Obsédés

Categorie(s) : Textes, par JI Genève

« Obsédé ». Tous les militants et sympathisants identitaires ont déjà été gratifiés de cet épithète au moins une fois. De la part d’un parent, d’un ami ou d’un adversaire politique et bien souvent pour éviter ou clore un débat.
En effet, pour certains, nous serions des obsédés : obsédés de la race, obsédés de l’ethnie, obsédés par les flux migratoires, la sécurité, le métissage ou l’islamisation. Des paranos qui voient des barbus partout et débusquent des manipulations totalitaires derrière chaque affiche publicitaire.

Certains d’entre eux sont très mal placés pour tenir de tels propos, car à dire vrai, ce sont eux les obsédés de la race et de la Diversité*. Pour les autres, quand ils ne les nient pas totalement, ces questions sont des épiphénomènes à ranger entre le tri sélectif et les OGM.

Soyons clairs, ils n’ont pas entièrement tort : ces problématiques animent une grande partie de notre combat. Pour autant, méritons-nous d’être qualifiés « d’obsédés » quand on sait ce que le terme, emprunté à la psychiatrie, véhicule comme connotation péjorative ?

Si l’on tombe d’accord sur le fait que les flux migratoires ont pris la tournure d’une invasion qui ne dit pas son nom ; sur le fait que règne aujourd’hui en France un climat de terreur dans nombre d’agglomérations ; sur le fait que le capitalisme et la bien-pensance de gauche s’allient progressivement pour détruire notre identité ** ; sur le fait que le métissage gratuit laïque et obligatoire couplé à un « diversitarisme » de plus en plus agressif sont en train de devenir littéralement le communisme du 21ème siècle ; pourquoi, dès lors, ceux qui se tiennent debout face au raz-de-marée devraient-ils être traités « d’obsédés » ?

Les mêmes personnes oseraient-elles qualifier les résistants de 40 « d’obsédés » parce que pendant plusieurs années consécutives ils n’ont eu de cesse de refuser et de combattre l’occupation ?
Est-il un obsédé celui qui, humilié et molesté, marchant pieds et poings liés vers le Goulag, occupe le plus clair de son temps à manigancer un plan d’évasion ? Est-il atteint de folie celui qui, pressentant une mort imminente, tente de se libérer de ses chaînes ?

Non vraiment, il ne viendrait l’idée à personne de reprocher aux parties prenantes d’un conflit actuel et violent d’occuper leur temps et leurs conversations à lutter pour sortir de ce conflit. Alors est-on un obsédé lorsqu’on ne peut plus supporter ce type d’affiches, anodines lorsqu’elles sont isolées, mortifères quand elles deviennent notre quotidien ?

La vérité c’est qu’il y a deux sortes de gens : ceux qui ne veulent pas voir et ceux qui ont su désigner l’ennemi.

Pierre-Vincent L.

* cf. le rapport orwellien commandé dernièrement par la HALDE à l’université de Metz.
** Soutien commun aux clandestins, développement des produits hallal, soutien commun à la discrimination « positive ».

Laissez un commentaire

| Imprimez cet article Imprimez cet article






Lettre d'information

Actualités

En direct du Mouvement Identitaire Genevois