Bernard Lugan – Histoire de L’Afrique du Sud

Categorie(s) : Textes, par JI Genève

Auteur : Bernard Lugan

Titre de l’ouvrage : Histoire de L’Afrique du Sud (De l’Antiquité à nos jours)

Date de parution, éditeur, nombre de pages : 1986, Perrin, 275 pages

Sur l’auteur : Ecrivain prolifique né au Maroc en 1946 et certainement l’un des plus brillant africaniste et expert de cette discipline à ce jour. Il y a peu, il fut maître de conférence à Lyon où il assurait un module en « histoire et géostratégie de la francophonie ». Il est docteur en histoire et docteur d’État ès lettres.
Bernard Lugan a aussi enseigné pendant onze ans à l’université nationale du Rwanda (1972-1983). Il fut appelé comme expert au tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) et a créé la revue : L’Afrique réelle.
Son dernier livre : Histoire de l’Afrique, des origines à nos jours, ouvrage de près de 1248 pages, est une somme de savoir sur ce continent remarquable et sans égale.

Sujet :

Jusqu’à la fin de l’apartheid, l’Afrique du sud fut l’ultime « Grand Satan » de la politique international. Souvent perçue à travers le prisme déformant des passions partisanes de tous côtés et de la désinformation, cet ouvrage considérablement documenté réussit avec brio à analyser et comprendre toute la complexité de ce pays singulier.

De l’antiquité aux années 80, ce livre expose l’histoire et les enjeux de ce pays. Ce qui est utile pour saisir les tenants et aboutissants d’un problème aussi complexe et mal connu et plus particulièrement par tous ceux qui ont jeté si facilement l’anathème.

Résumé :

Peuplé au début de tribus nomades, il apparaît que sur la moitié du territoire de l’Afrique du Sud, les Blancs d’origine hollandaise, chose peu connue, ont précédé les Noirs. Leur première rencontre s’est produite seulement vers la fin du XVIIIème siècle.

De nombreux conflits secouèrent ce vaste territoire, les huit guerres cafres ainsi que la fameuse et terrible guerre des boers qui vit l’utilisation pour la première fois, sur des populations civile, de l’internement dans les camps de concentration. Les Britanniques y enfermaient les femmes, les vieillards et les enfants des Boers et des membres de tribus indigènes alliées. Fait terrible et largement peu connu, lui aussi.
Ce volume met en lumière des personnages étonnants tel que Pretorius ou Paul Kruger qui furent des modèles de ténacité pour leur peuple.

Véritable épopée des Afrikaners et lutte sans merci pour une survie précaire dans un environnement hostile et cible de tous les appétits de conquête tant Zoulou que Britannique. Cette quête d’indépendance durement acquise et tardive (mai 1910) explique leur tempérament et intransigeance. Nombres d’Africains du sud donnèrent également leurs vies lors des deux guerres mondiales aux côtés des alliés. L’auteur explique comment est né le développement séparé et toutes les implications stratégiques internationales, qu’a généré un territoire aussi riche, tant par son sous-sol que par le génie des Boers.

Citation(s) :

« C’est là, dans ces étendues désolées, que se forgea la race afrikaner. Elle y acquit ses immenses qualités : courage, ténacité, endurance, fierté, goût pour la liberté. Elle y vécut isolée, avec la certitude du bien-fondé des ses principes politico-religieux, groupée autour de ses chefs patriarches, seuls admis à interpréter la bible.» (Page 61)

« Bien vite ils croient d’ailleurs avoir atteint la « Terre Promise » car habité les pays qu’ils traversent sembles vide d’hommes ou peu habités. La réalité est qu’ils sont en bonne partie abandonnés par des populations contraintes à la fuite lors du mfecane. Par conséquent, ce sont des territoires quasiment déserts que traversent les Voortrekkers à partir de 1836 ; l’Orange et le Transvaal étaient sans propriétaires quand ils s’y installèrent. » (Page 89)

« (Dans les camps) Le taux de mortalité chez les Boers atteignit des proportions effrayantes : 35% chez les adultes et, dans le seul camp de Kroonstad, la mortalité infantile s’éleva à 87%, des chiffres supérieurs à ceux des camps nazis. C’est ainsi que 28 000 civils boers périrent dont 22 000 enfants, soit 10% de l’ensemble de la population. Au moins une génération d’Afrikaners avait été rayée de la carte de l’Afrique du Sud. » (Page 173)

Appréciation personnelle :

Ce livre est, du début à la fin passionnant. Écrit dans un style agréable et remarquablement bien documenté, il parvient à instruire le lecteur tout en le captivant totalement. Agrémenté de cartes et de chronologies, le récit est clair à chaque instant.

Ivan

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2 commentaires

  1. Philippe khaki dit :

    Bonjour,

    Persan de père et suisse de mère donc 100% indo-européen, j’avais fait un exposé sur l’Afrique du Sud, c’est vrais que les Boers (Hollandais et Huguenots) ont précédé les Noirs bantous. La majeur partie de l’Afrique du Sud était peuplés de quelques milliers de Bochimans pacifiques (qui seront massacrés par les noirs bantous). Les noirs vivent actuellement dans le pays le plus riche et le plus avancé d’Afrique (merci les blancs).

  2. philippe khaki dit :

    J’entens souvent dire que les suisses ne savent pas se battre se sont des froussards, ceux qui disent sa (souvent des magrhébins qui se sentent imbatable et qui ont été colonisé par les turks, les français, les perses…

    Ils ne savent certenement pas que les suisses étaient de redoutables combattants, capable d’encaisser des charges de cavaleries lourdes avec leurs fameux long pics. Les suisses étaient les meilleures mercenaies en Europe, capable de se sacrifier par exemple à la Bastille à 1 contre 50. Les rudes montagnards d’Uri, Schwytz, Unterwal capable de se changer en guerrier sauvage, térorisant les autrichiens

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