Quand les pétrodollars valent plus que 10’000 emplois suisses
Categorie(s) : Textes, par JI Genève
Selon un sondage paru le 23 octobre dernier (1), l’initiative «anti-minarets» serait rejetée par le peuple. Bien sûr on ne saurait lire ce baromètre qu’avec des pincettes. Premièrement du fait qu’il est l’œuvre de la SSR, très impliquée dans la campagne contre l’interdiction mais aussi qu’il est évidement plus aisé de se prononcer publiquement, ou par téléphone, contre le texte que l’inverse. Conséquence logique après des années de matraquage politiquement correct.
En revanche les enquêtes sociologiques qui découlent de ce sondage reflètent certainement plus l’avis du peuple. Elles apportent plusieurs informations intéressantes, telles que les personnes « qui disposent d’un revenu supérieur à 11’000 francs sont les plus hostiles à l’initiative », mais aussi que « l’argument selon lequel l’acceptation de l’initiative nuirait aux relations politiques et économiques avec les pays musulmans est le plus percutant: il séduit 52% de sondés qui s’apprêtent à refuser l’initiative ». Information complémentaire, l’économie Suisse a récemment appelé à voter non pour des motifs purement économiques (2).
En face, il y a l’autre texte phare soumis à votation. Celui lancé par le GSsA qui veut interdire l’exportation du matériel de guerre. Si cette initiative passe la rampe, elle menacerait jusqu’à 10’000 empois, le tout en pleine période de crise. Pendant ce temps-là toutes les autres nations ne se gênent pas de vendre du matériel de guerre et ne perdront pas une seconde à reprendre les marchés abandonnés par ces braves Helvètes. Le sondage montre que le scrutin s’annoncera serré autour de cet objet. On apprend aussi dans l’enquête sociologique que l’argument principal pour cette interdiction est que « la Suisse ne doit pas s’enrichir en vendant du matériel de guerre », selon 64% des sondés. Les plus chauds partisans à cette initiative se trouvent chez les Verts de façon très prononcée alors qu’ils sont les plus opposés à l’interdiction des minarets.
Conclusion, toute une frange de la population est prête à envoyer au chômage des milliers de nos concitoyens pour des prétexte humanitaires mais n’hésitent pas à évoquer un risque économique dans le cas d’un succès de l’initiative contre les minarets. Toutefois leur attitude la plus contradictoire est que par leur opposition à l’interdiction des minarets ils se font symboliquement mais résolument les porteurs de valises d’un islam conquérant, en effet l’islamisation de la Suisse ouvre les portes d’une société aux antipodes de leurs discours droitdelhommistes. Visiblement la haine de leur propre peuple est plus forte que leurs convictions.
Benjamin
(1) Le sondage: http://news.google.ch/news/story?um=1&cf=all&ned=fr_ch&cf=all&ncl=dNiMxVIg0zZVCVMdIWahyp1MRj17M
(2) Economie Suisse: http://www.presseportal.ch/fr/pm/100002808/100591859/economiesuisse





Ce n’est pas la première fois que notre pays est la cible de critiques de ce genre. On se souvient des conclusions du rapporteur de l’ONU sur le racisme Doudou Diène, choqué aussi par les campagnes UDC et souhaitant à l’instar de l’Ecri des mesures politiques plus restrictives à l’encontre des actes et propos discriminatoires.**
“L’Afrique du Sud est un putain d’endroit craignos. J’y suis retourné sans cesse depuis notre départ en 1997 – ma mère voulait que mes jeunes sœurs et mon petit frère ne grandissent pas dans la violence. Depuis, je suis allé dans les townships à Soweto plusieurs fois et le pays m’intéresse de plus en plus. Mais ce ne sont pas mes souvenirs que je filme dans District 9 : c’est une vision actuelle de l’Afrique du Sud. Le film ne parle pas uniquement d’une réalité locale. Les personnes déplacées, les disparités économiques grandissantes, la xénophobie, cela pourrait tout aussi bien se passer en Israël et Palestine, ou pendant des émeutes à Paris. Sauf que si vous voulez être aux premières loges pour le futur, allez en Afrique du Sud. Si vous voulez voir Paris dans soixante ans, allez à Johannesburg.”
« Toute élite qui n’est pas prête à livrer bataille, pour défendre ses positions, est en pleine décadence, il ne lui reste plus qu’à laisser sa place à une autre élite ayant les qualités viriles qui lui manquent. C’est pure rêverie, si elle s’imagine que les principes humanitaires qu’elle a proclamés lui seront appliqués: les vainqueurs feront résonner à ses oreilles l’implacable vae victis. Le couperet de la guillotine s’aiguisait dans l’ombre quand, à la fin du siècle dernier (ndlr : fin XVIIIe donc), les classes dirigeantes françaises s’appliquaient à développer leur « sensibilité ». Cette société oisive et frivole, qui vivait en parasite dans le pays, parlait, dans ses soupers élégants, de délivrer le monde de « la superstition et d’écraser l’infâme », sans se douter qu’elle-même allait être écrasée. »







































