La proposition lausannoise a fait tache d’huile et les masques tombent
Categorie(s) : Actualités, Textes, par JI Genève
Une semaine après la proposition ahurissante de l’exécutif lausannois d’autoriser les clandestins à faire un apprentissage dans l’administration de la capitale vaudoise, une dizaine de cantons se sont engouffrés dans la brèche. La classe politique, tout d’abord hésitante, a rapidement changé son fusil d’épaule pour soutenir un projet venu à l’origine des trotskystes d’A gauche toute.
Les cris d’orfraie qu’avait poussés le libéral Philippe Leuba, qui menaçait d’expulser les clandestins si ces derniers se retrouvaient à travailler dans l’administration lausannoise, se sont vite estompés. Il est clair que sa manœuvre visait à créer un nuage de fumé pour rassurer sa base électorale par une posture intransigeante en matière d’immigration et une volonté d’application stricte de la loi sur les étrangers.
En réalité, cette loi pourtant durcie par le peuple suisse en 2006, les représentants de la «bande des quatre» (LIBRAD-PDC-PS-VERTS) la connaissent tout en la transgressant allègrement, sinon il n’y aurait pas près de 10’000 clandestins dans la seule agglomération lausannoise! Il n’y aurait pas eu non plus une majorité de députés au grand conseil vaudois, censé être majoritairement de droite, pour soutenir le projet lausannois. Phillipe Leuba a eu beau aboyer, son parlement est gentiment retourné à la niche progressiste.
Voici donc le schéma politique Suisse en matière d’immigration, d’un coté une «bande des quartes» qui tient le pouvoir à tous les niveaux malgré sa déconnexion des préoccupations populaires, le scrutin du 29 novembre nous la bien démontré, de l’autre une résistance identitaire bien plus en phase avec le peuple suisse.
Benjamin






















