Mieux connaitre les jeunes identitaires genevois : Foire Aux Questions

Categorie(s) : Images, Textes, par JI Genève

1. Pourquoi avoir créé un groupe de jeunes et ne pas avoir rejoint un parti ?

Les défis auxquels est confronté notre pays font qu’il est indispensable d’adopter une nouvelle façon de penser et d’agir. Les lourdes structures des partis prennent du temps à changer et nous n’avons pas de temps à perdre. Nous voulons faire entendre notre voix ici et maintenant.

2. Qu’est-ce que cela veut dire identitaire au juste ?

Le terme identitaire désigne pour nous la promotion et la défense de notre identité (cf. questions 4 et 5). Notre action tend donc à renouer avec nos racines, nos traditions, à maintenir vive la flamme de la mémoire. Le regard tourné vers l’avenir, nous voulons construire ce dernier sur des bases solides et défendre les nôtres contre la dilution dans un grand magma cosmopolite et uniforme dont le nomadisme serait la règle absurde et totalitaire : enraciné dans une terre et une culture, nous savons d’où nous venons et où nous allons !

3. Pourquoi vous être rangés sous la bannière du mouvement identitaire qui a été créé en France ?

Les jeunes qui ont fondé notre groupe et ceux qui l’ont rejoint par la suite étaient à la recherche de la nouvelle façon de penser et d’agir comme expliqué dans la première question, or il est évident pour tout observateur politique que les Identitaires, avec leurs très faibles moyens, sont la mouvance la plus novatrice. Ils ont fait leurs les techniques les plus modernes de communication, notamment sur internet, tout en assumant un militantisme de rue plus conventionnel mais en perdition du fait de l’embourgeoisement généralisé. De plus, les Identitaires ne promeuvent pas un certain patriotisme chauvin et revanchard, crispé sur la défense des Etats-nations mais un enracinement harmonieux et serein.

Les Identitaires représentent donc le choix le plus logique pour les patriotes genevois.

4. Êtes-vous d’abord genevois, suisses ou européens ?

Nous ne hiérarchisons pas, un Genevois est forcément suisse et un Suisse est forcément européen. Notre pays a su concilier à merveille  l’identité locale (charnelle) avec l’identité nationale (historique). Notre pays tire ses coutumes, son droit, sa spiritualité de la civilisation européenne. Sans l’une de ces composantes, notre identité dessécherait et périrait en très peu de temps ; vouloir les séparer, les opposer ou les nier est donc une grave erreur.

5. Vous parlez beaucoup d’Europe. Êtes-vous par conséquent favorables à l’Union Européenne?

En Suisse, on désigne souvent l’Union Européenne simplement par « Europe » alors qu’il faudrait très nettement distinguer les deux. Aucun identitaire ne songe à prendre la défense des technocrates de Bruxelles qui font ou ont fait pression sur la Suisse pour la faire accepter les accords de libre-circulation et des lois qui entre autres ruineraient nos paysans et qui désarmeraient tous les citoyens. Nous sommes également très attachés à la démocratie directe qui serait très gravement menacé par une adhésion à l’UE.

6. On entend souvent des politiciens dire que la Suisse a toujours été multiculturelle et que donc la situation actuelle n’est pas nouvelle. Qu’en pensez-vous ?

Face aux nombreux problèmes engendrés par l’immigration massive d’extra-européens, les autorités qui n’entendent rien changer à leur politique font soit l’autruche, soit proposent dans le meilleur des cas des mesures sécuritaires sur fond de communication bon marché et mensongère.

Il s’agit donc d’un slogan malhonnête que l’on retrouve dans la bouche de politiciens favorables à l’immigration par intérêt ou par idéologie, voire les deux. Il sert à faire croire aux Suisses que leur identité c’est justement de ne pas en avoir. La vérité est tout autre. S’il est vrai que la Suisse a très tôt dans son histoire compté plusieurs langues et confessions différentes en son sein, il faut signaler que celles-ci ne cohabitaient pas sur le même territoire et que grâce à notre système fédéraliste, chaque communauté pouvait, dans son canton, vivre sa culture et pratiquer sa religion de la manière qu’il l’entendait. Enfin, s’il faut admettre qu’il existe des différences entre latins et germains, il faut surtout souligner que celles-ci sont insignifiantes en regard de celles qui les séparent des Africains ou des Asiatiques et au vu de l’identité européenne qui les rassemble.

L’argument de la « Suisse multiculturelle à travers les âges » tire aussi sa pseudo-justification de la présence sur notre sol de descendants de Portugais, d’Italiens ou d’Espagnols. Même s’il est vrai que la Suisse a accueilli dès les années 60 une immigration européenne importante, celle-ci était bien souvent issue de pays limitrophes ou proches, partageant une histoire et un fond culturel communs. L’intégration était possible même si elle a pu se faire dans la douleur. Aujourd’hui nous sommes confrontés à des peuples beaucoup plus étrangers à notre culture et dont l’intégration s’avère impossible sans parler du risque de conflit engendré par leur leur présence massive. Nous voulons y mettre un terme.

7. Les Suisses ne font pas assez d’enfants, pourquoi ne pas faire venir des jeunes de pays qui ont une natalité plus élevée, notamment les pays d’Afrique noire ? Ne résoudrions-nous pas ainsi deux problèmes en même temps ?

L’immigration ne sert ni le pays d’accueil, ni le pays de départ et encore moins les immigrés eux-mêmes. Tout au plus elle n’enrichit que quelques intermédiaires criminels et certains patrons dont on se demande s’ils ne le sont pas moins.

Elle ne sert pas le pays d’accueil en raison des coûts incroyables qu’elle fait peser sur les services d’aides sociales, mais aussi à cause de la violence importante générée par la confrontation de deux mondes différents, et enfin des bataillons de chômeurs ou de déclassés qu’elle ne cesse de faire grossir.

Elle ne sert pas le pays de départ, car elle le prive de ses rares élites attirées par les salaires européens, y engendrant ainsi des pénuries de spécialistes dans les domaines les plus vitaux. Elle ne sert pas non plus ces pays, car l’émigration leur sert de soupape de décompression, le départ pour l’Europe d’une part de leur jeunesse désœuvrée décharge les Etats africains de leurs responsabilités et surtout de coûts importants. L’émigration de leur élite empêche donc les pays africains de se développer, l’émigration de leur prolétariat sert elle à supporter ce sous-développement. Si les Etats africains veulent sortir du marasme et de statut d’assistés sous perfusion d’aides humanitaires en tous genres, ils ont donc avantage à tout faire pour maîtriser leur natalité débridée et arrêter l’émigration de leur élite et de leur jeunesse.

Pour lutter contre le problème de la dénatalité en Suisse, il vaut donc mieux favoriser par tous les moyens la natalité des Suisses. Bien entendu, il faut réserver ces mesures aux citoyens suisses pour éviter un appel d’air migratoire.

8. Êtes-vous racistes ?

Non, les Identitaires ne méprisent ni ne détestent aucun peuple ni aucune culture. Notre slogan « 100 % identité, 0 % racisme » résume notre position. Chaque peuple doit pouvoir s’épanouir sur sa terre.

En revanche, nous considérons comme racistes tous ceux qui cherchent à gommer les différences – et donc la diversité ethnique et culturelle qui font la richesse de notre planète – au profit d’un monde uniformisé, sans repères et sans racines. Selon nous, les sociétés multiculturelles et multiraciales se transforment souvent en sociétés multiracistes. En défendant les identités, nous luttons finalement pour une société plus harmonieuse.

9. Êtes-vous islamophobes ?

C’est leur droit de faire ce que les musulmans font dans leurs pays respectifs. Dans ce sens nous n’avons rien contre l’islam en tant que tel, pas plus que contre l’animisme ou le bouddhisme. Nous ne prétendons ni ne voulons imposer les Lumières occidentales à l’islam. L’expérience de laïcisation et de la républicanisation a d’ailleurs déjà été tentée au sein du sunnisme et du chiisme par Atatürk, les nationalistes arabes et le shah d’Iran. Nous constatons que ces tentatives n’ont pas fait long feu ou sont dans une situation de faiblesse là où elles survivent. On ne peut donc pas artificiellement transposer des évolutions survenues en Europe et qui reposent sur un socle culturel et philosophique extrêmement riche et complexe, bien différentes de celles survenues dans le monde musulman qui a une toute autre histoire.

La civilisation européenne et la civilisation musulmane sont donc profondément différentes et antagonistes, vouloir les faire cohabiter sur une même terre expose donc notre continent à une nouvelle guerre de religion, que toute personne sensée ne peut souhaiter. Il faut donc renoncer au niais vivre ensemble, générateur de conflits communautaires, pour le vivre chacun chez soi qui assure la paix pour les prochains siècles.

10.  Croyez-vous que la votation des Suisses contre la construction de minarets va vraiment changer quelque chose à la situation actuelle ?

Oui et non.

Oui car elle envoie un signal fort à nos dirigeants, les Suisses ont répété ce qu’ils avaient déjà dit dans le passé notamment sur la naturalisation facilitée ou le durcissement du droit d’asile, c’est-à-dire qu’ils veulent défendre leur identité qui, pour eux, revêt encore une importance fondamentale. Cette votation a été également révélatrice du profond mépris qu’éprouvent les classes médiatique, intellectuelle et politique pour l’avis du peuple. Celui-ci a compris la leçon et des évolutions positives sont à attendre dans le futur. Il s’agit d’une brèche sérieuse dans le politiquement correct et la tyrannie du multiculturalisme.

Non, car fondamentalement la nouvelle loi,  même si elle empêchera que des menaçants minarets fendent le ciel de la paisible Suisse, n’empêchera en rien l’arrivée de nouveaux immigrants qui viendront grossir les rangs de ceux qui veulent imposer leurs normes à notre pays. Les pays dont sont issus ces immigrés connaissant une natalité très élevée que rien ne semble freiner, il se peut qu’un jour nous soyons minoritaires et qu’ils parviennent à leurs fins.

11. Que proposez-vous pour lutter contre l’immigration ?

La Suisse est actuellement en proie à une véritable invasion de requérants d’asile alors que le peuple s’était  massivement prononcé pour un durcissement lors d’un scrutin relatif à ce sujet en 2006. Depuis l’éviction de Christoph Blocher,  qui avait entamé une politique rigoureuse, le laxisme est de nouveau de mise. Face à cette situation désastreuse, les Jeunes identitaires genevois proposent de stopper immédiatement l’immigration légale qui n’est pas européenne, fixer un moratoire dans le  domaine de l’asile et procéder à l’expulsion immédiate des clandestins.

Des solutions s’offrent déjà à la Suisse pour ces renvois, par exemple celle de signer des accords de réadmissions avec les pays concernés par ce phénomène. Si ceux-ci refusent il faudra suspendre l’aide au développement que l’état leur octroie ou faire valoir d’autres moyens de pression.

L’exemple nous a été  donné par l’Italie qui est gouvernée en partie par les identitaires de la Ligue du Nord, qui, par des mesures  similaires, ont fait drastiquement chuter le nombre d’entrées illégales sur leur territoire, au point que les centres  d’accueil de Lampedusa réservés à cet effet sont complètement vides alors qu’ils étaient bondés quelques années auparavant.

13. Que signifie pour vous être «étranger»?

De nos jours, plus grand chose, ce terme avait une certaine valeur du temps où l’obtention de la nationalité suisse  était un privilège et ne s’obtenait pas aussi facilement. Aujourd’hui la Suisse connaît le taux de  naturalisations le plus élevé d’Europe. La conséquence est l’apparition d’un peuple de « Suisses de papier » et a pour effet de rendre caduc la notion d’étrangers telle qu’on la percevait.

Un Européen étranger sera toujours plus suisse qu’un africain naturalisé, parce qu’il détient la composante principale de notre identité : l’appartenance à la même civilisation.

14.  Que pensez-vous des «frontaliers» ?

Personne excepté un radical borné n’oserait dire qu’il n’y a pas de problème avec le nombre de frontaliers à Genève, les dernières élections cantonales l’ont bien démontré. Le fait que des travailleurs locaux puissent être mis en concurrence directe avec une main d’œuvre inépuisable et bien plus « flexible et malléable » est une des conséquences néfastes de la mondialisation, qui induit l’abolition des frontières et contre laquelle nous entendons lutter en prônant l’instauration d’une véritable préférence locale.

Mais ce problème d’ordre essentiellement socio-économique est selon nous secondaire en comparaison du problème majeur qu’est l’immigration extra-européenne car cette dernière menace directement notre identité. Pour nous, notre message est sans ambigüité, plutôt frontaliers savoisiens que requérants somaliens.

15.  Lutter contre la mondialisation, n’est-ce pas le combat des altermondialistes ?

Les altermondialistes ne luttent pas contre la mondialisation, ils en veulent une différente. Leur principale revendication, sous forme de provocation, est que les hommes puissent circuler aussi librement que les marchandises. En réalité, cela fait partie des projets libéraux que d’accorder une libre-circulation totale tant aux marchandises qu’aux capitaux. Il s’agit uniquement d’une question de priorité, les libéraux étant marqués à droite, ils doivent tenir compte de leur électorat conservateur réfractaire à la libre-circulation des personnes et ne peuvent donc aller plus vite que la musique. Ils ont également une vision moins étatiste et s’opposent à la taxation des transferts de marchandises pour des raisons sociales ou écologiques. Les alter-mondialistes sont les idiots utiles de la mondialisation qu’ils prétendent combattre.

La mondialisation, qui repose sur des théories économiques qui font débat, est en train de détruire l’équilibre écologique, social et identitaire du monde entier.

Les identitaires déclarent donc être les seuls antimondialistes. Nous refusons autant la libre-circulation mondiale des personnes que des marchandises.

16. Votre combat s’axe-t-il seulement sur l’immigration?

Non, même si ce sujet s’avère être actuellement central. Comme déjà énoncé, notre combat s’axe sur la défense de notre identité face à tout type de menace. Ainsi, même si des flux massifs d’immigration peuvent être sources de problèmes tant au niveau démographique que simplement social, des sujets comme l’éducation, la famille, l’économie ou encore l’écologie nous préoccupent tout autant.

Par exemple, l’éducation et la famille sont des éléments fondamentaux pour la transmission de valeurs et de d’une mémoire, éléments constitutifs de notre identité. Nous n’avons pas pour but de vouloir faire de notre peuple un troupeau de consommateurs. Concernant l’écologie, nous n’avons par exemple pas l’envie de léguer une terre bétonnée à nos enfants.

Nous regardons vers un avenir que nous voulons le meilleur possible pour les générations qui nous succèderont. Il ne s’agit pas de sauter dans l’abîme, dans l’inconnu, mais de bâtir le futur avec notre expérience du présent et les racines fortes du passé. En bref, nous voulons perpétuer ce que nous sommes.  Par conséquent, tous les sujets d’ordre politique sont susceptibles de nous concerner de près ou de loin.

17. Quelle est votre opinion sur la « tradition » de la Genève internationale ?

De même que pour l’argument de la Suisse multiculturelle, nous ne voyons pas en quoi la Genève « internationale » constituerait une tradition. Sans l’ONU et les autres organisations de ce type, Genève retrouverait son caractère suisse et européen qui la caractérisait avant l’arrivée de la Société des Nations.

Le prestige véhiculé par ce statut d’internationalité ne nous émeut guère et n’évoque pour nous que le renchérissement du coût de la vie et l’aggravation de la crise du logement.

18. Vous vous dites écologistes. Êtes-vous proches des Verts ?

Écologistes, radicalement, proches des verts assurément pas. Si le parti des Verts peut paraître écologiste aux yeux de l’opinion publique, il s’agit en réalité. En réalité, il s’agit de l’ultime cache-misère des derniers trotskystes, obligés de se masquer derrière des thématiques qui ne les préoccupent pas, tant leur véritable combat est dans les poubelles de l’histoire et très loin des préoccupations réelles des gens. Comment ceux qui soutiennent la libre circulation, en étant de ce fait responsables de la nomadisation de notre société et donc des pollutions massives que cela occasionne, peuvent  prétendre être des écologistes cohérents ? Et ceci n’est que la partie émergée de l’iceberg qui symbolise leur mystification.

Les identitaires proposent eux une vraie écologie enracinée en prônant une véritable remise en cause du modèle  productiviste actuel. En se basant principalement sur deux axes: Premièrement, l’arrêt du bétonnage de la Suisse qui  ensevelit 1m2 de terrain par seconde, avant qu’il ne soit trop tard. Deuxièmement, la relocalisation progressive de  l’activité économique par des méthodes novatrices. Une écologie profondément conservatrice, subversive et résolument opposée au tenant d’une société de consommation qui gaspille, enlaidit et détruit à tout jamais notre patrie telle qu’elle nous a été léguée par nos ancêtres.

19. Quelle est votre opinion sur le fédéralisme ?

Nous sommes pour le respect du principe de subsidiarité. Ce doit être la plus petite entité politique qui lorsqu’elle le peut doit résoudre elle-même ses problèmes politiques. C’est elle qui délègue ensuite à l’entité supérieure ce qui n’entre pas dans sa compétence.

Même si nous sommes donc opposés à toute forme excessive de centralisme, cela ne veut pas non plus dire que nous soyons des séparatistes. Cela reviendrait à nier les deux autres parties de notre identité : la partie nationale et  la partie civilisationnelle.

20. Que pensez-vous des élections ?

L’objectif des identitaires étant de peser au maximum sur les événements et de reprendre en main le destin de notre  communauté, nous saisirons tous les opportunités pour y parvenir. Les élections en font partie. En France, des  listes identitaires dépassent déjà les 7%, il serait donc totalement absurde d’ignorer cette tribune supplémentaire en  terre genevoise. A condition de ne jamais oublier que les élections sont un moyen au service de nos idées et non pas  une fin qui nous ferait oublier le reste de notre travail d’enracinement local.

21. Où vous rencontrer ? Comment adhérer ?

Pour l’heure, les rencontres des jeunes souhaitant rejoindre les Jeunes identitaires genevois ont lieu dans un café ou dans un bar. Chacun se présente et raconte son cheminement politique. S’en suit la présentation de la galaxie identitaire et des principales actions menées par les JIG.

Pour participer à une rencontre, il suffit de nous envoyer un courriel dans lequel vous vous présenterez brièvement (âge, études, expérience militante, motivations, etc.) en n’omettant pas de nous communiquer votre numéro de téléphone pour faciliter l’organisation de la réunion.

Pour adhérer « définitivement » il faut participer à deux rendez-vous identitaires (action de terrain, cercle, autocollage, etc.), s’acquitter de la cotisation mensuelle et être coopté par la communauté.

Retrouvez la Foire Aux Questions dans Présentation

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NRH 46

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La vie est un combat pour les jeunes identitaires genevois aussi

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Fort tôt dans la matinée du samedi 19 décembre 2009, une délégation des Jeunes identitaires genevois prit la route du Beaujolais pour assister et participer au tournoi de combat libre « la vie est une combat ».

On pouvait craindre le pire à cause des intempéries, mais nos camarades lyonnais de Rebeyne! ont très bien géré l’organisation et ont pu parfaitement s’adapter aux conditions. Les combattants ont eu droit à un véritable ring de boxe. Cela donna aux combats une saveur particulière, tant pour le public que pour les participants. Les combats furent très engagés toutes catégories confondues. Mêlant agressivité et générosité, ils reflétaient l’image de cette autre jeunesse décidée à ne pas vivre à genoux et à prendre elle-même en main la destinée de sa communauté. Il ne s’agissait pas vraiment de gagner ou de perdre, mais de montrer l’exemple par le courage. Pour certains, ce fut leur premier combat sur un ring. Ce tournoi donna aussi lieu à des fraternisations entre les combattants.

La soirée fut marquée par le concert de Fraction avec la participation d’ingénieurs du son professionnels, ce qui donna une qualité supplémentaire à la prestation et montra une nouvelle fois le sérieux de l’organisation. C’est après avoir échangé encore quelques mots avec leurs camarades d’outre-Jura que les militants genevois reprirent la route, fatigués mais ravis de cette journée qui restera gravée dans leurs mémoires. En plus d’avoir permis aux militants des diverses régions de se retrouver, le tournoi fut l’occasion pour les participants de repousser encore plus loin leurs limites. Cet état d’esprit montre que désormais, il faudra compter avec l’autre jeunesse.

Pablo

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Des contes bien de chez nous pour Noël

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Noël approche à grands pas, c’est l’occasion d’offrir des cadeaux aux personnes qu’on aime. Les Jeunes identitaires genevois vous propose donc une liste de contes s’inscrivant dans la tradition suisse et européenne. De quoi émerveiller les plus jeunes et restituer à ceux qui le sont moins, la magie de leur enfance et le plaisir de lectures qui sont le témoignage de traditions orales aujourd’hui pour la plupart perdues mais qui furent transmises pendant des centaines d’années de génération en génération.

Gonzague de Reynold, Contes et légendes de la Suisse héroïque

Au sortir de la deuxième guerre mondiale, Gonzague de Reynold soucieux du moral de son pays rédige ces contes et légendes pour soutenir la Suisse face aux épreuves du nouveau monde.

Hésiode, Théogonie

Avec l’Illiade et l’Odysée il s’agit d’une des plus anciennes sources de la tradition européenne. Hésiode y raconte la création du monde et le panthéon tels que les concevaient les Grecs de l’époque archaïque huit siècle avant notre ère.

Homère, Des héros et des dieux

Dans la Grèce antique les aèdes se déplaçaient de village en village, cithare ou lyre à la main et déclamaient des légendes et poèmes ancestraux à la population. Ces poèmes furent mis par écrit par plusieurs écrivains de l’époque archaïque. L’œuvre qui en ressort est un ensemble d’hymnes de style homérique à la gloire des dieux, des héros, de la terre, de la lune et du soleil.

Beowulf

Beaucoup des légendes germaniques nous sont inconnues faute d’avoir été conservées sur papier jusqu’à nos jours. Il en est un pourtant qui a survécu jusqu’à nous: Beowulf.

Edda poétique et Edda de Snorri Sturluson

Principale source pour la connaissance de la mythologie nordique, les Eddas sont un ensemble de poèmes composés et transmis de génération en génération par des scaldes (sorte d’aèdes nordiques), l’identité de celui qui les a rassemblé dans l’Edda poétique nous est inconnu contrairement à celle du rédacteur de l’Edda, Snorri Sturlusson. Ce dernier a pendant de nombreuses années voyagé de village en village, en Norvège et en Islande pour rassembler la matière qui lui permettra de composer son oeuvre monumentale.

Lais de Marie de France

A la manière de Chrétien de Troyes, Marie de France exploite la matière de Bretagne pour composer ses lais. Ceux-ci moins connus que les célèbres Perceval ou Lancelot, nous offrent une autre voie, plus féminine, pour pénétrer dans l’imaginaire celtique.

Grimm, Contes choisis

Les frères Grimm ont parcouru l’Allemagne du XIXème siècle pour récolter cette poésie ancestrale qui laisse parler l’âme du peuple. Dans ces contes choisis, on retrouve les célèbres Cendrillon, Blanche-Neige ou encore la Belle au bois dormant.

Elias Lönnrot, Le Kalevala

Au XIXème siècle, alors que la Finlande est encore un grand duché russe, un certain nombre d’artistes tente de faire surgir un sentiment national en se plongeant dans les traditions les plus anciennes du peuple finnois. Lors de son voyage en Carélie, Elias Lönnrot a récolté à la manière de Sturluson ou des frères Grimm, la vieille tradition de son peuple pour la retranscrire dans ce livre qui est devenu la pierre angulaire de l’identité nationale finlandaise.


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Le mépris des nouvelles élites du capitalisme avancé

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© Chappatte dans "Le Temps" (Genève)

L’actualité de l’après votation contre les minarets c’est bien sûr la réaction hostile de l’hyperclasse mondialisée au résultat sorti des urnes. On a vu un Bernard Kouchner scandalisé, un Cohn-Bendit qui remettait en cause la démocratie et le concept de majorité. On a vu l’ONU dénoncer une « votation clairement discriminatoire », on a même entendu un Jean Ziegler déclarer que toute la Suisse venait de passer à l’extrême-droite et était devenu un pays raciste. Même si les politiques de droite comme Nicolas Sarkozy se sont retenus de critiquer trop vertement le choix des Suisses pour ne pas effaroucher leur base en période électorale, on a pu constater dans toute la presse européenne sans exception la différence abyssale d’opinion entre les rédactions qui fustigeaient le choix des Helvètes et les sondages publiés sur leur site dans lesquels leur lecteurs s’y solidarisaient.  Comment expliquer un tel décalage entre les élites et le peuple ? Voici un début de réponse avec trois auteurs très différents mais qui se retrouvent et se complètent sur la définition des élites d’aujourd’hui.

Le résultat d’une économie toujours plus globale et intégrée c’est l’apparition d’une nouvelle élite globale. Appelé « l’homme de Davos », « les travailleurs aux bagues en or » ou encore « cosmocrates », cette classe émergente est imprégnée des nouvelles notions de réseautage globale. Elle inclut les universitaires, les fonctionnaires internationaux, les dirigeants de multinationales, tout comme les entrepreneurs à succès dans le domaine des nouvelles technologies.

On estimait leur nombre à un peu près 20 millions en l’an 2000, sur lesquels 40% étaient américains, on s’attend à ce que cette élite double de taille à l’horizon 2010. Comprenant 4% de la population américaine, ces transnationaux ont peu d’intérêt pour la loyauté à leur pays, ils voient les frontières comme des obstacles qui heureusement disparaissent, enfin ils voient les gouvernements nationaux comme des résidus du passé dont l’unique fonction utile est de faciliter les affaires de « l’ hyperclasse mondiale ».

Samuel Huntington, Les âmes mortes: La dénationalisation des élites américaines, The National Interest, printemps 2004

Profondément enracinés dans l’économie planétaire et ses technologies sophistiquées, culturellement libérales, c’est-à-dire « modernes », « ouvertes » voire de « gauche », les nouvelles élites du capitalisme avancé — « celles qui contrôlent le flux international de l’argent et de l’information » — manifestent en effet, à mesure que leur pouvoir s’accroît et se mondialise, un mépris grandissant pour les valeurs et les vertus qui fondaient autrefois l’idéal démocratique. Enclavées dans leurs multiples « réseaux » au sein desquels elles « nomadisent » perpétuellement, elles vivent leur enfermement dans le monde humainement rétréci de l’Économie comme une noble aventure « cosmopolite », alors que chaque jour devient plus manifeste leur incapacité dramatique à comprendre ceux qui ne leur ressemble pas : en premier lieu, les gens ordinaires de leur propre pays.

Jean-Claude Michéa, Préface à La Révolte des Élites et la trahison de la démocratie de Christopher Lasch

Incapables de saisir l’importance des différences de classe dans la formation de nos attitudes envers la vie, les libéraux de la bourgeoisie aisée ne parviennent pas à prendre la mesure de la dimension de classe caractérisant leur obsession pour la santé et la droiture morale. Ils ont du mal à comprendre pourquoi leur conception hygiénique de la vie n’arrive pas à susciter un enthousiasme universel. Ils ont entrepris d’aseptiser la société américaine : il s’agit de créer un « environnement » sans fumeurs, de tout censurer, depuis la pornographie jusqu’au « discours de haine », et en même temps, de façon incongrue, d’élargir le champ du choix personnel dans des questions où la plupart des gens éprouvent le besoin de disposer de solides orientations morales. Lorsqu’ils se trouvent confrontés à de la distance devant ces initiatives, ils révèlent la haine venimeuse qui se cache pas loin sous le masque souriant de la bienveillance bourgeoise. La moindre opposition fait oublier aux humanitaristes les vertus généreuses qu’ils prétendent défendre. Ils deviennent irritables, pharisiens, intolérants. Dans le feu de la controverse politique, ils jugent impossible de dissimuler leur mépris pour ceux qui refusent avec obstination de voir la lumière — ceux qui « ne sont pas dans le coup », dans le langage auto-satisfait du prêt-à-penser politique.

Christopher Lasch, La Révolte des Élites et la trahision de la démocratie (1995) p.40

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I can get satisfaction

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Au sujet de la votation helvète, je suis d’accord avec la gauche sur un point fondamental. Le rejet suisse des minarets n’a rien d’un rejet de l’extrêmisme ou du terrorisme islamique. Il est un rejet des minarets, des mosquées qui les portent et des gens qui sont à l’intérieur. Il est un rejet des Arabes et des musulmans sur le territoire européen. Et c’est cette évidence qui, si elle sème la panique dans les rangs de mes camarades de babord, réchauffe mon cœur en cette froideur hivernale de décembre.

Oui, ils paniquent. Et j’ai l’impression que cette fois-ci, ce n’est pas que du théâtre. Ils ont vraiment peur parce qu’ils sont démocrates et que la démocratie a parlé. Contre eux. 58% ce ne sont pas les 18% de Le Pen. Les Suisses nous envoient un signal fort. Stop à la colonisation de l’Europe chrétienne par l’islam. C’est tellement massif, pur et simple, que c’en est presqu’émouvant. Rares sont les jours où je peux me dire “Tiens, j’aurais voté comme la majorité.”.

En Suisse, tout l’appareillage politique et médiatique a fait bloc contre cette proposition de l’UDC. Tous ont condamné cette initiative avec l’unanimité totalitaire d’un entre-deux-tours de présidentielle française en 2002. Dans un premier temps le problème n’est même la réponse mais la question. Selon les dirigeants démocrates, on ne devrait pas donner l’occasion aux gens de choisir. Et pourtant, les Suisses ont fait ce choix. Malgré la propagande, malgré l’assimilation aux heures sombres, malgré tout. Ils parlent de vote de la peur, les autres. Mais dans un tel contexte, il est clair que la peur eut été de dire “oui” aux minarets, comme on change de trottoir dans certains quartiers où que l’on baisse les yeux dans le métro. Le “non” suisse c’est évidemment la parole d’un peuple qui au contraire cesse d’avoir peur. Cette décision nette et franche est à la fois signe de rationalité, la population ciblée par les Suisses n’apportant objectivement rien de bon partout où elle s’installe, et signe d’attachement à son pays, à son architecture, à son histoire, d’un mot à son identité. Cette votation suisse est celle de la raison et de l’amour.

La peur et la haine sont en revanche palpables, de l’autre côté. Il est toujours amusant de voir le totalitarisme se dévoiler lorsqu’il est poussé dans ses retranchements, lorsqu’il essuie une défaite. Kouchner nous dit que la démocratie est dangereuse quand il a lui-même passé sa vie à écraser des peuples étrangers sous des tapis de bombes pour la leur imposer. Cohn-Bendit vient nous raconter qu’il faut faire revoter le Suisses. Ils montent tous au créneau, avec leurs gueules navrées, pour se répandre en indignations et incohérences successives. C’est jouissif.

L’Union Européenne et l’ONU sont également de la partie, ce qui nous démontre si besoin est que cette volonté de détruire ce que nous sommes n’émane pas que de quelques gauchistes que plus personne n’écoute mais bien des autorités les plus puissantes. Condamnations sur condamnations, menaces sur menaces, les hauts dirigeants qui prospèrent sur l’Europe qu’ils ont tuée ne savent plus quoi faire de ce cadavre qui décidément bouge encore un peu trop.

Dans les pays musulmans les réactions sont aussi unanimes. Selon eux, ce vote porte atteinte aux libertés fondamentales et aux droits de l’homme. Lorsque l’on connait le traitement réservé aux chrétiens en terre d’Allah ou que l’on sait que le nombre annuel de constructions d’églises dans ces pays se compte sur les doigts d’une main de lépreux, on adresse à la face de tous ces gens le seul doigt qui convient en de telles circonstances.

Les élites françaises se ridiculisent, le régime soviétique occidental se prend les pieds dans le tapis, les Arabes d’ailleurs s’énervent et ceux d’ici ont peur, voilà de quoi passer un joyeux Noël. Peu importe ce qui se passera après, nous nous rappellerons que le 29 novembre 2009, les Suisses ont dit stop.

Xyr

Source

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Les contre-démocrates, par Laurent Ozon

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« Je suis scandalisé, […] c’est une réaction d’intolérance. »
Bernard Kouchner, lundi 30 novembre 2009, RTL

« C’est un vote de violence. »
Michel Rocard, lundi 30 novembre, Radio Classique

Les contre-démocrates, par Laurent OzonLe référendum helvétique sur les minarets a, une fois de plus, fait ressurgir une opposition de plus en plus franche entre les partisans de deux légitimités contradictoires. Les démocrates, dont nous sommes, considèrent que la démocratie est une source de légitimité, certes imparfaite, mais incontournable. Les contre-démocrates pensent que leur idéologie est source de légitimité politique et prime sur le choix exprimé par le peuple.

L’idéologie à la mode, celle qui prétend décréter le bien, le beau et le bon, c’est le « Oneworldisme », l’idéologie « Open », vecteur de la volonté de domination de la nouvelle classe mondiale. Le bras armé moral de cette idéologie, ce sont les droits de l’homme, un système de pensée qui prétend fonder la dignité humaine et ses modes d’expression sur la seule appartenance à une catégorie zoologique, « l’humanité », plutôt que sur l’histoire, la culture, les modalités d’expression de celle-ci. Cette idéologie s’attaque ainsi aux droits existants des hommes libres et enracinés, dont celui de choisir, en toute responsabilité et liberté, ce qui lui semble bon, pour lui et pour les siens. Bref, tout ce qui fait de l’être humain un sujet de droit concret.

Comme l’écrivait Alain de Benoist : « Un régime démocratique tient […] sa légitimité du consentement du peuple, celui-ci étant généralement exprimé par le vote. En dernière analyse, la démocratie est le régime qui consacre la souveraineté du peuple. A l’inverse, le discours des droits de l’homme se donne d’emblée comme certitude morale universelle, censée s’imposer partout du seul fait de son universalité. Sa valeur de vérité ne dépend donc pas d’une ratification démocratique. Mieux encore, il peut s’y opposer. »

Nous sommes donc bien à un tournant historique. La super-classe mondiale, la majorité des politiciens, médias et faiseurs d’opinions sont aujourd’hui tombés de toute évidence dans le camp de la contre-démocratie (1). Le peuple est dangereux, la démocratie est dangereuse ? Qu’à cela ne tienne, ils ont entrepris de changer le peuple en favorisant la colonisation de peuplement et ont entrepris de s’attaquer logiquement au dernier recours d’expression du peuple : la démocratie directe.

Nous voulons rendre au peuple la maîtrise de son destin et son droit légitime à avoir prise sur les institutions qui prétendent avoir prise sur lui et sa famille. Ce n’est que justice. Le moment est venu de défendre la tradition démocratique en Europe face aux menées liberticides des contre-démocrates.

Laurent Ozon, président de Maison commune

(1) La contre-démocratie. La politique à l’âge de la défiance, par Pierre Rosanvallon, Seuil, 2006.

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Battez vous jusqu’au bout !

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Nous voici à quelques jours du fatidique 29 novembre, date de la votation sur l’initiative anti-minarets, qui selon un récent sondage de l’institut GFS, serait rejetée par 53% des Suisses. Un chiffre qui n’a pas évolué depuis le précédant sondage effectué au mois d’octobre. En revanche le nombre d’opposants a lui augmenté de 34% à 37%. Tendance forte inhabituelle pour une initiative populaire en fin de scrutin et souvent annonciatrice d’un succès.

Cette légère augmentation ne peut que nous faire penser à la votation sur les naturalisations facilitées en 2004. Le schéma était le même que pour le texte anti-minarets. La bien-pensance était mobilisée pour le OUI avec ses habituels auxiliaires ; médias, politique, église et association. Seul l’UDC y était opposé, et les sondages, du même institut, étaient des plus catastrophiques pour les opposant avec un NON à 24% quelques semaines avant l’échéance du scrutin. Finalement les naturalisations facilitées furent rejetées par 56,8% des Suisses à la surprise générale. L’institut de sondage avait complètement sous estimé la chape de plomb que représentait le politiquement correct sur les personnes sondées. Depuis la chape s’est considérablement alourdie et l’objet de l’initiative ne devrait pas inverser la tendance mais au contraire la renforcer.

D’où cette inquiétude des principaux chefs de partis qui se sont réunis en catastrophe, pour implorer les Suisse de chasser la potentielle intolérance qui somnole en eux en évitant que « dans le secret de l’urne », comprenez sans le politiquement correct, « beaucoup votent contre l’islam ». Cette déclaration émane de Christophe Darbellay, comme le journal « Le Temps » le titrait la semaine passée, on sent une certaine nervosité chez les tenants de la pensée unique.

Le système par le bras armé de ses sondages a tenté au cours de la campagne de démobiliser les partisans de l’initiative en les désespérant. Ce qui pourrait bien se retourner contre eux car ils pourraient aussi démobiliser les opposants du texte, trop sûr d’eux. D’où cette réunion en catastrophe. Nos politiques ont bien comprit qu’une surprise était possible le 29 novembre. La balle est maintenant dans notre camp. La participation est pour le moment de 37% dans le canton de Genève, il reste encore beaucoup de monde à convaincre.

A l’heure où des millions d’Européens regardent la Suisse avec espoir, car ils ne peuvent pas s’exprimer dans leur pays sur ces sujets ô combien fondamentaux, le peuple Suisse à une occasion unique de créer une fissure dans la chape de plomb que l’utopie flétrie de la multiculturalité nous impose, tout pourrait en découler. Aux partisans de se mobiliser, d’être des missionnaires dévoués auprès de leurs amis et leurs famille pour ces quelques jours qui pourraient changer le cours de l’histoire. Battez-vous !

Benjamin

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Le der des ders

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Leur jeunesse

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Annoncé en grande pompe par les médias, un comité intitulé « liberté religieuse» rassemblant les mouvements de jeunesse du PS, PDC, PLR et Verts est né la semaine dernière. Derrière cette appellation dégoulinante de bons sentiments se cache un énième procédé démagogique des représentants de la bande des quatre. Cette coalition est toujours réunie contre le « camp patriotique » lors des votations cruciales et qui détient tous les leviers de pouvoir en Suisse, de la culture à la politique en passant par les médias. Ce comité en a aussi profité pour présenter son affiche qui appelle à voter non à l’initiative contre les minarets en la qualifiant de «délire» (1). Pourtant ces quatre mouvements n’en sont pas moins eux-mêmes délirants. En voici quelques exemples.

Premier délire, leur intitulé qui sous-entend que cette initiative causerait une restriction de la liberté religieuse alors que des musulmans et des gens de gauche ont concédé que le minaret était facultatif à l’exercice de l’islam. En revanche, beaucoup d’islamologues s’accordent pour dire que le minaret est un symbole de puissance qui signifie «nous sommes ici et nous ne repartirons pas». En parlant de symbole, n’est-ce pas les jeunes socialistes qui viennent de proposer un texte dénoncent l’emprise des religions en Suisse ? Inutile de préciser que ce texte concerne essentiellement les religions chrétiennes.

Le délire numéro deux et non des moindres est le fait du représentant le plus « droitier » de ce comité. En effet, selon le PLR valaisan Philippe Nantermod, la campagne cherche à « résoudre un problème qui n’existe pas» ! Même le dernier apparatchik nord-coréen ne pourrait tenir un discours aussi déconnecté des réalités que de prétendre qu’il n’y a pas de problème en Europe concernant l’augmentation du nombre de musulman et de leurs revendications. Le jeune radical continue sur sa lancée en estimant que la Suisse a de «réels problèmes à régler», comme «le différend avec la Libye». Nous ne devons pas avoir la même définition du mot réel.

En conclusion de son propos ce dernier prétend «qu’en matière de violence, elle ferait mieux de s’occuper du hooliganisme qui sévit autour des rencontres sportives». En voila une belle gaffe, personne avant lui n’avait parlé de violence dans ce débat, même pas les initiants. Le Radical fait donc de lui-même le rapport entre violence et islam. Evidement, le problème d’ordre sécuritaire qui l’intéresse est le seul qui n’a pas de lien direct avec l’immigration, ce qui lui évite au passage d’évoquer les sujets qui fâchent.

Le dernier délire notable est tout simplement leur affiche. On y voit des monuments catholiques, comme Notre-Dame de Paris ou la statue du Christ Rédempteur à Rio de Janeiro. Le PDC Guillaume Barazzone a déclaré qu’elle servait à souligner le fait que «nous vivions au milieu de symboles religieux depuis des siècles et que personne ne s’est jamais élevé contre leur présence». Pour ce démocrate chrétien les minarets sont donc en terre helvétique un symbole comme les autres. Avec une telle remarque, le PDC peut définitivement retirer le C de son appellation.

Finalement ce comité réussit quand même à faire sourire, car bien que les groupes qui le composent soient anciens, médiatisés et présents dans toute la Romandie, il ne rassemble que 70 jeunes. Ces derniers sont clairement non représentatifs et ils s’en rendront compte quand les jeunes seront plus nombreux que leurs aînés à voter par l’affirmative le 29 novembre. Oui, il existe une AUTRE jeunesse.

Benjamin

(1) http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200001&sid=11453684

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