genève et du Genevois

Categorie(s) : Textes, Traditions, par JI Genève

Titre de l’ouvrage : Légendes de Genève et du Genevois.

Date de parution, éditeur, nombre de pages : 2007, Slatkine, 175 pages

Sujet : Contes insolites et fantastiques de la région genevoise.

Résumé:

Cet ouvrage peut au premier regard paraître bien surprenant. Il est malheureusement encré dans l’inconscient collectif une image plutôt urbaine de notre canton. Idée erronée car plus de la moitié de notre canton est composée de campagne. Pour l’instant, car le béton poussé par une croissance sans fin avance inexorablement.

Ce livre ne se contente pas d’être soigné dans sa présentation visuelle. Il entraîne rapidement le lecteur surpris dans une cycle enchanteur et envoûtant de contes variés. Dans cette appréciable compilation d’histoires insolites certaines paraissent drôle et insolites, alors que d’autres terrifiantes et romantiques. De l’inquiétante dame blanche des ruines de Rouelbeau à l’hideuse vouivre de Corbière en passant par la belle de Conches, le bienheureux lecteur risque bien de le finir plus vite qu’il ne l’escomptait ! Il nous faut bien reconnaître que 175 pages, ce n’est pas si long quand le plaisir est au rendez-vous.
L’auteur ne se limite pas au seul canton de Genève. La Savoie, le Salève et même le pays de Gex n’ont pas été oubliés. En tout cas, c’est là une belle mise en avant de notre terroir et de notre région.

Laissons donc la ville que nous connaissons trop de par nos obligations professionnelles respectives, pour nous évader avec ce précieux grimoire à la main dans notre belle campagne à la recherches de mythes et de légendes oubliés. Le rêve et la quête fantastique à deux pas de chez nous !

Ivan

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Jean-Jacques! Aime ton pays.

Categorie(s) : Textes, par JI Genève

Je me souviens d’avoir été frappé dans mon enfance d’un spectacle assez simple, et dont pourtant l’impression m’est toujours restée, malgré le temps et la diversité des objets. Le régiment de Saint-Gervais avait fait l’exercice et, selon la coutume, on avait soupé par compagnies. La plupart de ceux qui les composaient se rassemblèrent, après le souper, dans la place de Saint-Gervais, et se mirent à danser tous ensemble, officiers et soldats, autour de la fontaine, sur le bassin de laquelle étaient montés les tambours, les fifres, et ceux qui portaient les flambeaux. Une danse de gens égayés par un long repas sembleraient n’offrir rien de fort intéressant à voir ; cependant l’accord de cinq ou six cents hommes en uniformes, se tenant tous par la main, et formant une longue bande qui serpentait en cadence et sans confusion, avec mille tours et retours, mille espèce d’évolutions figurées, le choix des airs qui les animaient, le bruit des tambours, l’éclat des flambeaux, un certain appareil militaire au sein du plaisir, tout cela formait une sensation très vive qu’on ne pouvait supporter de sang-froid. Il était tard, les femmes étaient couchées ; toutes se relevèrent. Bientôt les fenêtres furent plein de spectatrices qui donnaient un nouveau zèle aux acteurs : elles ne purent tenir longtemps à leurs fenêtres, elles descendirent ; les maitresses venaient voir leurs maris, les servantes apportaient du vin ; les enfants, même, éveillés par le bruit, accoururent demi-vêtus entre les pères et les mères. La danse fut suspendue ; ce ne furent qu’embrassements, ris, santés, caresses. Il résulta de tout cela un attendrissement général que je ne saurais peindre, mais que, dans l’allégresse universelle, on éprouve assez naturellement au milieu de tout ce qui nous est cher. Mon père, en m’embrassant, fut saisi d’un tressaillement que je crois sentir et partager encore. « Jean-Jacques, me disait-il, aime ton pays. Vois-tu ces bons Genevois ? Ils sont tous amis, ils sont tous frères, la joie et la concorde règnent au milieu d’eux. Tu es Genevois ; tu verras un jour d’autres peuples ; mais, quand tu voyagerais autant que ton père, tu ne trouveras jamais leurs pareils.

Jean-Jacques Rousseau

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Dominique Venner, Ernst Jünger. Un autre destin Européen

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Un nouveau livre de Dominique Venner : Ernst Jünger. Un autre destin Européen

En librairie depuis le 15 mai 2009. Il s’agit de la première biographie consacrée en France à Ernst Jünger, grande et énigmatique figure du XXe siècle. Le 9 janvier 1995, à la veille de son centenaire, il adressait ce message de connivence à Dominique Venner : « Nous autres, camarades, nous pouvons montrer nos blessures ! »

Image Hosted by ImageShack.usLe livre :
Très jeune héros de la Grande Guerre, nationaliste opposé à Hitler, ami de la France, Ernst Jünger (1895-1997) fut le plus grand écrivain allemand de son temps. Mais ce n’est pas rendre service à l’auteur d’Orages d’acier que de le ranger dans la catégorie des bien pensants. Il n’a cessé au contraire de distiller un alcool beaucoup trop fort pour les gosiers fragiles. C’est ce Jünger, dangereux pour le confort, que restitue Dominique Venner. Il y replace l’itinéraire de l’écrivain dans sa vérité au cœur des époques successives qu’il a traversées. Belliciste dans sa jeunesse, admirateur d’Hitler à ses début, puis opposant irréductible, subsiste en lui le jeune officier héroïque des troupes d’assaut qui chanta « la guerre notre mère », et l’intellectuel phare de la “Révolution conservatrice”. Mais il fut aussi le guerrier apaisé qui tirait gloire d’avoir donné son nom à un papillon.

Dans cette biographie critique, Dominique Venner montre qu’aux pires moments du siècle, Jünger s’est toujours distingué par sa noblesse. En cela il incarne un modèle. Dans ses écrits, il a tracé les lignes d’un autre destin européen enraciné dans les origines et affranchi de ce qui l’opprime et le nie.

Dominique Venner, Ernst Jünger. Un autre destin Européen. Editions du Rocher, 240 p..

Source : le site Internet Dominique Venner.

Disponible en particulier sur Libre-Diffusion.com.

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Le combat du Taureau suisse contre le Lion d’Autriche

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A Sempach, devant la forêt, à Sempach, sur une prairie, le Taureau suisse a rencontré le Lion d’Autriche.
Il y avait longtemps que le Taureau cherchait le Lion, car sa patience était à bout.
Sa patience était à bout : le Lion d’Autriche avait recommencé à lui fouler son herbe, à lui ravir ses vaches et ses veaux.
Entre le Lion et le Taureau, point de trêve durable. Ils s’étaient déjà battus plusieurs fois, et toujours le Lion avait été vaincu, malgré ses griffes et ses crocs, et sa crinière, et sa queue en panache, et ses terribles rugissements. Le Lion portait au corps maintes blessures qui n’étaient pas cicatrisées.
Il portait au corps maintes blessures qui le brûlaient et qui se recouvraient ; il portait au corps maintes blessures dont il avait honte, car c’était un taureau qui l’avait blessé, car c’était une vache qui l’avait frappé. Il avait juré de se venger ou de périr : il y allait de son honneur.

*
*    *

A Sempach, devant la forêt, à Sempach, sur une prairie, le Taureau suisse a rencontré le Lion d’Autriche.
Le Taureau n’était pas très grand ; gris et noir, il ressemblait à un rocher couvert de mousse. Quand il avait posé dans l’herbe ou dans le sable, sur les pierres ou sur la terre ses quatre sabots fendus, on sentait bien, on voyait bien que nulle force ne le ploierait, qu’il arrêterait une avalanche.
Le Taureau était pacifique : si l’on n’entrait pas dans son domaine, on n’avait de lui rien à craindre. On pouvait l’approcher avec de bonnes paroles ; il se laissait flatter le col et l’échine.
On pouvait encore l’injurier longtemps avant qu’il ne bouge, l’injurier et lui jeter des cailloux et des mottes : d’abord il ne répondait pas, il ne daignait pas répondre, il continuait à brouter en chassant les mouches ; et puis il vous regardait de travers et ses oreilles remuaient ; et, tout à coup, il baissait les cornes. Alors, il fallait se hâter grimper à l’arbre, sauter par-dessus la haie.

*
*     *

A Sempach, devant la forêt, à Sempach, sur une prairie, le Taureau suisse a rencontré le Lion d’Autriche.
Le Taureau dit au Lion : « Seigneur Lion, bonjour, bonsoir ! comment vas-tu ? comment vont tes blessures ? ta belle lionne est-elle toujours aussi exigeante ? tes lionceaux ont-ils toujours autant d’appétit ? je le suppose, puisque tu es ici. »
Le Lion dit au Taureau : « Fils de vache, qui couches sur la bouse, nous avons de vieux comptes à régler ensemble et la quittance n’est pas signée. »
La Taureau répondit au Lion : « Cela va bien ; je la signerai sur ta noble peau, une fois de plus, à la pointe de mes cornes, et ton sang me servira d’encre. Veux-tu combattre ici ? c’est un honneur que je ne puis refuser à un duc. »
Le Lion répondit au Taureau : « Je me souviens de bien des choses, elles sont toutes portées sur le compte.
» Je me rappelle que, devant Laupen, tu m’as navré outre mesure ; tu avais l’Ours de Berne avec toi… »
« Oui, répliqua le Taureau, mais tu avais avec toi pour te défendre le Lion de Kibourg, ton compagnon l’Oiseau de Gruyère, ton serviteur, le Cheval pie de Fribourg, et vingt autres bêtes encore : tu as pourtant reçu des coups. »
« … Je me rappelle qu’au Morgarten, toi et ta vache, vous m’avez surpris lâchement : vous m’avez lancé des troncs de sapin. Je me souviens de tout cela et toutes les autres injures. C’est pourquoi je me suis dit : le Taureau suisse a des remords, je vais aller le confesser ; je lui donnerai l’absolution avec mes griffes, avec mes dents je lui infligerai une pénitence. »

*
*     *

A Sempach, devant la forêt, à Sempach, sur une prairie, le Taureau suisse a rencontré le Lion d’Autriche.
Le Lion se mit à rugir, le Taureau se mit à mugir ; ils s’observèrent, ils s’attaquèrent : ce fut le Lion qui commença.
Le Lion bondit sur le Taureau, mais le Taureau baissa la tête : il lui enfonça les deux cornes dans le ventre, il le secoua, il le rejeta en l’air derrière lui.
Le Lion tomba, le Lion voulu se relever ; mais il avait le ventre ouvert. La prairie, devant la forêt, devint rouge de sang.
Alors le Taureau dit au Lion : « Tu ne me fais guère pitié, tu n’as que ce que tu mérites. Si tu m’avais laissé tranquille, tu ne serais pas si malade.
» Mais voilà ! tu es incorrigible. J’en suis sûr, sitôt guéri, tu recommenceras.
» Maintenant je te donne un conseil : retourne auprès de ta belle femme ; tu lui raconteras que tu es tombé en chemin, que tu t’es fait mail au pied dans la montagne que tu ne lui rapportes rien encore.
» Ou bien tu lui diras que tu avais soif, que tu t’es arrêté à l’auberge et que tu as trouvé le voyage trop difficile. »
Et le Lion ne répondit mot : il se remit comme il put sur ses pattes il s’enfuit en boitant, la queue entre les jambes. « Où t’enfuis-tu riche Lion ? ta gloire, elle est vraiment petite ! »

Gonzague de Reynold, Contes et légendes de la Suisse héroïque

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Vladimir Volkoff – Petite histoire de la désinformation

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Auteur : Vladimir Volkoff

Titre de l’ouvrage : Petite histoire de la désinformation (Du cheval de Troie à Internet)

Date de parution, éditeur, nombre de pages : 1999, éditions du Rocher, 290 pages

Sur l’auteur :

Vladimir Volkoff (1932-2005) fut un écrivain français d’origine russe talentueux et extrêmement prolifique. Ses parents, Russes blancs, ont été forcés à l’exil pour échapper à la barbarie bolchevique. D’où l’intérêt de Volkoff pour l’histoire russe, la religion orthodoxe et son combat contre toute forme d’obscurantisme tel que, par exemple, le communisme et l’islamisme.

Diplômé en lettres classiques et docteur en philosophie il fut l’auteur de nombres de romans à succès tel que : Le Retournement, le Montage ainsi que sa fameuse trilogie sur les hommes du tsar ayant comme toile de fond l’interrègne en Russie.

Volkoff fut aussi connu pour avoir été le premier en France à parler de la désinformation au grand public. Il en fut naturellement l’un des plus brillants théoriciens.

Sujet : Cet ouvrage expose l’histoire et la technique de la désinformation. Avec des exemples de toutes époques, les villages Potemkine et la guerre de Bosnie par exemple, il décortique avec précision, les méthodes des deux grandes puissances de l’ancienne guerre froide, U.R.S.S surtout.
La désinformation et l’orientation des opinions est partout, même où elle ne devrait pars y figurer normalement.

Résumé :

Edité quelques années après « la désinformation arme de guerre (1986) » cet ouvrage ce veut une analyse et une synthèse plus abordable et actualisée. La définition que nous en fait l’auteur est assez explicite : « La désinformation est une manipulation de l’opinion publique, à des fins politiques, avec une information traitée par des moyens détournés. »

N’omettant aucune référence historique (cheval de Troie, Sun Tzu, la Vendée ou la dépêche d’Ems) , ce manuel définit également avec précision tous les mécanismes d’autres techniques de manipulation de masses tel que la publicité, la propagande ou l’intoxication psychologique.
Bien qu’à la même année, Volkoff écrivit un livre sur l’agression de l’O.T.A.N en Serbie (Désinformation : Flagrant délit ; même éditeur) et la désinformation tant journalistique que politique hors norme à la veille et pendant ce conflit. Un chapitre de qualité fait référence à la guerre de Bosnie et la manipulation des consciences occidentales.
Une partie mérite particulièrement l’attention, elle traite y de la désinformation politique destinée aux enfants par le support d’outils pédagogiques. Le procédé y est décrit avec nombres d’exemples édifiants. Les manuels français d’histoire, de sciences humaines ainsi que certains dictionnaires sont infestés de définitions, au premier abord anodines, mais lues avec attention apparaissent ouvertement orienté.
En bref ce livre fourmille de cas d’école étonnants et passionnants.

Citation(s) :
« De même que, selon la légende, quiconque a été saigné par un vampire devient vampire lui-même, le désinformé est amené à devenir désinformateur, quelquefois par candeur, mais souvent avec un enthousiasme morbide, débouchant, comme dans la propagande et la publicité sur l’irrationnel. » (Page 38)

« L’opportuniste Sun Tzu sait bien que le discrédit des valeurs traditionnelles est destructeur de l’identité d’un peuple, même sans mauvaises intentions de la part d’un tiers. » (Page 41)

« Appliquant les principes de Sun Tzu, le KGB a, en tout temps, encouragé le pacifisme chez l’adversaire, cependant que la propagande officielle était souvent belliciste en URSS. » (Page 109)

« Il faut prendre conscience du fait que nos enfants sont livrés à peu près sans défense à des maîtres dont certains sont endoctrinés par des théories subversives qu’ils essayent de propager sous l’effet d’un idéalisme probablement sincère et d’autant plus nocif. » (Page 163)

«Il existe à l’heure actuelle une tendance décadente qui consiste à nier qu’il y ait une vérité parce que reconnaître qu’il y en ait une impose des obligations, et d’abord celle de ramer, si besoin est, à contre-courant. Ce qui est bien fatigant pour des natures époumonées comme les nôtres. » (Page 269)

Appréciation personnelle : Ce livre pourtant technique n’est jamais indigeste, la plume de ce grand écrivain y est pour beaucoup. Rarement manuel fut aussi complet et nous permet de comprendre les procédés techniques de la désinformation avec autant de facilité et plaisir.
Livre indispensable à conseiller à tous, et cela sans prendre le moindre risque.

Ivan

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