Un peu moins de symboles, un peu plus d’identité
Categorie(s) : Textes, par JI Genève
Avec la votation sur la construction des minarets qui approche, il est nécessaire de remettre l’église au milieu du village.
Toute l’Europe et plus généralement le monde occidental est plongé dans une crise des valeurs. Il y existe pourtant un sentiment diffus d’attachement, de respect, de quelque chose qui relie mais que tout le monde peine à nommer, ou n’ose pas. C’est pourquoi bien souvent, croyant se battre pour leur identité, certains patriotes sincères combattent pour des chimères quand il ne s’agit pas tout simplement de se mettre à la remorque de ceux qui voudraient effacer ce qui fait notre différence.
Malheureusement, force est de constater que ce sont justement ceux qui sont censés être les gardiens du temple qui sont les plus touchés.
Prenons le cas du patriotisme en général.
L’utilisation outrancière de manière kitscho-touristique de symboles nationaux ou cantonaux est en l’occurrence très révélatrice. Notre drapeau est très joli, mais il n’a pas vocation à orner la cuvette des toilettes. A force de l’utiliser pour tout et n’importe quoi il en perd toute valeur et toute signification. Se raccrocher aux symboles tout en cédant sur l’essentiel, ce n’est pas du conservatisme, c’est de la nostalgie.
Une autre illustration de ce glissement est le manque de courage politique quand il s’agit de défendre l’essence de notre pays. Même les politiciens supposés être les héros du patriotisme conservateur ne sont pas épargnés. Le comble est que certains défendent avec la même conviction conservatrice ce que leurs ancêtres politiques combattaient le plus vigoureusement. A croire que le conservatisme s’est transformé en posture électoral plutôt qu’en conviction.
Par exemple, s’il faut s’opposer à l’islamisation, que ce soit au nom de notre héritage culturel et spirituel et non en devenant les champions de la laïcité. En effet, les chantres de ce combat piaffent « laïcité ! » à en perdre le souffle et réussissent à faire passer le plus anticlérical des anarchistes pour une véritable grenouille de bénitier. La même critique vaut pour ceux qui ne trouvent qu’un républicanisme fragile à répondre au problème de l’immigration massive; et pour lesquels tous les problèmes seraient résolus par l’assimilation (ou l’intégration pour les moins téméraires) à travers l’éducation.
Ces deux attitudes traduisent une volonté de conserver l’emballage tout en renonçant au contenu. Cela ne fonctionne jamais très longtemps. Il vaut mieux donc ne rien dire et ne rien faire que de renoncer aux fondamentaux. Ceux-ci sont simples :
L’Europe est un continent blanc, de culture gréco-latine, de spiritualité pagano-chrétienne. La situation que nous connaissons aujourd’hui remet cela en cause de manière profonde, ce n’est malheureusement pas qu’en faisant qu’une exhibition de symboles qu’on changera quoi que ce soit à cela.
Jean-David Cattin








































Le 25 novembre 2008 à 11:00
Bonjour,
Les symboles utilisés de manière outrancière ? Observez bien comme le symbole suisse de la croix blanche sur fond rouge est souvent amputée d’une ou de deux branche de la croix et comment sur le passeport suisse la croix se réduit progressivement à une croix presque invisible.
Une belle étude à faire
Le Guerrier rauraque
Le 26 novembre 2008 à 10:34
Très bon article. Rien à ajouter.
Le 5 décembre 2008 à 2:08
Excellent article.Ne vous laissez pa