Le Genève-Servette déçoit avant même d’avoir commencé les play-offs

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Selon la formule consacrée, la LICRA créé un problème là où il n’y en a pas. Alors que la patinoire des Vernets est connue pour son atmosphère fair-play, voici que cette association antiraciste vient de lancer une campagne en s’appropriant le maillot du Genève-Servette HC. On se demande bien quelle raison a la LICRA de s’introduire de force dans ces play-offs 2010. On peut légitimement supposer qu’ils ont trop de subventions et que comme ils ne savent pas quoi en faire, ils lancent une campagne sans même se soucier de savoir si elle est pertinente tant au moment qu’à l’endroit choisis.

Les Jeunes identitaires genevois sont donc étonnés et déçus par cette initiative qui s’attaque frontalement aux spectateurs genevois sans qu’il y ait un quelconque motif  valable avancé. Dans l’interview qu’il accorde sur le site du club, le président du Genève-Servette, Hugues Quennec, est d’ailleurs bien emprunté et ne parle que de bras d’honneur et de respect des supporters adverses. On se demande bien où est le racisme dans tout cela. Et s’il croit réellement changer quoi que ce soit à l’animosité entre supporters avec ces incrustations sur les maillots des joueurs, on nage en pleine comédie.

Cette initiative maladroite ne réussira qu’à stigmatiser et culpabiliser les supporters du Genève-Servette qui n’ont rien fait pour mériter cela. Les parties jouées par ce club qui jouit d’une grande popularité dans notre canton tellement merveilleusement multiculturel est au contraire un moyen pour bien des jeunes Suisses, qui composent l’écrasante majorité des supporters, de se sentir chez eux le temps d’un match. Finalement peut-être est-ce cela qui dérange.

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JEUNES IDENTITAIRES GENEVOIS
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Contact : contact@jigeneve.com
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La proposition lausannoise a fait tache d’huile et les masques tombent

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Une semaine après la proposition ahurissante de l’exécutif lausannois d’autoriser les clandestins à faire un apprentissage dans l’administration de la capitale vaudoise, une dizaine de cantons se sont engouffrés dans la brèche. La classe politique, tout d’abord hésitante, a rapidement changé son fusil d’épaule pour soutenir un projet venu à l’origine des trotskystes d’A gauche toute.

Les cris d’orfraie qu’avait poussés le libéral Philippe Leuba, qui menaçait d’expulser les clandestins si ces derniers se retrouvaient à travailler dans l’administration lausannoise, se sont vite  estompés. Il est clair que sa manœuvre visait à créer un nuage de fumé pour rassurer sa base électorale par une posture intransigeante en matière d’immigration et une volonté d’application stricte de la loi sur les étrangers.

En réalité, cette loi pourtant durcie par le peuple suisse en 2006, les représentants de la «bande des quatre» (LIBRAD-PDC-PS-VERTS) la connaissent tout en la transgressant allègrement, sinon il n’y aurait pas près de 10′000 clandestins dans la seule agglomération lausannoise! Il n’y aurait pas eu non plus une majorité de députés au grand conseil vaudois,  censé être majoritairement de droite, pour soutenir le projet lausannois. Phillipe Leuba a eu beau aboyer, son parlement est gentiment retourné à la niche progressiste.

Voici donc le schéma politique Suisse en matière d’immigration, d’un coté une «bande des quartes» qui tient le pouvoir à tous les niveaux malgré sa déconnexion des préoccupations populaires, le scrutin du 29 novembre nous la bien démontré, de l’autre une résistance identitaire bien plus en phase avec le peuple suisse.

Benjamin

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Aidez les Jeunes identitaires genevois!

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Bien que nous fassions attention au moindre centime dépensé, nos simples cotisations ne suffisent pas toujours à couvrir tous les coûts de nos actions et campagnes.

Parfois des idées d’action tombent à l’eau par manque de moyens.

C’est pourquoi si vous appréciez notre militantisme en faveur de notre identité et le soin que nous apportons à la formation des cadres politique de demain, n’hésitez à soutenir notre action par un don.

Nous avons mis en place plusieurs moyens pour vous permettre de le faire.

Par bulletin de versement sur notre compte postal :

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Par un virement sur notre compte postal:

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Ils ne reculeront devant rien

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La guerre de partisans, est au dire de Lénine, «une forme de combat inévitable» dont on se servira sans dogmatismes ni principes préconçus, tout comme il faudra se servir selon les circonstances d’autres méthodes et moyens légaux ou illégaux, pacifiques ou violents, réguliers ou irréguliers. Le but est la révolution communiste dans tous les pays du monde; tout ce qui sert ce but est bon et juste.

Carl Schmitt, Théorie du partisan

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Signez et faîtes signer l’initiative pour les familles !

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L’UDC a récemment lancé une initiative visant à soutenir les parents décidant d’assurer eux-mêmes la garde et l’éducation de leurs enfants en bas âge. Elle prévoit une déduction fiscale au moins égale que celle en faveur des parents confiant leurs enfants à des crèches.

Conscients que, par les temps qui courent, la décision d’assurer soi-même la garde de ses enfants implique courage, sacrifice et abnégation, les Jeunes identitaires genevois saluent et soutiennent l’initiative de l’UDC.

Parce que nous estimons que la famille traditionnelle reste la meilleure source de transmission et de conservation notre identité.

Parce que la société de consommation ne l’a que trop sapée ainsi que les liens charnels au sein de notre peuple.

Parce que face aux flux migratoires et à l’individualisme consumériste, il est nécessaire de favoriser des structures permettant de résister tant démographiquement, culturellement, que simplement humainement :

Signez et faîtes signer l’initiative pour les familles !

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L’égo de M. Moix

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Roman Polanski assigné à résidence pour une année supplémentaire, voilà l’occasion pour vous, Yann Moix, de racoler sec auprès du milieu médiatico-artistique*. Sûrement espérez-vous une reconnaissance internationale pour vos propos suintant la haine et l’ignorance. Vous avez bien raison, vous ne l’acquerrez jamais pour vos qualités artistiques.

Seulement voilà, même en vous donnant beaucoup de peine à réagir le premier à la décision de notre justice et en utilisant tout votre stock de vilains mots, vous ne resterez jamais que le porte-parole en bas de soie d’une révolution de salon de thé. Votre sens des réalités semble en effet être très sérieusement altéré si vous vous figurez que les Suisses vont se mettre en grève pour un multimillionnaire accusé de viol.

Mais merci tout de même M. Moix, vous prouvez encore une fois à quel point vos préoccupations et celles de votre milieu sont loin de celles du peuple, qu’il soit suisse, français ou américain d’ailleurs.

Finalement votre petit manifeste de bobo en colère n’est guère plus qu’un acte de soumission à un milieu où règne tyranniquement la pensée unique, un milieu de puissants intouchables, un milieu où même le défaut de solidarité envers un membre du sérail est considéré comme une trahison.

Un acte de soumission qui ne vous coûte pas cher en plus, tant il est peu risqué de vous attaquer à un petit pays qui ne doit pas peser lourd dans vos calculs de parts de marché. Tout ce que vous critiquez, vous l’incarnez

Les Jeunes identitaires genevois

* L’article a disparu du site sur lequel il a été posté pour des raisons obscures

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Impasse Adam Smith, Jean-Claude Michéa

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Auteur : Jean-Claude Michéa

Titre de l’ouvrage
: Impasse Adam Smith – Brèves remarques sur l’impossibilité de dépasser le capitalisme sur sa gauche

Date de parution, éditeur, nombre de pages : 2006, Champs Flammarion, 185

Sujet : Le livre se compose de trois séries de propositions numérotées (I, II et III) suivies de scolies (notes complémentaires).

Qui est Jean-Claude Michéa ?

Jean-Claude Michéa, agrégé de philosophie montpellierain et enseignant à l’université et au lycée, est un socialiste orwellien (Georges Orwell, auteur du roman visionnaire 1984), c’est-à-dire partisan d’une “société libre, décente et égalitaire”. Dans ses œuvres successives, Michéa dénonce l’esprit nomade, cosmopolite, “sans-frontièriste” et soixante-huitard du capitalisme, et impute les échecs successifs de la gauche à son adhésion à cet esprit et aux valeurs correspondantes.

Résumé du livre

Face à “l’utopie libérale” portée par les “différents maîtres du monde” qui cherchent à nous imposer “toutes les modernisations” supposées nous apporter “un progrès merveilleux vers la Terre promise”, il faut mener un combat radical fondé sur la décence commune (selon l’expression common decency inventée par Georges Orwell), c’est-à-dire la morale des “gens ordinaires”. Mais d’abord consommer une “une rupture radicale avec l’imaginaire intellectuel de la Gauche”, devenue incapable de lutter efficacement contre le rouleau compresseur libéral. En diffusant “l’esprit” nomade, libertaire et multiculturel du capitalisme dans la société (par la propagande publicitaire, l’informatique à l’Ecole, via la libéralisation des mœurs, etc.), la gauche participe à la “fabrication” totalitaire de “l’homme nouveau”, utile à l’utopie libérale dont l’objectif est “l’enrichissement de tous dans un monde pacifié, toujours plus libre et toujours plus heureux”. L’homme moderne doit “s’épuiser à être de gauche pour que le monde continue à être de droite” (droite et gauche sont des termes employés par commodité de langage, pour Michéa ce clivage n’existe pas). Autrement dit : le capitalisme exige que “tout ce qui est sacré soit profané” (Marx, 1848). Aujourd’hui, la “tâche politique fondamentale” est de combattre cette “idéologie terriblement destructrice pour l’humanité” que veulent nous imposer les élites. L’ennemi prioritaire est le Système politico-économique actuel : libéral dans les mœurs et libéral en économie. Par conséquent, le conservatisme comme “désir de conserver les choses anciennes”, qui “conduit aux transformations les plus radicales”, est la base de toute révolution possible.

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Le théoricien des « racines musulmanes de l’Europe » n’est autre qu’un astrologue

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On se souvient sans doute de « l’affaire Sylvain Gouguenheim », la protestation de chercheurs et étudiants de l’Ecole normale supérieure (ENS) contre la parution d’ Aristote au Mont Saint-Michel/ Les racines grecques de l’Europe chrétienne : l’ouvrage montrait que la philosophie et la science grecques n’avaient pas été transmises à l’Occident chrétien seulement par les arabo-musulmans, mais aussi (surtout) par d’autres sources comme la Sicile ou bien par les traducteurs et copistes, en particulier ceux du Mont Saint-Michel.
(http://www.polemia.com/article.php?id=1658)

Parmi les dénonciateurs les plus acharnés de cette thèse jugée « islamophobe », un dénommé Max Lejbowicz, chercheur au CNRS et chroniqueur au Monde (il s’est d’ailleurs particulièrement acharné à « démolir » un autre chroniqueur du Monde, Roger-Paul Droit, qui avait présenté de façon favorable l’ouvrage). Ce Max Lejbowicz vient de diriger un livre entièrement consacré à la critique de Gouguenheim, L’Islam médiéval en terres chrétiennes, au titre évidemment beaucoup plus « historiquement correct ».

Il n’a, bien sûr, que le mot « scientifique » à la bouche pour faire taire ses contradicteurs. On trouvera ici le lien qui permettra de juger de sa « science », car Lejbowicz est aussi chercheur en astrologie. Il développe sur ce sujet des thèses et a publié des articles et un ouvrage sur le sujet. Il aimerait bien faire oublier cet aspect de ses recherches qui risqueraient de le faire passer pour un charlot auprès de ses collègues. Ses travaux astrologiques ne sont donc plus réédités.

Il convient donc, au nom de la science, de faire connaître l’un de ses articles sur le sujet. Le voici :
http://www.astroariana.com/Les-trois-phases-du-zodiaque.html. On notera au passage que ce grand historien, à la rigueur sans faille, date la querelle des Guelfes et des Gibelins du XVIe siècle.  Mais quand on explique par ailleurs que l’Europe est musulmane, on ne va pas chipoter à quatre ou cinq siècles près pour parler d’un événement historique !

Correspondance Polémia

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Gonzague de Reynold – Conscience de la Suisse

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Auteur : Gonzague de Reynold

Titre de l’ouvrage : Conscience de la Suisse – Lettres à ces Messieurs de Berne

Date de parution, éditeur, nombre de pages : 1938, Edition de la Baconnière, 299p. (épuisé)

Sujet : Le livre se compose sous forme de plusieurs lettres publiées dans la Gazette de Lausanne à l’attention de ces Messieurs de Berne, c’est-à-dire aux Conseillers Fédéraux. En cette époque troublée, le livre date de 1938 juste après l’Anschluss, Gonzague de Reynold détermine ce qu’est l’identité suisse et quelle est sa place en Europe. L’Etat, né en 1848 est fortement critiqué, ainsi que la modernité.

Résumé :

Défense nationale

Le livre commence sur une réaction aux événements qui secouent l’Europe à l’époque de son écriture. La Suisse sait ce qu’elle ne veut pas : être envahie. La première défense de la Suisse est sa politique intérieure. Point de défense nationale possible si le pays est divisé par la lutte des classes et miné par le communisme. La patrie doit être mise au dessus des opinions. Une rénovation nationale est la condition pour une défense nationale. On ne se fait pas tuer pour des taxes, on ne fait point de sacrifices matériels sans un idéal pour les compenser.

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Les Chrétiens en Espagne occupée avant la Reconquista

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L’Espagne durant les siècles où elle était sous occupation musulmane a connu différents occupants. Il est l’un d’eux, les Ommeyades, dont on présente la capitale leur émirat, Cordoue, comme particulièrement tolérante et qui aurait apporté à l’Espagne prospérité, paix et harmonie. A tel point que certains intellectuels proposent cette période comme un exemple pour les sociétés européennes. Bien entendu il s’agit là que d’une vaste fumisterie qui ne tient pas longtemps lorsque l’on débarrasse l’histoire des interprétations idéologiques. Voici un extrait éclairant rédigé par Philippe Conrad de son « Que Sais-Je? » sur la Reconquista :

La sujétion des chrétiens et des juifs se résume donc avant tout à la perception des sommes convenues lors de la conquête. Pour le reste, les communautés soumises conservent leur autonomie civile et religieuse. L’Église chrétienne exerce toujours sont autorité spirituelle sur ses fidèles, elle peut acquérir des biens, recevoir des donations et les musulmans n’interviennent pas dans ses affaires en matière de dogme, de culte ou d’organisation. Les chrétiens peuvent circuler librement en territoire musulman et peuvent même se rendre en pays infidèle. Des pèlerins se rendent ainsi à Rome ou à Jérusalem et, au IXè siècle, saint Euloge – qui sera le plus célèbre des martyrs de Cordoue- quitte à deux reprises al-Andalus pour effectuer deux voyages à Pampelune, en pays chrétien. Trois isèges métropolitains subsistent dans le territoire sous domination musulmane, à Séville, Tolède et Mérida, seul celui de Tarragone a disparu, la cité ayant été totalement détruite lors de sa conquête, en 718.

Les libertés laissées aux chrétiens trouvent cependant très vite leurs limites. Dès le milieu du VIIè siècle, ceux de Cordoue sont expulsés vers les faubourgs et perdent ainsi, contre une indemnité non négligeable, leurs églises du centre ville, où la cathédrale est bientôt transformée en grande mosquée. Un procédé auquel recourront fréquemment les chrétiens au fur et à mesure de la reconquête, en invoquant les mêmes raisons de sécurité. L’autonomie dont jouissent les infidèles demeure par ailleurs extrêmement fragile. Le dhimmi qui ne s’acquitte pas de la capitation peut être réduit en esclavage, voire puni de la mort. Le pouvoir musulman peut en ce domaine décréter la responsabilité collective de ses sujets chrétiens et supprimer les libertés de toute une communauté en cas de défaillance de l’un de ses membres. Les chrétiens doivent également se garder de toute action perçue comme une provocation par les fidèles de la religion dominante. La simple vue d’une croix ou d’un porc peut ainsi être interprété comme une injure faite au Prophète. Les périodes troublées que connaît assez fréquemment l’Espagne musulmane sont également le prétexte des pires excès. Les chrétiens de Séville en font la cruelle expérience en 891, à l’occasion d’une révolte de la garnison arabe contre le gouverneur local. On mesure ici les limites de la « sécurité » garantie aux dhimmis en pays musulman et la crainte demeure naturellement le lot des chrétiens « arabisés » (musta’rib). Au IXè siècle saint Euloge demande ainsi à Dieu « de lui épargner le sinistre appel du muezzin ». Les « vrais croyants », outre qu’ils conservent une certaine méfiance vis-à-vis des muwalladun fraîchement convertis, supportent mal l’arabisation progressive des chrétiens qui, au fil du temps adopte la langue et certaines coutumes des envahisseurs. On connaît le cas d’un marchand chrétien, qui ayant eu le tort d’invoquer le nom de Mahomet sans renier pour autant sa foi, est fouetté, promené à travers Cordoue attaché sur un âne, face à la croupe de l’animal, et finalement jeté en prison pour avoir offensé le Prophète. De manière générale, les musulmans andalous, attachés, comme ceux du Maghreb, au rite malékite défini au VIIIè siècle par le docteur médinois, limitent les contacts avec les « infidèles ». Un faqih musulman recommande ainsi de ne leur adresser la parole qu’à distance, en évitant de frotter leurs vêtements. Des distinctions vestimentaires doivent permettre de la différence entre croyants et dhimmi. Ceux-ci se voient interdire le port d’une arme, ils doivent l’hospitalité à tout voyageur musulman qui la réclame. Ils ne peuvent monter à cheval et se contentent d’user de mulets ou d’ânes. Le fouet et la prison sont les peines prévues pour toute infraction à ces interdictions. Les infidèles doivent s’effacer quand ils croisent un musulman dans la rue et se lever, s’ils sont assis, au passage des croyants. Les maisons des dhimmi doivent être moins hautes que celles de leurs voisins musulmans et le paiement mensuel de la capitation est l’occasion d’humiliations supplémentaires pour les chrétiens, contraints de se prosterner devant le procureur qui leur assène parfois un soufflet. Les vainqueurs ont laissé aux vaincus l’usage de la plupart de leurs églises mais il leur est interdit d’en construire de nouvelles ou d’agrandir celles qui existaient au moment de la conquête. Le son des cloches est toléré à condition d’être le plus discret possible. L’autorité musulmane interdit la présence de croix à l’extérieur des églises ou des maisons chrétiennes. Lors des funérailles, les cortèges chrétiens doivent être silencieux et les cierges sont prohibés dans les rues où résident des musulmans. Les processions sont également interdites et les cimetières destinés aux fidèles des deux confessions doivent être rigoureusement séparés. Tout musulman qui se convertit à la religion du Christ est condamné à mort et toute mise en cause par un chrétien des croyances fondamentales transmises par le Coran est passible de la même peine. Pour un crime identique, musulmans et dhimmi encourent des peines différentes et les indemnités dues aux familles des victimes varient du simple au double, selon leur confession et celle du coupable.

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